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Document: Florence

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Florence

Author: © Florence 2002 - flo.kls@free.fr

Voici le premier chapitre d'une série de récits. Florence est une clystérophile expérimentée qui tout au long de sa vie a reçu et donné des lavements. Elle se propose de nous raconter ses souvenirs dans les moindre détails.

Florence existe bel et bien. C'est une dame qui approche de l'age de la retraite et au travers de la correspondance que j'entretiens avec elle j'ai pu découvrir et apprécier sa grande connaissance du sujet. Que ce soit pour donner ou recevoir des lavements, ses commentaires témoignent d'une parfaite connaissance de la clystérophilie et des tourments physiques et psychologiques endurés par les victimes.

Florence se raconte aussi bien à la première personne que par des récits où, via des personnages fictifs, elle relate des situations qu'elle a réellement vécue...

Bonne lecture ! Aranam

Florence - Chapitre 1

J'ai eu le plaisir de découvrir les délices du lavement lors d'un séjour dans une infirmerie alors que j'avais qu'à peine 18 ans.

J'y étais soignée pour une simple grippe mais souffrais aussi d'une constipation opiniâtre qui durait depuis une semaine, dont je pâtissais bien plus que de la grippe. Un soir vint une nouvelle infirmière de nuit à qui j'osai avouer mon embarras.

Elle me demanda : - voulez-vous que je vous donne un lavement ? -

Un peux perplexe je répondis - On dit que ça fait très mal..-

- Certes ça fait mal mais c'est supportable et surtout très efficace. Ca va vous débarrasser immédiatement.

À ces paroles, j'acceptai avec cependant une anxiété due au fait qu'elle ne me cachait pas que ce traitement était douloureux et due aussi au côté humiliant que je lui attribuais. Elle revint rapidement, à croire que ce lavement était déjà prêt et qu'elle faisait le tour des chambres de l'infirmerie en quête d'un fondement hospitalier.

Elle suspendit le bock à une perche servant pour les perfusions et, à travers sa transparence, je vis qu'il était plein de ses quelques deux litres d'un liquide blanchâtre et certainement chaud, de part les buées qui s'en dégageaient. Une canule, bien emmanchée sur un robinet, au bout d'un long tuyau de caoutchouc rouge avait la grosseur d'un gros doigt, une longueur d'environ vingt centimètres et présentait à son extrémité une ogive percée d'un trou à sa base. Mon anxiété se transforma en peur. Je me mis, de mes mains, à pétrir mon ventre dur et ballonné, coupable de ce qui m'arrivait, dans le vain espoir qu'il se décidât enfin à se débonder naturellement. Rien n'y fit et force me fut de dominer ma frousse et mon humiliation pour subir ce traitement d'une barbare nécessité

Elle m'ordonna de me retourner et faisant fi de ma pudique gène dont témoignait mon regard angoissé puis elle releva elle-même ma chemise de nuit. Désormais mes fesses lui appartenaient, le sacrifice était imminent.

En biaisant ma tête et en louchant un peu, je la vis dérouler le long tuyau de caoutchouc, prendre le robinet et la canule dans sa main droite et se rapprocher dangereusement de mon pauvre petit cul livré impuissant et tremblant à l'inévitable épreuve. Puis je sentis sa puissante main gauche se poser sur lui et ses doigts en écarter vigoureusement la raie. J'étais contractée à en avoir le souffle coupé. Pourtant je m'abandonnais à mon sort et pris le parti de fermer les yeux pour attendre l'estocade.

La pénétration fut laborieuse car j'avais instinctivement serré les fesses dès le premier contact de la sa lance avec mon anus décidément rétif à toute sollicitation quel qu'en soit le sens. Mais le professionnalisme de l'infirmière eut raison de son opposition. Je sentis douloureusement l'ogive entrer en moi. Elle tenta d'enfoncer la canule mais devant l'encombrement de mon ventre, elle y renonça et envoya le liquide dès les premiers centimètres de l'intromission sodomisante.

Je sentis ce liquide chaud gicler, se répandre et tenter de se faire un chemin dans mes entrailles engorgées d'une semaine de rétention.

J'avais déjà mal, mais de retrouver cette sensation que j'attendais depuis des jours me fit trouver agréables les coliques qui s'annonçaient et qui s'amplifiaient. Je sentais qu'elle donnait des mouvements rotatifs et de va et vient à la canule et chaque fois qu'elle en venait à presque la retirer, mes spasmes se faisaient plus aiguës par un débit plus fort du lavement qui sans pitié investissait gaillardement mes tripes dures et bourrées comme une saucisse bien garnie.

Je maîtrisais de mon mieux ma douleur, serrais les fesses et les poings et cherchais par des ondulation de mes reins une position plus confortable. Rien n'y faisait. Je me maîtrisais de toutes mes forces retenais le lavement qu'elle continuait à m'administrer stoïquement malgré mes contorsions et mes gémissements dont ne cessaient de croître l'amplitude et la fréquence. Par fierté je voulus tenir coûte que coûte mais le mal ne faisait que grandir et la lutte devint inégale de par mon épuisement devant la puissance dominatrice qui me tourmentait.

Je me mis à supplier..

- Madame !!!!!!!!!! Madame !!!!!!!!!!!! je ... je.......je ne peux plus le tenir. Je vous en supplie, n'en mettez plus je suis sur le point de tout lâcher AHHHHHHH !!!!!!!!!!!!.-

- C'est pas mal. Vous avez pris un bon demi litre. Vous allez vous débarrasser, puis vous reviendrez pour prendre le reste. -

Ces paroles furent pour moi d'un tel soulagement que pour quelques instants mes coliques s'atténuèrent . Elle profita de ce court répit pour me retirer lentement la canule que je vis réapparaître toute souillée de mes scelles cette fois bien décidées à évacuer les lieux. . Elle me recommanda de bien serrer mes fesses, ce que je fis sans en attendre l'ordre car les douleurs venaient de reprendre de plus belle. Je pus cependant, à petits pas et les cuisses énergiquement fermées, me diriger ver les toilettes où à peine assise, le lavement et tout ce qu'il pouvait draguer se précipita dans la cuvette en un bruit de cascade. Ce fut pour moi un ravissement. Ca descendait par gros paquets qui en plus de la satisfaction du soulagent; me procuraient une sensation agréable au moment de me quitter et cela malgré quelques spasmes dus à leur circulation interne.

Le lavement ayant été peu abondant, son évacuation fut à mon regret de courte durée. J'aurais aimé que dure plus longtemps ce plaisir mais plus rien ne venait. Un éclairement joyeux vint à mon secours pour me rappeler que l'infirmière m'attendait pour m'administrer le reste du lavement. Je fis une rapide toilette locale et revins vers ma chambre où effectivement elle m 'attendait.

Elle eut vers moi un sourire attendrissant auquel je feignais de répondre par une attitude résignée. Je vis qu'elle avait réchauffé le liquide à l'aide d'un serpentin électrique et qu'elle avait remplacé la canule souillée par une autre de même longueur mais bien plus grosse. Je feignais de ne pas m'en apercevoir afin qu'elle ne voit dans ma remarque la moindre protestation. Je repris ma place à plat ventre sur le lit et cette fois, ce fut moi-même qui me mis en devoir de rehausser ma chemise de nuit.

Le même processus se renouvela mais cette fois j'étais plus détendue, moins résignée et bien plus consentante. Je voulus le lui montrer en écartant mes cuisses et, quand elle appliqua le gros gland de la canule sur mon anus, je donnai un petit coup de rein pour en faciliter l'intromission.

Elle n'avait pas lubrifié le mandrin mais bien que plus gros que le précédent il entra plus facilement et je le sentis agréablement glisser en moi de toute sa longueur.

Puis ce fut l'ondoiement. Il était chaud et doux et s'insinuait en moi langoureusement. Je le ressentais comme une caresse interne qui flattait mes entrailles tout en en prenant possession comme en pays ami et accueillant. J'en vins à roucouler d'aise et onduler des reins, cette fois gracieusement. De petites pointe aiguës venaient parfois me taquiner, c'était comme de petites étincelles qui s'échappent espiègles, d'un petit feu d'agrément.

Petit à petit ces joyeuses étincelles prirent des allures de feu d'artifice pendant que le lavement m'envahissait plus profondément. J'en émettais chaque fois de brefs frissons accompagnés de raidissement de mes jambes et de mes bras laissée le long de mon corps. Mes poings se serraient mais ces réactions ne duraient que le temps de la pointe de douleur. Je reprenais ensuite mon attitude de consentement en attendant une nouvelle attaque de ce lavement qui devenait assez tumultueux. Mes roucoulements se transformaient en râles que je contrôlais de mon mieux. Je lorgnais vers l'infirmière mais pas assez pour voir le niveau du bock.

- Il reste combien ? osais-je demander.

- Environ un demi-litre. Vous avez mal ?

- Oui Madame ça commence mais c'est encore supportable.

- Je peux vous l'arrêter mais je vous conseille de tout prendre. Le premier n'a fait que vous décongestionner et celui-là complète le travail en profondeur

- Oui Madame continuons !

Une autre sensation venait d'apparaître, celle du combat, de la fierté et de la résistance à la douleur. Plus les spasmes s'amplifiaient, plus je combattais. Je n'en avais pas moins mal pour autant mais même si je ne pus retenir quelques cris et quelques contractions convulsives, je pris le lavement jusqu'à sa dernière goûte.

-C'est fini. Vous avez été bien vaillante . Pour le moment je ferme le robinet et vous laisse tout en place. Soyez maintenant encore aussi forte pour contenir le lavement quelques minutes.

Elle quitta la pièce et , le fait que je sois désormais seule amplifia mes douleurs et je dus produire des efforts dont je ne me serais jamais sentie capable pour maîtriser les lancements erratiques qui m'assaillaient. Le lavement paraissait en colère de ne pouvoir évacuer ces lieux sur les quels il se vengeait sauvagement en les mettant au pillage. Pourtant, tout en criant, pleurant et me contorsionnant, j'eus raison de sa sauvagerie soudaine.

Elle revint porteuse d'un seau hygiénique. Mon humilité ne résista pas à cette vision humiliante d'avoir à rendre le lavement dans cette cuvette et certainement devant elle. D'une voix entrecoupée de râles, j'émis une faible protestation.

- Madame ! Je...je... préférerais le ...le ...faire ...aux...aux...toilettes..... Aie que j'ai mal !!!!!!!! AHHHH !!!!. J'aurai trop honte à le faire là dessus....

- Il n'en est pas question. Quand je vous aurai retiré la canule, votre anus sera dilaté et, croyez moi, dans cet était vous ne feriez pas un mètre sans lâcher le lavement. Votre honte en serait alors encore plus grande.

Elle s'approcha de moi et se mit en devoir de me retirer la canule. Elle le fit avec d'ultimes précautions, très lentement surtout quand le gland réapparut. Puis elle appliqua ses doigts tendus sur mon trou ainsi libéré et m'accompagna ainsi pour que je prenne place sur le seau.

Mes pulsions pudiques firent place au soulagement dont comme pour le premier lavement je ressentis les immenses bienfaits. Cette même pudeur fut également atténuée par la tendresse que me prodigua l'infirmière pendant que j'évacuais le lavement de ses œuvres et aussi par la vue des l'instruments qui m'avaient pénétrée dans une l ' intimité dont j'étais vierge et leur vue m'inspira déjà des pulsion fétichistes dont je suis encore imprégnée.

Deux jours après, la même infirmière fut à nouveau de service. Elle vint vers moi et je l'accueillis par un sourire joyeux. Elle me demanda si j'étais guérie de ma constipation. Je lui répondis que non. J'avais menti et elle n'en fut point dupe.

- Voulez vous que je vous redonne un lavement ?

Je répondis timidement oui, en rougissant, ce qui trahit mon désir d'être à nouveau " clystérisée ".

Elle partit et revint quelques minutes après avec le même équipement que le précédent. Le bock était plein à ras et la canule était la même que la grosse qui m'avait gaillardement sodomisée.

La réapparition de ces instruments exista mes sens. Je sentis mon sexe se mouiller et mes fesses s'échauffer. Mon regard étincelait et mon corps vibrait fébrilement. Comme la fois précédente elle s'approcha de moi avec son arme de charme et je me retournai d'un bond en me mettant en devoir de trousser ma chemise. C'est là qu'elle intervint en m'ordonnant de me mettre nue et sur le dos . Je fus un peu interloquée par la soudaineté de cet ordre mais obéis immédiatement. De sa main libre elle prit mon oreiller et me dit de le mettre sous mes reins pour surélever mes fesses.

Vint ensuite une série d'ordre.

- Repliez vos jambes et rapprochez vos pieds de vos fesses.

- Maintenant, écartez vos cuisses

- Posez vos mains sur vos seins. et détendez vous bien

J'obéissais à mesure que les ordres tombaient et ma curiosité et mon étonnement atténuèrent la montée de mes sens.

Elle posa sa main gauche sur mon sexe, en approcha la canule. Ayant constaté l'humidité de l'endroit, elle promena la canule à l'intérieur des lèvres de mon sexe qui sécréta encore plus , jusqu'à humecter par écoulement ma raie et mon anus. Elle prétendit que cela suffirait comme lubrifiant.

J'étais en attente de je ne savais quoi, mais sûrement quelque chose de nouveau. En effet, de ses deux doigts elle écarta ma raie, visa mon petit trou et sans ménagement m'introduisit la canule.

Je poussai un petit cri autant de surprise que de douleur mais en même temps, ses deux doigts qui avaient écarté mes fesses, se replièrent et envahirent mon sexe. Elle m'appliqua alors une masturbation soignée en même temps qu'elle donnait des mouvements d'aller et retour à la canule. Je ne fus pas longue à me trémousser de plaisir, à glousser comme une poule et à accompagner ses mouvements de solides coups de reins. Elle me fit aboutir à un orgasme foudroyant dont les râles puissants qui l'accompagnaient emplirent la pièce tout entière.

Ce n'est qu'à ce moment qu'elle envoya le lavement. Il déferla en moi comme un torrent en crue et je l'accueillis avec une immense volupté, comme une abondante éjaculation qui prolongea mon orgasme jusqu'à ce que les deux litres du lavement m'eussent tout entière investie.

Puis je revins au calme, le lavement reprit ses droits. Mes mains quittèrent mes seins pour venir sur mon ventre comme pour assagir le lavement que j'étais fière de contenir dans la douleur parce qu'il m'avait été donné dans un acte d'amour.

Florence - Chapitre 2

Première Lettre, de Julie à Annie.

Personnages : Joëlle, Nadine, Sandrine, Julie et la voix de la maîtresse de Sandrine.

JULIE, jeune étudiante est en visite chez NADINE une de ses cousines plus âgée qu’elle et avec qui elle entretient une relation homosexuelle épisodique. Elle y rencontre SANDRINE qui est là, envoyée par sa maîtresse pour y subir une soi-disant épreuve expiatoire. L’épreuve se déroule hors de la présence de JULIE qui cependant, de la pièce voisine entend tout et en déduit que JOELLE et NADINE administrent à SANDRINE un puissant lavement. JULIE découvre ainsi cette pratique à la fois érotique et sadomasochiste et, croyant en avoir fait la découverte, relate dans cette lettre à ANNIE, ce qu’elle a perçu du châtiment de SANDRINE.

Ma très chère Annie,

J’ai aujourd’hui une curieuse confession à t’adresser. De passage dans sa ville, j’ai eu l’occasion de passer 24 heures chez Nadine, une lointaine parente, plus âgée que moi et qui fut dans le temps une de mes initiatrices à la bisexualité. Elle vit avec une amie Joëlle. Elles font partie d’un cercle de jeux érotiques très organisé. Comment ? tu vas le découvrir dans les lignes qui suivent.

Ce jour là elles me dirent qu’elles attendaient Sandrine, une fille de nos âges qui vit chez Nadia, sa maîtresse absolue.

En l’attendant Nadine et Joëlle s’affairaient dans la pièce voisine du salon où j’étais installée. Ce fut donc moi qui reçus Sandrine une très jolie fille, svelte et très douce d’allure. Elles lui reprochèrent d’avoir une demi-heure de retard puis l’invitèrent à se rendre dans le cabinet de toilette, d’y prendre ses « aises » et de revenir les attendre en ma compagnie. Quand elle revint, elle était seulement vêtue d’un épais peignoir de bain. Elle prit place dans le fauteuil placé en face du mien. Elle était fortement désirable dans son déshabillé et par son air timide qui agrémentait sa beauté.

Elle me regardait sans me dévisager, avec une certaine gène dans l’expression de son regard. D’une voix étranglée elle finit par me demander :

- « Vous....tu ... c’est ta maîtresse qui t’envoie ici ? »

- « Non, je suis une parente de Nadine dont je partage parfois l’intimité particulière. Je ne suis que de passage. Et toi ? »

- « Moi c’est différent, c’est ma maîtresse qui m’envoie ici pour y subir une pénitence » . - « Une pénitence ? En quoi as-tu fauté ?

-« A cause des résultats médiocres de mon dernier trimestre à l’université. Mais usais, il lui en faut moins que ça pour qu’elle me punisse. Là, je l’ai bien mérité mais souvent ce n’est qu’un prétexte pour entretenir sa domination et ma soumission. »

-« Cette sanction, Pourquoi ne te l’inflige telle pas elle même ? »

-« Ça fait partie de ses fantasmes. Je suis sa « pupille ». Nous avons ensemble des relations sexuelles et amoureuses fort intenses, mais elle sanctionne durement toutes mes incartades, petites ou grandes. Sa particularité est qu’elle me fait administrer ses punitions par ses amies. Ça peut se passer chez nous et elle y assiste ou, chez les amies qu’elle aura désignées. Dans ce second cas elle y assiste ou bien reste en liaison téléphonique permanente avec écoute amplifiée et fait enregistrer la scène en vidéo. Elle prétend que c’est pour éviter toute tricherie et être sûre que sa prescription m’est intégralement appliquée. En fait ça fait aussi partie de ses penchants sexuels. Je sais qu’elle se masturbe et jouit pendant que je subis le châtiment et que mes lamentations mes supplications et mes cris de douleur l’excitent plus qu’ils ne l’émeuvent. »

- « Pourquoi restes tu avec elle ? »

- « Parce que je l’aime et que je lui suis toute obéissante. Et en acceptant ses dures sentences, je lui prouve mon amour et conforte à la fois ma soumission à sa domination. »

- « Qu’elle est la nature de la punition qui va t’être infligée ? »

- Elle est sévère et humiliante. Nadia et Joëlle vont m’administrer un superbe lavement punitif de deux litres et comme je suis arrivée une demi-heure en retard je vais avoir droit à un supplément d’un demi litre. Je d’avance que je ne vais pas y couper

- « En quoi un lavement punitif est-il différent d’un autre, purgatif ou érotique ? »

- « La réponse est dans le qualificatif même. Alors qu’un « érotique » procure d’immenses plaisirs, celui là, de par sa définition même, doit être donné de façon qu’il soit dur à contenir et douloureux surtout s’il est suivi d’un temps de rétention, toujours désespérément long. Crois-moi, elles savent s’y prendre et à l’autre bout du fil ma maîtresse attend autre chose que des râles de plaisir ou des plaines simulées. Les lavements érotiques, j ’en raffole. Ma maîtresse me les donne elle même pour son plaisir e pour le mien. »

Je la voyais de plus en plus anxieuse et tentais de ne pas couper le fil de la conversation pour ne pas la laisser dans un lourd silence qui aurait aggravé son angoisse.

- « Le lavement, c’est ce parfum de plantes aromatiques qui nous arrive ? »

-« Oui, elles en préparent toujours une grande quantité. Ça fait tellement mal qu’il arrive que malencontreusement, malgré tous ses efforts, on ne puisse le contenir jusqu’à son terme. Dans ce cas elles te redonnent le même augmenté de ce qui te restait à prendre du premier. Si je pressent que nous ne pourrai tenir jusqu’au bout, je produis des efforts surhumain pour en prendre le plus possible du premier pour diminuer le volume du second. »

- « Et si tu lâches le second ? »

- « C’est impossible, elles te le donnent avec une canule de blocage dont tu es l’esclave. Des fois on aimerait avoir cette sécurité dès le début mais c’est interdit. Pour le premier, tu dois endurer des coliques souvent violentes, des poussées aiguës et lancinantes et en même temps lutter pour ne pas perdre une seule goutte de ce bouillon impétueux qui est la cause de ton mal et qui continue à descendre, imperturbable, dans ton ventre. C’est tellement dur de lutter contre le rejet accidentel que je préfère les lanières du martinet ou du fouet, ou encore la fine badine. C’est fulgurant et affreusement cinglant quand tu en reçois les coups mais tu n’as pas à lutter contre toi-même comme pour t’interdire le rejet d’un lavement. »

- « Vois-tu, ces senteurs flattent tes narines, moi elles me donnent déjà mal au ventre. Et je ne suis pas la seule. Mes amis « filleules et filleuls » comme moi éprouvent la même répulsion à ces arômes. Un de mes amis a des lavements une phobie maladive. Il les endure très mal et qui pourtant les prend par pure obéissance, pour les mêmes raisons que moi. Les garçons supportent encore plus mal les lavements que les filles. Leur machisme ne les aide en rien, bien au contraire, l’humiliation leur coupe tous moyens d’endurance. La réceptivité n’est pas dans leur nature. »

Je voyais monter son anxiété et son état nerveux à mesure que se précisait l’imminence du moment où elle serait appelée. Elle était attentive au bruit des préparatifs qui nous venaient de la pièce où allait se dérouler son épreuve. D’un bruit de liquide que l’on verse elle déduit que comme clystère elles allaient utiliser un bock. À un autre que je ne sus percevoir elle répondit quelle aurait à prendre place sur la table dite de pénitence, celle dont le pourtour était muni d’anneaux qui servent à attacher les sujets qui se débattent trop. Puis elle émit des souhaits :

- « J’espère qu’il ne sera pas trop chaud et qu’elles vont utiliser une sonde profonde... Quand le lavement est injecté profondément les coliques restent fortes mais c’est moins insupportable que quand elles nous pénètrent seulement de quelques centimètres et qu’elles déversent le liquide à grands flots, à l’endroit où les réactions d’évacuation sont les plus violentes. Il faut alors serrer de toutes ses forces pour lui barrer la sortie et l’obliger à remonter à contre courant dans un ventre qui tente de le rejeter. C’est alors la guerre, le pillage, le « forcing », le déferlement sauvage de l’envahisseur, un terrible saccage dont tu restes, éplorée, la seule sinistrée.

Les maîtresses restent insensibles à ta désolation qui nourrit leur sadique instinct de domination. Tu ne dois compter sur aucune pitié. Ta seule garantie est que elle savent jusqu’où elles peuvent aller sans mettre ta santé en danger.

Si parfois elles se laissent aller à une certaine clémence c’est, sadiquement, pour en entretenir chez toi le fol espoir et m’entendre supplier et implorer un illusoire pardon. C’est peut être ça aussi qui excite les soumis...»

Son visage se crispait et de la sueur perlait à son front. Un silence pesant s’abattit sur nous avant que ne retentisse la voix autoritaire de Joëlle.

- « Sandrine ! C’est prêt et ta maîtresse est au bout du fil. »

Elle se leva sans hâte. Ses yeux s’embuèrent de larmes. Elle se dévêtit de son peignoir, livra son corps de rêve à mon regard attendrissant et me tendit son vêtement en me disant :

- « Garde le bien contre toi jusqu’à mon retour, ça m’aidera. »

Je lui fis oui de la tête et lentement, d’une démarche gracieuse, la tête haute et les bras le long du corps comme un mannequin de haute couture, elle partit résolument vers le seuil de ce lieu de sacrifice où elle allait se donner aux deux implacables exécutantes et à sa maîtresse tant aimée, à qui par amour elle allait offrir sa mortification.

Je ne la voyais plus, mais à travers la porte laissée ouverte, j’essayais de visualiser la scène par les sons et les conversations. Il y eut un silence pendant lequel j’imaginais Sandrine observant les lieux. Elle dût découvrir le bock et peut être l’objet pénétrant dont la nature la tracassait tant. Elle devait examiner la table et ses anneaux en se demandant si elle serait attachée, puis tenter de percevoir l’humeur de Nadine et de Joëlle, dont elle allait dépendre...

J’entendis Sandrine parler d’une voix assurée à sa maîtresse, et entre elles deux une conversation s’établit.

- « Maîtresse je suis prête ».

- « Très bien ma petite. Sois courageuse et obéissante. Je reste avec toi jusqu’à la fin. Ce soir nous visionnerons la bande vidéo, gare à toi si je trouve que tu t’es mal comportée... »

-« Oui madame, mais je vous en supplie restez bien avec moi et parlez moi de temps en temps. Je suis courageuse par amour pour vous mais je ne suis pas forte et les lavements me font toujours très mal, sauf ceux que vous me donnez, qui sont délicieux. »

- « Tu dois accepter cette pénitence. »

- « Oui madame, sans réserve puisque elle me vient de vous. »

Je ne sais à qui elle posa la question suivante mais c’est sa maîtresse qui répondit

- « Comment et où dois-je me mettre. ? »

-« À plat ventre sur la table de pénitence, comme quand tu m’offres tes fesses pour un lavement érotique, tout en sachant que celui-là n’en est pas un. Si tu ne te débats pas, tu ne seras pas attachée. Dans cette position tu vas recevoir un lavement de deux litres sans pause en cours d’injection Nadine et Joëlle son libres du débit du lavement. De même qu’elles sont libres de la manière dont elles te donneront un demi litre de supplément qu’elles vont t’infliger, en plus de mes deux litres, comme sanction pour ton retard à te présenter chez elles. Tout est bien compris ? »

- « Oui Madame, répondit Sandrine d’une voix étranglée. »

Le haut parleur se tut et à un froissement de literie je compris que Sandrine se mettait en place.

Joëlle . ( autoritaire ).

« Croise tes bras en haut de ton corps et fais en un reposoir pour ta tête........ Bien...Maintenant écarte tes cuisses. »

A ce moment, Sandrine dût voir la canule redoutée dans la main de Joëlle.

- « De grâce Joëlle, pas cette canule ! je préférerais une sonde.... »

Joëlle .

« Et quoi encore ? Voudrais-tu aussi une anesthésie générale avec un réveil en douceur, juste pour rendre paisiblement ton lavement ? »

Sandrine. ( confuse )

« Par...Pardonnez moi......AH ! AH !.....AIEEE ! ! ! »

Joëlle .

« Pourquoi ce cri ? Tu n’as jamais été sodomisée ? »

Sandrine .

« Si ! Si ! mais jamais aussi ...aussi soudainement. »

Elle faillit dire « brutalement » mais se ravisa à temps. Je la voyais maintenant avec la maudite canule plantée sauvagement dans son mignon petit cul plus fait pour l’amour que pour la pénitence.

Joëlle à Nadine.

« Prends le bock et pour commencer tiens le au niveau de ta poitrine. (puis s’adressant au téléphone) Puis-je envoyer le bouillon maintenant ? »

Le haut parleur .

« Allez y commencez ! »

Joëlle .

- « Sandrine, je vais ouvrir le robinet et ne le refermerait que quand tu auras « bu » les deux litres. Je te conseille de te décontracter. Es tu prête ? »

- « Oui , répondit telle dans un souffle presque imperceptible. »

- « C’est parti. Le sens-tu couler ?

- « Oh oui, il est chaud, trop chaud .. »

- « Tu le reçois à trente neuf degrés. Plus chaud que ta température. C’est fait exprès pour que tu le sentes circuler. Certes ça hâte les coliques mais saches bien que je ne suis pas là pour t’administrer une potion sédative. Rassure-toi le lavement descend bien... »

- « Je sais, il me brûle, je l’ai tout sur la canule. Il pousse vers la sortie au lieu de circuler . AH ! Joëlle ! Aidez moi, je ne veux pas le lâcher ! ! ! »

- « Quand ton bol anal sera plein et sous pression, il circulera. Serre bien tes cuisses et tes fesses. Je te tiens la canule en place. Maintenant, relève un peu tes reins en prenant appui sur tes genoux. Toi Nadine relève le bock pour donner de la pression. Ça va se débloquer... »

- « AIE ! AIE ! AIE ! ! ! AHHHHH ! ! ! ! ! ? Ça y est il circule OHHH ! c’est un torrent ! il me brûle ! Il me tord les tripes ! ! ! »

- « Il a trouvé son chemin. Tu peux remettre ton ventre à plat C’est à toi de t’en accommoder maintenant. Ne crains rien pour la canule, je ne la lâcherai pas. Nadine peux-tu baisser un peu le bock ? ça va Sandrine ? »

- « Comme ça peut aller en pareil cas... certes il circule comme dans un chemin tortueux et chaotique mais le péage c’est moi qui le règle. Les pointes de coliques se font aiguës. J’ai pris combien ? »

Nadine .

« Environ un demi litre.. »

Sandrine .

« Pas plus ! J’ai déjà mal...Oh non il ..il ..il m’en reste quatre fois comme çà ? »

Joëlle . (cynique)

« Très bien compté.. mais laisse tes calculs et mets toi en condition d’endurance. Tu vas avoir de plus en plus mal, surtout si çà a déjà commencé avec un petit demi litre. »

Le haut parleur .

« Décontracte toi ma chérie, respire profondément comme je te l’ai enseigné. »

Sandrine . ( la voix de plus en plus cassée)

« Oui maîtresse, merci de me parler. C’est difficile de se contrôler quand on est assailli par les douleurs. AIE ! Aie ! ! AIEEEE ! ! ! ! c’est comme des coups d’épée, des... des... des épées rougie au feu ! ! ! AHHHH ! ! ! ! Madame ! c’est pour vous...c’est... c’est pour vous ! Nadine ? Nadine où en suis-je. ? ? ? »

Nadine .

« Tu viens à peine de prendre le premier litre. Ça descend moins bien. Il doit y avoir un nouveau blocage... Je suis navrée ma chérie mais il faut qu'à nouveau je relève le bock. »

Sandrine .

« OH NON ! NON ! ! NON ! ! ! Si vous saviez combien j’ai mal ... vous, ...vous ne feriez pas ça. »

Joëlle . ( à Nadine)

« Vas y relève »

Sandrine .

« Nadine, Nadine Pas si haut ! ! ! OH NON ! ! ! ! AHHHHHH ! ! ! ! ! AIE ! ! ! AIE ! ! ! ! HOUUUU ! ! ! Je je je ne peux plus le le su... supporter. ! ! ! !Çà y est Nadine Çà y est c’est débloqué .. Je le sens.. il fuse.. il fuse... AHHH ! ! ! ! Nadine je vous en en supplie baissez, baissez ! ! !.. »

Joëlle . ( à Nadine)

« Il lui reste combien ? . »

Nadine .

« Un peu moins d’un demi litre. Çà descend bien de nouveau. »

Joëlle .

« Alors ne baisse pas, au contraire tiens le bien haut, à bout de bras et donne lui ainsi tout le reste »

Sandrine . ( dans de gros sanglots)

« NON ! NON ! ! !AIE ! ! AIE ! ! ! ! ! c’est affreux .... ! Vite ! VITE ! ! ! ! ! VITE ! ! ! ! ! AIE ! ! ! ! ! !aie ! ! !Faites vite ! ! ! AHHHHH ! ! ! !.. »

Joëlle .

« Cesse de te contorsionner, çà te fait encore plus mal ! »

Sandrine . ( dans de forts halètements)

« Je , ... je ... je peux pas me contrôler. Que c’est long AH ! que c’est long ! ! ! Il en reste encore beau .. beaucoup ? ? ? ? ?. »

Joëlle :

« Il y a une demi minute que c’est fini . Le lavement travaille encore et va continuer à te tracasser. Serre bien pendant que je te retire la canule. Là, c’est fait. Tout doucement tu vas te mettre sur le dos pour recevoir le supplément. Fais en sorte de ne rien lâcher en attendant. »

Sandrine .

«OH non !... J’avais oublié le supplément...faut-il absolument que je le prenne ? ...Je suis à bout de forces.. Le retard n'était pas de ma faute... je vous en demande pardon... .Faites m'en grâce par pitié »

Joëlle .

« Il n’est pas question que je t’en fasse cadeau Pas plus à toi qu’aux autres. »

J’avais parfaitement visualisé mentalement la scène et l’expression des lamentations de Sandrine m’avaient profondément émue. Aux moments les plus douloureux pour elle, ses cris me pénétraient entièrement. Ils me mettaient en transes et tout mon être vibrait avec elle et pour elle. Pourtant, en aucun moment je ne fus horrifiée et curieusement, un trouble étrange m’envahissait et s’amplifiait dans les moments forts. Mon sexe se mouillait, mes seins durcissaient, mon clitoris enflait et sollicitait ma main qui ne put résister à son appel. Frénétiquement je serrais contre moi le peignoir de Sandrine et ses cris les plus poignants déclenchèrent en moi un puissant et incontrôlable orgasme.

Sandrine laissait encore échapper des gémissements et parfois des cris perçants qui prouvaient que le lavements poursuivait encore son œuvre punitive. Un dialogue téléphonique s’était établi entre elle et sa maîtresse..

- « Quand tes douleurs se seront un peu apaisées, tu entreprendras de te retourner, tout doucement pour ne pas trop déplacer le lavement que tu contiens. » - « Oui Madame, elles se calment peu à peu. Voulez vous que j’essaie maintenant ? » - « Il vaut mieux ne pas les faire trop attendre ».

Je suivis les efforts énormes et courageux de Sandrine pour satisfaire aux exigences de Nadine et de Joëlle.

- « AHH... Oh. AIE ! ! Maîtresse je suis déjà sur le côté gauche. »

- « C’est bien ma chérie tu es très courageuse. Continue lentement. »

- « OH ! OH ! Oh ! AHHH. Çà y est Maîtresse je suis sur le dos. »

- « Reste comme tu es et profites en pour masser légèrement ton ventre et respire profondément çà t’aidera à supporter la rétention. »

- « Merci Madame, c’est efficace.. »

- « Madame ! c’est affreux elles reviennent avec une énorme seringue la canule est énorme. j 'ai peur Maîtresse...J'ai peur ne m’abandonnez pas ! »

Joëlle .

« Bien Sandrine te voilà en place. Ne t'en fais pas pour la canule, elle est grosse mais est déjà entrée dans de plus petits trous que le tien. Nadine , mets lui des bracelets au poignets et aux chevilles. »

J’entendis le « Screunch... » des attaches en bande velcros.

Sandrine . (en pleurs)

« Pourquoi m'attacher ? je ne me suis pas débattue pendant le lavement « !

Joëlle .

« Là c’est différent, ce ne sera pas long mais crois moi tu vas déguster.. Nadine surélève lui les fesses avec ce coussin. Puis tu lui relieras les poignets et les chevilles aux anneaux de la table en lui laissant du mou, prends les petites chaînes. Maintenant Sandrine replie tes jambes , écarte tes cuisses et présente moi ton cul . »

Je perçus l’inquiétant tintement des chaînettes que Nadine mettait en place et n’entendis de Sandrine que le reniflement de ses pleurs et quelques plaintes dues au lavement précédent qu’elle s’appliquait à retenir.

Joëlle. ( à Sandrine)

« Ecarte encore et avec tes mains ouvre bien ta raie . Ton trou me paraît tout apeuré devant la grosseur de la canule qui s’approche de lui. Là, j’y suis dessus. Pousse un peu Sandrine, un petit effort s’il te plaît ! Ramène tes cuisses vers toi ça va te dilater. C’est bien Sandrine, l’ogive est rentrée ; je vais te l’enfoncer toute entière...doucement, ne te crispe pas...Elle glisse bien... Tu l’a prise entièrement, ton trou est bien bouché, ça va t’aider pour lutter contre le rejet. Tu peux si tu le désires, ramener tes cuisses et fais reposer tes pieds sur la couchette. Tu peux aussi écarter tes cuisse un peux moins maintenant. Là, tu es bonne position»

Grâce à Joëlle j’avais suivi dans le détail cette sodomie laborieuse et à nouveau une chaleur bienfaisante envahit mon bas ventre. Je me faisais de l’image de Sandrine, les cuisses écartées, l’anus écartelé par ce gros mandrin résolument enfoncé dans son cul et la seringue chargée comme une bombe à eau, prête à fuser dans son ventre en feu, non pas pour l’éteindre, mais pour ranimer au contraire l’ardeur. Mes mains repartirent vers mon sexe, d’elles même mes cuisses s’écartèrent et je repris ma masturbation interrompue par mon précédent orgasme. Un long cri affreux emplit la maison toute entière. Le lavement avait repris et Joëlle activait le piston de la seringue. Ma masturbation se fit plus frénétique et plus rapide à mesure que Sandrine en alimentait le rythme. Tous les sons qui me parvenaient étaient continus, désordonnés, entrecoupés d’impressionnantes suffocations et de rauques halètements.

AH ! !..AH ! !...AHHHH ! ! !...Pas si vite ! PAS SI FORT ! ! !...Joëlle NOOOOONNN ! ! ! ! AIE ..AIE ! ! AIEEEEE ! ! ! !..OHHHHH ! ! ! !...

Puis c’étaient les chaînes et les anneaux qui bruitaient violemment quand Sandrine se débattait. Et encore de profonds sanglots avant que ne reprennent les lamentations et les supplications de Sandrine .Un cri plus rauque et plus puissant que les autres me déclencha un nouvel orgasme, puissant, irrésistible et finalement cruel à l’égard de Sandrine qui heureusement, dans sa souffrance n’entendait pas la honteuse expression de ma jouissance.

Joëlle . (à Nadine)

« Défais ses liens et prépare la cuvette. Puis à Sandrine encore gémissante) Çà y est ma petite. Te voilà à jour envers ta maîtresse et nous. Dès que tu seras un peu calmée, je te retirerai la canule et tu pourras te libérer dans le seau hygiénique que Nadine vient de poser près de la couchette ».

Sandrine . ( avec des mots étouffés, noyés dans ses larmes ses râles et ses gémissements)

« J’aimerais tant y aller de suite...Jamais je n’ai tant désiré une telle humiliation.... Ô Joëlle ! ! ! ! je vous en supplie, libérez moi .. ».

Joëlle .

« Je peux bien t’accorder çà... ... tu t’es bien conduite jusqu’à présent ... Fais bien ce que je te dis. Surtout pas de précipitation, elle te serait fatale.. c’est dans le seau que tu dois le rendre et non parterre ou sur la couchette. Bien ! écarte un peu plus te cuisses. Je retire lentement ... serre bien la canule... C’est bien... il ne reste que l’ogive. On va aller encore plus lentement. Continue de serrer... Là, le gros de l’ogive est passé.. On va aller très lentement sur sa partie rétrécissante. .serre toujours, il faut laisser à ton anus le temps de se reformer. ( Il y eut un silence d’une minute) Bien ! elle est sortie. Serre bien tes fesses, lentement descend de la couchette et vas sur le seau ».

J’avais suivi avec une certaine angoisse cette opération délicate et en attribuais la réussite au savoir faire de Joëlle à qui, quoique sévère cynique et insensible à la douleur de ses sujet, je prêtais un semblant d’admiration.

Un bruit de fontaine me dit que Sandrine avait réussi cette dernière épreuve. Son soulagement était aussi le mien d’avoir joui de ses tourments. Je venais de découvrir des pratiques dont je ne connaissais pas l’existence. Des sensations fortes qui venaient de me procurer deux orgasmes d’origine nouvelle. Je me sentais fautive vis à vis de Sandrine. Comment pourrais-je mieux expier ma faute qu’en faisant en sorte de subir la même épreuve avec elle près de moi comme marraine de mon premier lavement à caractère sadomasochiste.

Voilà comment ma chère Annie, j’ai assisté comme si j’y étais, à une scène que je n’ai pas vue Elle m’a inspiré à la fois la crainte et un sournois désir. J’ai passé la nuit suivante avec Nadine et, au milieu de nos ébats ardents et raffinés du fait de son expérience, je nourrissais à la fois l’espoir et la hantise de voir entrer Joëlle munie d’un clystère menaçant et enjôleur. Cela ne se produisit pas et depuis cette évocation nourrit mes fantasmes.

Je te fais ces confidences par besoin de le dire, en souvenir de notre liaison amoureuse quand ? pendant nos classes préparatoires nous partagions la même chambre et aussi pour avoir ton avis sur ces révélations dont tu es la seule à les recueillir.

Laisse moi, par la pensée, te serrer dans mes bras et prendre tes lèvres, aussi amoureusement qu’avant.

Ton amie pour toujours,

Julie.

Florence - Chapitre 3

Lettre de Florence à sa Tante Paula

Chère tante Paula,

Merci de ton appel téléphonique, du renouvellement de ton invitation, et des préparatifs que tu envisages à cet effet. Ils me font entrer dans un imaginaire excitant où tes pensées rejoignent l’évocation de ma lointaine découverte de l’érotisme résultant des vieilles pratiques clystérophiles.

Je sais chère tatie Paula que tu seras ravie de mon retour vers toi. Je sais aussi qu’il va se dérouler comme avant, selon ce même rite très particulier dont tu raffolais et auquel je me soumettais, d’abord par respect obéissant, puis par plaisir malgré que tes pratiques ne fussent pas toujours de tout repos pour moi.

Je n’étais pas sitôt arrivée chez toi que déjà tu me prétendais fiévreuse et je me trouvais rapidement déculottée pour te présenter mes fesses pour l’inévitable intromission du thermomètre médical que j’assimilais à la clef de ta porte d’entrée.

Pour cela, tu me faisais recourber sur tes genoux ou sur le grand pouf du salon. Tu me mettais en place ton pénétrant instrument de mesure, très délicatement en en plongeant plusieurs fois la fine pointe comme pour apprivoiser ma partie anale. Puis te me l’enfonçais résolument en lui donnant des mouvements de va et vient qui mettaient mes sens en éveil. Il te plaisait de me regarder ainsi prise par cet objet anodin. Tu effleurais mes fesses du bout de tes doigts, ce qui avait le pouvoir de faire monter la fièvre du désir là où tu en testais le degré. Tu faisais glisser le thermomètre dans mon petit trou et notais mes réactions qui exprimaient un doucereux plaisir . Alors je fermais les yeux et faisais mine de ne pas m’apercevoir que tu avais remplacé ton auxiliaire paramédical par quelque chose de plus gros, de plus long, que plusieurs tu m’enfonçais plus profondément que le thermomètre pour ensuite le retirer doucement, pour mon plaisir et pour le tien. Cela durait jusqu’à ce que ce gode explorateur déclenche en moi l’appel d’un besoin naturel.

C’est alors que tu me dirigeais vers une cuvette mobile qui reposait sur un siège de ta fabrication. Là, je me soulageais en ta présence en prenant le temps de produire suffisamment de matières à l’utilisation raffinée que tu voulais en faire.

Je me souviens aussi chère tía Paula que tu procédais ensuite à ma toilette intime et que de tes lèvres et de la langue expertes, tu ravivais le feu que tu avais allumé en moi pendant la séance de la prise de température. Puis tu finissais de me dénuder et m’envoyais dans ta chambre à coucher pour y attendre, comme une consultante docile, le résultat de l’expertise de mes scelles Je t’attendais sur le lit, couchée nue sur le dos afin de te voir entrer porteuse de l’instrument du traitement que par ton bon vouloir tu allais m’administrer.

Généralement tu entrais porteuse d’un bock à lavements muni de son long tuyau de son robinet et d’une canule provoquante et victorieuse comme si elle savait qu’elle allait autoritairement m’investir. Tu accrochais le bock à un des crochets qui au mur étaient disposés à de différentes hauteurs pour rendre le débit du lavement plus ou moins rapide. Déjà j’essayais d’évaluer le contenu du réservoir. Si j’en percevais les effluves aromatiques, il s’agissait de la traditionnelle décoction de camomille pour en limiter l’agressivité, de fleurs de guimauve pour le rendre plus doux, d’eucalyptus pour qu’il soit odorant et de graines de lin pour qu’il soit huileux.. Si je ne percevais aucune odeur, c’était du lait mélangé d’huile d’olive. Certes, ces savantes préparations étaient destinées à me préserver des meurtrissures du lavement que l’on perçoit pendant l’injection et surtout après, mais l’intensité des douleurs que je risquais d’endurer dépendaient surtout du volume, de la tiédeur du liquide. et de sa pression. Je tentais d’apprécier ces deux premiers facteurs mais souvent tu m’en cachais les valeurs. Quant à la pression, elle dépendait du crochet que tu allais utiliser et tu en changeais à loisir, du plus haut au plus bas, quand tu ne prenais pas le bock à bout de bras.

Souvent tu me déclarais que je ne t’avais pas tout donné dans la cuvette et que tu allais me donner ce lavement soit pour me punir de ma rétention et m’obliger à produire ce que j’avais illicitement retenu, soit pour me prémunir contre une constipation qui risquait de devenir opiniâtre. Le résultat pour moi était le même et je regardais ce bock ventru avec une inquiétude qui parfois se transformait en angoisse

Il arrivait aussi que pendant que le lavement se refroidissait un peu, ce qui ne manquait pas de me réjouir, tu flattes mon sexe jusqu’à le faire cracher. C’est alors que tu saisissais la canule pour l’enduire de ce produit lubrifiant. Là, l’administration du lavement était imminente.

Du regard je t’interrogeais pour savoir la position que je devais prendre. Elle ne dépendait que de ton inspiration et du plaisir que tu allais prendre à me regarder en voyeuse avisée.

C’était en levrette ou à plat ventre, les cuisse serrées entre lesquelles tu déployais le long tuyau, ou sur un côté avec une jambe repliée; ou encore sur le dos, les jambes repliées, les cuisses écartées et les reins surélevés par un coussin.

C’était toi qui m’introduisait la canule mais parfois dans un voyeurisme accru tu m’obligeais à le faire moi-même. Une fois même tu fis intervenir une tierce personne plus sévère et plus exigeante que toi et qui pour ton plaisir me traita sans ménagement.

La pénétration de la canule ou des sondes m’était toujours très agréable et je t’étais reconnaissante de la faire durer et même de t’y prendre à plusieurs fois.

Quand tu commençais l’irrigation, dans la plupart des cas tu le faisais lentement. Je sentais le lavement couler en moi dans une indéfinissable sensation de douceur. Sa chaleur envahissait mes entrailles et son transit était pour moi une caresse interne dont par aucun autre moyen on ne pouvait ressentir les bienfaits. J’étais dans un doux bien-être qui devenait de plus en plus voluptueux à mesure qu’augmentait en moi la quantité de ce fluide bienfaiteur.

Puis le lavement se faisait espiègle et je le pardonnais de m’infliger quelques pointes de coliques que je maîtrisais gentiment. Toi aussi tu te faisais espiègle car tu accrochais le bock de plus en plus haut. Finalement l’espièglerie se transformait en un remue ménage impétueux . Mon souci était alors de contenir les lancées du lavement qui poussait rageusement vers la sortie et de tenter de retenir mes cris de douleur que tu aurais pu prendre pour des protestations.

Quand c’était fini, quelle n’était pas ma fierté d’avoir su tout prendre et exécuter ta volonté. Tu m’imposais toujours une garde avant d’aller me libérer, encore devant toi et de la manière dont tu décidais. Pendant cette garde, certes douloureuse j’intégrais ce produit agressif comme étant mien. Les massages de mon ventre endolori, que tu me prodiguais, arrivaient à calmer la fougue de ces assaillants que tu avais toi même poussés à l’attaque. Je t’en étais reconnaissante, je retrouvais le bien-être du début et me préparais mentalement à la scène finale de la restitution du don que tu m’avais fait.

La manière que tu m’imposait pour rendre le lavement relevait de ta fantaisie toujours fertile en nouveaux raffinements. Debout dans la douche, couchée sur le dos ou sur le ventre dans la baignoire ou encore à genoux en levrette ...et bien d’autres de tes exigences aux quelles je me soumettais sans réserve. Il te plaisait parfois que je le fasse dans tes mains ou sur toi .. Tu tentais de placer un doigt dans mon orifice pour en limiter le débit, mais c’était en vain et ta tentative ne servait qu’à provoquer des éclaboussures semblables à celles d’un robinet sous pression. Tu aimais ce spectacle et pour le rééditer, sous prétexte de l’inefficacité du précédant lavement, ou parce que je ne l’avais pas pris à ta convenance, tu m’en donnais d’autres, successifs et chaque fois plus abondants.

Une autre fois, C’était heureusement dans la baignoire Le lavement était comme souvent, de deux litres mais j’ai tout lâché à un litre et demi. Je crois maintenant que tu l’avais fait exprès. Tu ne me maintenais pas la canule en place et tu avais élevé le bock de telle sorte que ce lavement déferla en moi comme un orage furieux.

Il n’empêche que pour me punir de ce manque d’endurance, debout dans la même baignoire tu m’as donné sur mes fesses et mes cuisses ruisselantes et souillées, la fessée brûlante et le martinet cinglant comme l’éclair. Puis, sous prétexte que ce lavement que je n’avais su tenir, ne comptais pas, tu m’en prépara un autre que tu versa dans un bock énorme pour y ajouter le demi litre qui restait du précédant. Je dus produire des efforts inouïs d’endurance pour arriver même dans des cris désespérés et d’atroces souffrances, à le prendre jusqu’à sa dernière goutte dans un défi d’où je sortis exténuée mais fière.

Une autre fois, tu me fis coucher sur tes genoux. Tu n’avais dans le creux de ta main qu’une poire d’une contenance d’un quart de litre, munie d’une fine canule, cependant assez longue. Je crus naïvement à une gâterie comme souvent tu aimais me les servir. En réalité, la poire contenait du champagne chaud. Dès que tu lui en comprimas énergiquement le ventre, je crus que tu avais mis à feu une fusée dans le mien. Ce fut rapide . Je poussai un hurlement sinistre. En me débattant je me retrouvais par terre sur le sol de ta salle de bains et la fusée partit en sens inverse, avec un élan qui la projeta à plus d’un mètre de distance. Je dus ensuite bien mettre trois jours à en évacuer les gaz qui étaient restés en moi.

Une autre de tes habitudes mais que je prisais délicieusement, c’était tes visites matinales alors que dans mon lit je dormais encore.

Dans une semi inconscience je sentais ta main s’insinuer sous mes couvertures. Elles cherchait mes cuisses que J’écartais lentement puis tu remontait jusqu’à mon sexe. pour le masturber habilement jusqu’à l’orgasme. Là, si tu utilisais mes sécrétions pour humecter mon petit trou, c’était le signe qu’un lavement allait suivre ce bonjour matinal. J’ouvrais les yeux pour chercher à découvrir soit le bock déjà suspendu à un des crochets ou sur la table de nuit, ton attirail de godes, de poires et de seringues.

Tu écartais alors mes couvertures, troussais ma chemise de nuit pour mettre à jour mon anatomie intime et me faisais prendre la position qui te convenait le mieux.

Un de ces matin là, tu m’avais faite mettre sur le ventre, le haut de mes cuisses reposant sur un coussin pour que mon fessier soit en légère élévation. Le lavement descendant placidement du bock prenait place dans mon ventre sans trop d’encombres. Le problème était que dans ma position, le coussin appuyait sur ma vessie qui dans la nuit s’était remplie confortablement et peut être plus que de coutume. (peut être m’avais-tu la veille fait absorber à mon insu un quelconque diurétique) . Il en résultait que j’avais plus de mal à maîtriser une irrésistible envie d’uriner, que le lavement lui même. j’avais une peur panique de ne pouvoir me contenir et de en catastrophe pisser sur place. D’une voie saccadée par mes efforts, je te fis part de mon désarroi. Tu me répondis:

- Tu ne peux vraiment pas attendre la fin du lavement pour te débarrasser des deux en même temps ?

- Il reste combien ?

- Entre un quart et un demi litre.

- Non Tatie, je ne viendrai pas à bout des deux. Le pipi presse tellement que je ne sens plus les lancées du lavement. Ca PRESSE TATIE !!!!!!

- Bien ma petite Florence ! nous allons faire un transfert pour que tu n’aies à t’occuper que d’un seul de tes tracas.

Tu as alors arrêté le lavement et m’as même retiré la canule. Puis tu as fait glisser le coussin de sous mon ventre et l’as remplacé par un vase de nuit que je crus faire déborder par un jet puissant et interminable.

Quand j’eus terminé, tu posas le vase sur la table de nuit et me fis mettre sur le dos en, à nouveau, surélevant mes fesses par un plus gros coussin que le précédent, ce qui me mit dans une position fortement en pente. Tu me fis aussi replier mes jambes et écarter mes cuisses, ce qui n’était par de la meilleure augure.

Le lavement suivit cette pente et, vexé d’avoir été jusque là négligé, partit rageusement à la conquête de lieux inexplorés.

De mes mains je massais mon ventre pour tenter de calmer sa fougue, mais mes yeux allant vers toi s’écarquillèrent d’horreur. Tu étais en train de vider le vase de nuit dans le bock, puis tu te mis en devoir de remplacer la canule par une longue sonde en caoutchouc.. Tu te tournas vers moi et me dis doucereusement.

- Ma petite Florence, c’est ça un transfert, le lavement est-il bien descendu ?

- Oui tatie mais il me parait très en colère.

- C’est par ce qu’il a été interrompu et qu’il attend son complément ....Nous allons le rejoindre dans son exil. - Et malgré mon air horrifié, tu entrepris de me mettre en place cette sonde qui me paraissait deux fois plus longue que de nature.

A mesure qu’elle progressait elle me déclenchait d’inconfortables coliques que le lavement en place interprétait comme un message annonçant les renforts.

Quand à nouveau tu ouvris le robinet, l’effet en fut immédiat. Ce fut pour moi comme une tornade accompagnée d’éclairs fulgurants, de sinistres grondements de tonnerre et de puissantes précipitations subites. . Je ne pus retenir mes cris, mes halètements et mes contractions convulsives dont les battements de mes mains et de mes pieds scandaient l’infernale cadence de mes insupportables élancements.

Tu en fus émue et tout en caressant mon front et mon visage mouillés de sueur et de larmes, tu me proposas d’arrêter cette terrible injection.

Entre deux spasmes je te répondis énergiquement --NON !!!! de ma voix étranglée et des mouvements saccadés de ma tête. Dans cette même énergie je puisais le courage, l’endurance, la dignité de ma résistance et la résolution d’aller jusqu’au bout de cette épreuve inattendue.

Tu me fis grâce de la garde et même m’apportas près du lit un seau hygiénique sur lequel je me suis précipitée dés que tu me fût par toi retirée cette misérable sonde que dans ma détresse j’assimilais à une lance d’incendie qui crachait du liquide inflammable sur un ardent foyer de douleur.

Voilà chère Tante Paula ce qui remonte en moi dans cette évocation d’un passé qui m’a marquée pour la vie. Tes exigences et aussi tes douceurs se sont liées en moi dans un même souvenir fait de plaisirs intenses et de douleurs puissantes. C’est pour ça que je reviens vers toi, mais je dois te l’avouer, la peur au ventre.

Ta petite Florence, timide, prude, fragile, peureuse, angoissée, mais déterminée et confiante.

Florence.

Florence - Chapitre 4

Le Piège Tendu à Jean

Préface

Ce récit est très particulier en ce sens qu'il s'agit d'une commande privée. Florence m'a proposé d'écrire un texte dont je choisirais le sujet et les personnages. Bien entendu j'ai sauté sur l'occasion et j'ai demandé à Florence de décrire l'humiliation d'un jeune homme qui reçoit un lavement donné par sa tante et une de ses amies... Adolescent, j'ai vécu ce type de situation, en moins corsée naturellement, mais je n'en dirai pas plus...

A la réception du récit j'étais vraiment rempli d'admiration devant le travail accompli ! Le jeune homme décrit n'a que peu de rapport avec moi, mais quel plaisir de découvrir un texte ainsi dédicacé... Florence n'a pu résister au plaisir de donner un côté légèrement SM à son histoire. L'écriture révèle toujours la personnalité de l'auteur et Florence m'avait avoué ne prendre du plaisir à l'administration ou la réception de lavements que dans un contexte punitif.

Avec toute ma gratitude à Florence, Aranam

Jean est âgé de vingt ans assez grand (1m.80), plutôt mince (70 Kgs) un peu féminisé par ses traits et par son air réservé et timide. On le voit beau. Il aurait du succès auprès de filles, mais son introversion handicape ses démarches auprès d’elles. Les filles de son âge l’intimident et les femmes plus âgées ont sur lui un ascendant dominant et protecteur dans lequel il se réfugie pour avoir quand même un rapport affectif avec le sexe féminin qui faute de relations directes, hante ses pensées dans des fantasmes compensatoires.

C’est ainsi que, pour les besoins de ses activités, il vit d’un très bon œil l’éventualité d’aller vivre à la ville, chez sa tante Caroline.

Les 45 ans de tante Caroline représentaient pour lui l’élément sécurisant qu’il recherchait. De plus, tante Caroline, de par son élégance, son bon goût pour se maquiller sa stature et ses formes rondelettes, représentait pour lui l’image qu’il se me faisais de la femme. De sortir avec elle et de l’avoir à son bras le réhabilitait dans son comportement relationnel et constituait à ses yeux une sorte de défi contre l’inabordable.

Donc, il vint s’installer chez elle comme dans un nid douillet. Au regard des autres, il eut aimé paraître comme étant l’homme de la maison mais cela n’était qu’une gloriole car en réalité il était son pupille, humble et obéissant, et cela lui convenait très bien.

Tante Caroline était très liée avec Alice, une voisine qui venait chez eux comme si elle eût été chez elle. Elle était plus jeune que tante Caroline et un peu fluette. Elle avait un visage angélique toujours marqué d’une pointe de tristesse qui lui donnait un air poétique, vaporeux et romantique qui lui seyait à merveille.

En elle Jean voyait plus une grande sœur qu’une deuxième tante et, au gré du moment lui prêtait l’un ou l’autre de ces deux rôles.

N’ayant jamais touché une femme (pas plus qu’a un garçon), Jean était sensible à leur contact et le moindre de leurs effleurements sur sa peau induisait en lui de douces sensations qu’il n’osait qualifier de sensuelles mais qui pourtant l’étaient bien.

Les rares sourires sur le visage triste d’Alice allaient droit au cœur de Jean et le regard de tante Caroline l’emplissait d’un trouble étrange qui se traduisait chez lui par une chaleur interne qui ranimait tout ce qu’il avait d’éteint par son maladif renoncement.

Le soir il brûlait d’envie de rejoindre tante Caroline dans sa chambre, seulement pour être près d’elle et ressentir à nouveau ce trouble merveilleux qui émanait de sa personne. Que savait-il faire avec une femme, autre que de rester à ses pieds dans un profond bien être. Il se croyait voué à la masturbation dans tout son avenir. Cette ressource ne lui demandait aucun effort d’entreprise et fertilisait son imagination

Elle, parfois venait dans la sienne. Ils parlaient des événements qui dans notre vingt et unième siècle nous préoccupent. Sa présence près de lui était magique. Sa détestable réserve tombait d’un coup. Il se montrait volubile pour lui parler de science moderne. Il se confortait en lui parlant de choses qu’elle connaissait mal. Mais peu à peu s’atténuait sa verve quand les longs doigts de Caroline lui exploraient la chevelure, que sa main contournait sa tête pour revenir vers elle dans une tendre caresse. . . Il n’osait en espérer plus, il n’en avait pas plus si ce n’était un baiser qu’elle déposait sur son visage, ou, une fois, une seule fois, furtivement, sur sa bouche. Puis elle sortait et dans l’embrasement de la porte disparaissait la femme, la fée de ses rêves. Avec elle, avec elles il s’enfonçait dans le sommeil pour les rejoindre par la pensée. Ses mains se glissaient sous ses draps et il se livrait aux seules scènes d’amour qu’il lui soient permises de vivre.

Elles étaient à ses petits soins et il en était fier. Il me laissait bercer par ces confortables attentions et parfois même dans une perfide mais anodine malice il inventait de petits maux aux quels elle remédiaient avec empressement. Inconsciemment il les avait amenées à ce que rien de lui ne leur échappe et à quoi elles ne puissent remédier.

Avait-il mauvaise mine, elles en recherchaient la cause. Avait-il les yeux brillants, il devait aller prendre sa température et leur en montrer le résultat. Il n’était pas question qu’il utilise un de ces thermomètres digitaux que l’on applique sur son front, mais l’ancien, le vrai, anal et au mercure , celui qui prend la mesure au seul endroit possible qui puisse donner la bonne indication. Il n’empêche que, même si elles le laissaient opérer lui-même, cet usage du thermomètre anal créait un lien entre son intimité profonde (si on peut dire) et leurs préoccupations pressantes à son égard.

- L’as-tu bien enfoncé ? demandaient-elles/

- L’as-tu gardé assez longtemps ?

- Vas te la reprendre, tu devrais avoir plus.

Il repartait alors et sollicitait à nouveau ses parties intimes pour satisfaire à leur maternelle exigence.

- C’est pour ton bien... Lui disaient-elles magnanimement.

- C’est pour mon bien...Se répétait-il pour se persuader qu’il devait leur obéir. De s’affranchir de ce test devenu presque journalier ne lui serait pas venu l’idée. Il n’osait s’avouer qu’il prenait du plaisir à s’y soumettre et encore une fois se répétait : C’est pour mon bien...

D’avoir à se déculotter à l’écart d’elles, de s’imposer la mise en place du thermomètre, et d’attendre que la mesure s’opérât convenablement, excitait subtilement ses sens et l’amenait insidieusement ver une sorte de soumission sexuelle qu’il n’aurait nullement cherché à fuir même s’il en eût perçu l’approche.

Bien au contraire, il en prolongeait l’exercice et en faussait parfois à la baisse le résultat pour être tenu de recommencer.

L’évolution de son comportement n’échappait pas aux deux femmes et allait dans le sens de leur perfide manipulation. Dans sa naïveté Jean ne s’était pas rendu compte qu’elles étaient amantes et que petit à petit elles l’emprisonnaient dans un filet de soie dont lui même s’employait à tisser la toile.

Le fait qu’Alice, bien que proche voisine, restât souvent chez Caroline pour dormir avec elle n’avait en rien éveillé chez Jean le moindre soupçon. Savait-il seulement si l’homo ou la bisexualité existaient. Il mettait les quelques cris qui lui parvenaient de leur chambre sur le compte de cauchemars nocturnes qui justifiaient le fait qu’Alice soit restée ce soir là.

Dans la progression de ce processus de domination en douceur, Caroline lui apportait elle- même le thermomètre, dans sa chambre, soit le soir soit le matin. Elle le laissait se le mettre en place lui même, couvert de ses draps. La première fois il en éprouva une grande gène. Puis vint l’habitude. C’était ce qu’il se disait pour ne pas s’avouer le plaisir sensuel que lui procurait cette manipulation qui complétait ses masturbations solitaires par la présence de sa tante.

Pourtant, le soir où ce fut elle qui le lui mit en place, il dût fournir un immense effort pour surmonter l’humiliation qu’il subissait. C’était la première fois qu’il avait à découvrir ses fesses, et à les présenter à une femme pour qu’elle les lui investisse comme s’il eût été un pénitent. Pourtant il se sentait consentant et croyait devoir se reprocher. Ce sentiment de culpabilité s’ajoutait à sa sourde honte.

À partir de ce stade de préparation à la fois physique et morale, il n’y eût qu’un pas pour qu’elle s’intéressent aussi à son transit intestinal. Elles le franchirent allègrement et dans cette ambiance il se complait en toute innocence.

Coïncidence curieuse, peu de temps après Jean fut pris d’une constipation opiniâtre que rien de leurs remèdes semblait ne pouvoir combattre. Elles feignaient de s’en inquiéter tous les jours, et les jours passaient...Il en étais embarrassé, suffoqué, handicapé même dans son pouvoir intellectuel et parfois douloureusement ballonné. En réalité, c’était elles qui le mettaient dans cet état en lui faisant consommer à son insu un produit très efficace pour produire cet effet de rétention involontaire.

Cela dura dix jours, longs et pénibles pour lui. D’avoir à dire tous les matins à sa tante s’il y avait ou non un changement, le situait comme l’objet d’un cas crucial dont il croyait que toute le maisonnée serait soulagée qu’il fût enfin résolu. Les deux femmes savaient comment le résoudre et attendaient le bon moment pour agir selon leur plan machiavélique.

Le jour vint où elles purent en arriver à leurs fins.

Caroline vint retrouver Jean dans sa chambre.

Il n’en fut pas étonné, cette visite était devenue plus qu’habituelle. Il était nu sous ses draps. Cette nudité, avec ses timides masturbations sa prise de température, étaient les seules frivolités que la vie lui eût jusque là accordé.

Elle lui demanda doucereusement si sa constipation durait encore et il répondit oui, tout penaud comme s’il eût été fautif.

Caroline le poussa au milieu du lit, s’agenouilla près de lui sur son côté droit, lui souleva et replia délicatement le drap qui protégeait sa pudeur. Elle se mit en devoir de lui tâter le ventre qu’avec un air alarmé elle trouva trop dur et dangereusement encombré. Elle déclara sentencieusement qu’il était grand temps d’agir. Jean en convainc facilement tant il avait hâte d’être enfin libéré.

Pourtant, l’expertise de sa tante lui était agréable . Il en oublia même ses tourments intestinaux et, sous les tâtonnements de Caroline qu’il se plut a assimiler à des caresses, il sentit un fluide bienfaisant parcourir son corps. Il fournit mentalement quelques efforts pour maîtriser son sexe qui aurait bien voulu démarrer une bienfaisante érection.

Pendant ce temps, Alice s’affairait dans la cuisine, un peu fiévreusement et avec une émotion fétichiste provoquée par les instrument qu’elle manipulait.

Elle avait disposé sur la paillasse de l’évier un bock à lavements équipé de son long tuyau et de son robinet d’écoulement. Elle termina l’ensemble par une solide canule de l’épaisseur d’un gros doigt et longue de vingt cinq centimètres. Elle comportait une grosse ogive à son extrémité et un orifice d’évacuation en fente disposé sous cette ogive.

Caroline la soumettait régulièrement au lavement, avec ce même appareillage dans la plus part des cas. Elle n’aimait pas particulièrement ce genre de traitement, mais c’était une exigence de Caroline qui pour Alice n’était pas de tout repos car son aînée se montrait dans cette pratique, très exigeante et particulièrement sévère.

C’est elle Alice qui avait suggéré à Caroline de lui donner en la personne de Jean, un compagnon de bonne ou de mauvaise fortune afin de ne pas être la seule destinataire des généreuses et subtiles «Carolineries clystèriennes » . Depuis l’arrivée de Jean elle fantasmait à l’image de celui-ci recevant la canule puis le lavement qu’elles lui donneraient toutes les deux. Ce fantasme allait se réaliser, d’où son émotion extrême dans ces préparatifs aux quels d’ordinaire elle devait se consacrer pour en être, elle, servie.

Elle frissonna quant elle versa dans le bock, le liquide qui lui était d’ordinaire administré, une décoction chaude de plantes aromatiques ordonnée par Caroline. Elle résista à l’envie d’y ajouter une bonne dose de savon liquide et y renonça sachant pour l’avoir éprouvée, la cruauté de ce geste et le risque qu’elle courrait si Caroline , aux réactions de Jean recevant ce mélange agressif, découvrait cette perfide tricherie.

Elle prit la canule d’une main, à d’un doigt de la même main accrocha le tuyau par son milieu et de l’autre main saisit le bock par son anse.

Elle marcha ainsi vers la chambre de Jean, à petits pas, frottant ses cuisses l’une contre l’autre, jouissant du ruissellement qui provenait de son sexe enflammé.

Elle trouva Jean et Caroline dans la position où nous les avons laissés et prit place au bord du lit sur le côté gauche de Jean, face à Caroline.

Le tableau était complet, muet mais très parlant par l’expression et le ressenti interne de chacun.

Jean eut un « haut le corps » en voyant l’attirail que l’on déployait autour de lui. Son visage exprima un grand étonnement, il inspira profondément et ses yeux s’agrandirent démesurément comme pour s’assurer d’avoir bien vu. A la rapidité avec laquelle le dispositif se mettait en place il comprit qu’il avait été préparé à l’avance, qu’il était piégé et en passe d’être violé, sous le couvert d’une action curative.

Son sexe qui avait manifesté quelques frétillements se terra comme l’eût fait une souris apeurée et de ses mains Jean vint l’abriter pudiquement dans sa retraite.

Jean était en puissance physique de réagir, de sauter du lit et de fuir le sort cuisant et humiliant que l’on était en passe de lui appliquer. Il en était moralement incapable. L’ascendant de sa tante sur lui prit soudain une dimension paralysante. La vision d’Alice tenant d’une main le bock et de l’autre la canule pointée vers le haut comme le doigt de la justice lui parut à la fois comme une implacable injustice mais fortement érotique. Il se sentit impuissant à réagir et dans un sentiment de honte se livra à elles.

Caroline qui n’était point l’instigatrice du complot s’installait dans son rôle et ses compétences de dominatrice en tentant de mesurer l’aptitude de Jean à recevoir un conséquent lavement, en état de forte constipation.

Quant à Alice, qui avait tant désiré cet instant, elle était en proie à une angoisse qui l’amenait à quelques remords devant l’effarement de Jean.

Caroline intima à Jean l’ordre d’occuper le milieu du lit se retourner. Il le fit lentement dans une résignation fataliste. Elle s’agenouillât près de lui, toujours sur son côté droit. Il sentit une main de sa tante se poser sur ses fesses et, en tournant sa tête, vit son autre main aller saisir la canule qu’Alice lui tendait. Il fut alors pris d’un dernier sursaut de machisme et brusquement dégagea ses fesses et y porta ses mains ouvertes pour les protéger de toute intrusion.

NON ! ! ! ! ! ! Je ne peux pas ! ! ! ! ! ! !, je ne veux pas ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !.

Alors, très calmement et très professionnellement, Caroline écarta d’autorité les mains de Jean et des siennes aux longs doigts effilés lui administra une série de cinglantes fessées qui lui rougirent le derrière, en en faisant un potiron flamboyant digne d’hallowin.

Puis, sortant d’on ne sait d’où un lacet de cuir elles lui lia les poignets derrière son dos afin qu’ils ne puissent atteindre son fessier pénitent.

Jean n’avait réagi que par quelques ah ! ! ! ah ! ! ! ! pendant que pleuvaient les coups. Il ne s’était pas débattu pendant que Caroline lui liait les mains et maintenant il restait immobile et silencieux. Cette sanction fut pour lui salutaire. Il lui imputa l’abandon de ses scrupules et cette fois se livra inconditionnellement à ce viol ourdi contre lui. Aux deux femmes il signifia sa défaite en écartant ses jambes et ses cuisses leur offrant ainsi son réceptacle puni injustement de ses dix jours d’involontaire inaction.

Dans sa position il ne pouvait voir Caroline mais Alice ne lui était point cachée. Il la voyait avec toujours son visage énigmatique, tenant le bock de ses deux mains comme une servante passive. Il ne savait s’il pouvait trouver en elle une alliée compatissante ou une impassible assistante persécutrice.

Il la vit à nouveau tendre la canule à Caroline qui cette fois s’en saisit résolument. Il retenait son souffle, le sacrifice était imminent.

Caroline ouvrit légèrement le robinet pour chasser l’air contenu dans le tuyau et qui fusa en émettant un léger sifflement. Puis elle laissa aller quelques gouttes du liquide qui tombèrent sur le haut de la raie des fesses de Jean. Il les resserra aussitôt puis les relâcha. Il sentit un ruissellement chaud couler dans son sillon et venir se répandre sur ses testicules et son sexe qui se sentirent flattés par cette aspersion. Puis, la même main de Caroline vint à nouveau se poser sur les fesses de Jean et deux doigts exercés lui écartèrent la raie pour rendre son anus visible .

Jean sentit l’ogive de la canule s’y poser dessus. Il était humecté par le précédent jet de liquide chaud et semblait ne vouloir opposer aucune résistance à son imparable percée. Caroline, en experte, exerça une pression vers le bas, puis vers le haut et enfin sur les côtés de l’orifice sacrifié puis dans un mouvement de vrille fit disparaître l’ogive dans ce cul improductif. Jean sentit comme un « ploc » sourd qui ne lui fit qu’à peine mal. Curieusement, Alice ressentit le même en elle, pour avoir souvent appréhendé ce moment décisif. Quant à Caroline, elle pensa devoir débuter l’injection sans attendre d’avoir mise en place la canule en son entière longueur de crainte qu’elle n’aille plus profondément s’embourber et s’obsturer.

Jean perçut ce premier écoulement comme une friandise suave d’une chaleur bienfaisante. Il ajusta sa position au mieux que son confort avec les mains liées puisse le lui permettre. Le lavement descendait régulièrement et semblait s’infiltrer sagement en lui. Certes il le sentait circuler en lui induisant de petites réactions qui justement étaient celles qu’il n’avait plus ressenties depuis plusieurs jours. Il pensa que le viol dont il croyait être l’objet n’était pas aussi sauvage qu’il l’avait craint et que, peut être bien, c’était vraiment pour son bien.

Caroline avait enfin enfoncé la canule toute entière et parfois la retirait quelque peu pour en désengorger l’orifice. Dans ces phases, Jean sentait le lavement s’écouler plus abondamment et de petites coliques commençaient à apparaître. Loin de les craindre, il les trouvait plutôt agréables à supporter. Si le lavement continuait ainsi, à cet agréable se joindrait l’utile. De plus, d’être ainsi manipulé par les deux femmes ne l’effrayait plus et il percevait dans cette soumission forcée un plaisir sexuel dont il n’aurait jamais soupçonné le charme. Il en vint même à souhaiter que le lavement se fasse un peu plus agressif avant sa fin qu’il pensait proche. Il regarda Alice mais n’osa lui demander combien il restait dans le bock. Pourtant dans ses yeux elle lut sa question. Elle ne lui répondit que par un regard contrit et un pincement de ses minces lèvres qui n’auguraient en rien une fin proche et confortable du lavement. En fait il n’en était qu’à la moitié et Alice savait par expérience ce que pouvait être la suite et elle souhaitait qu’elle se déroulât comme si ce fût elle qui la subit.

Jean détourna sa tête de l’expression dubitative d’Alice, juste pour recevoir une poussée aiguë du lavement. Il se raidit d’un coup et haleta jusqu’à ce que l’alerte fut passée. Une autre suivit qui lui arracha son premier cri. Puis les spasmes se succédèrent ne laissant chacun à Jean qu’un tout petit répit avant de lui lancer le suivant. . Il résista tant qu’il le pût mais sa petite fierté mâle ne tint pas longtemps, même pas devant Alice à qui il aurait aimé montrer dans son humiliante position de soumis, une preuve de courage. Il se mit à, supplier.

- Ca..Caroline... j’ai mal, ...j’ai mal... Je t’en supplie, arrête,...arrête...arrête au moins quelques instants.... AIE ! ! ! ! ! ça fait mal.. AIE ! ! ! ! ! !AIE ! ! ! ! ! ! !

- Je sais mon petit que ça fait mal, mais nous ne pouvons pas le prendre à ta place. Tu dois coûte que coûte l’endurer.

- Je ne peux plus... Je ne peux plus le retenir, de grâce accordez moi une pause.

- Soit, c’est ton premier lavement... je ferme le robinet.

A cette nouvelle jean ressentit un petit soulagement mais le lavement continuait à produire ses ravages et à tenter de circuler comme dans un couloir encombré. Jean se convulsait à chaque attaque et ne pouvait encore retenir ses râles, ses gémissements et ses cris de douleur. Au bout d’une ou deux minutes le lavement dut se stabiliser et les douleurs se firent moins violentes quoique encore erratiques. Il était toujours relié au bock qu’Alice tenait plus bas pour reposer ses bras. Caroline lui demanda.

- Alice, que reste t- dans le bock ?

- A peu près un demi litre

- Ce sera assez pour cette fois. Tu peux le reposer

C’est alors que Jean eut une réaction toute inattendue.

- NON ! Je veux le prendre jusqu’au bout

Et il se mit à diriger lui même les opérations, devant sa tante stupéfaite et Alice ravie que l’on en restât point là.

- Alice, relevez le bock. Plus haut encore ! ; ordonna Jean.

- Tante Caroline ; tiens bien la canule et ouvre le robinet.

Stupéfaites elles obéirent à leur esclave. Le lavement déferla avec force et reprit de plus belle son pillage. Jean se tétanisa sous la douleur tout en criant aux deux femmes de surtout ne pas arrêter. A ce débit le demi litre passa rapidement et c’est à peine si Alice osa annoncer à Jean que le bock était vide et qu’elle le reposait.

Caroline referma le robinet pour interdire tout retour du lavement dans le bock et retira précautionneusement la canule. Pendant ce temps, Alice qui s’était retirée revint avec un seau hygiénique qu’elle disposa près du lit.

Jean vit le récipient et, après son exploit fit en sorte de ne pas montrer l’humiliation qu’il ressentait à avoir maintenant à rendre le lavement dans ce récipient d’antique usage et devant elles, surtout devant Alice. Pourtant, de se soulager était le plus cher de ses désirs et encore là, tout seul, les poignets encore liés il glissa du lit et s’installa tout seul sur le seau. Par bravade il voulut retenir encore le lavement mais celui-ci se montra si virulent qu'il partit d’un coup en paquets et jets puissants. Les femmes avaient repris les commandes. Caroline tenait la tête de Jean et Alice se repaissait de ce spectacle dont elle fut trop souvent l’actrice.

Les saccades se firent plus espacées et cessèrent. Caroline l’invita à se lever et toutes les deux le conduisirent à la salle de bains. Pour le punir de son audace elles lui laissèrent les mains liées derrière son dos, le firent enter dans la douche et se mirent en devoir de lui faire elles même sa toilette intime.

Jean ne pouvait plus dominer sa honte et pourtant il n’était pas au bout de ses peines. A peine eût-il pris place debout dans le bac que le lavement qu’il croyait avoir tout rendu se manifesta encore. Jean se tordit sous cette poussée inattendue et voulut se diriger vers les WC. Les femmes l’en empêchèrent. Il se retint tant qu’il le put mais là encore fut vaincu par l’implacable nature. Il sentit un jet lui échapper puis le reste suivit, dégoulinant entre ses cuisses serrées, pour se répandre lamentablement à ses pieds.

Elles le ramenèrent exténué à sa chambre, le délièrent les mains et l’allongèrent, sur le dos, sur son lit de pénitence redevenu son havre de paix. Il se laissa aller, il se laissa caresser par sa tante et par Alice, vaincu mais baignant dans un inexplicable bien-être. Il s’abandonna encore une fois aux douceurs qu’elle lui prodiguaient. Son sexe qui avait fui l’orage sortit pour voir si le ciel était redevenu clément. Il alla même jusqu’à entamer une érection langoureuse que Caroline favorisa en le prenant dans sa main. Elle masturba Jean délicatement et il s’en délecta. Son membre était devenu pus dur que la canule de Caroline et son gland aussi prétentieux que son ogive. Il rougit (mais pas de honte), se violaça et sa peau se tendit à en faire mal à Jean. Caroline leva les yeux vers Alice et lui dit :

- Viens prendre ta friandise .

Alice se pencha sur le sucre d’orge que lui offrait Caroline et dans sa bouche l’engloutit

Avec un féroce appétit. Jean aurait aimé que dure son plaisir mais la fougue d’Alice l’amena rapidement à éjaculer, abondamment, par fortes saccades pendant qu’Alice avalait son sperme dans de savoureuses déglutitions.

Quand ce fut fini, les deux femmes le recouvrirent de son drap, le bordèrent confortablement l’embrassèrent affectueusement et se retirèrent en lui disant que dès le lendemain, de bonne heure, il recevrait un autre lavement qu’elles qualifièrent de complémentaire.

Jean ne tarda pas à chercher le sommeil dans une quiétude nouvelle. Il caressa son ventre endolori, son sexe satisfait, ses fesses encore en feu et son anus maté et meurtri. Ce soir là ne se masturba pas mais visualisa avec douceur l’image magique de sa tante, belle, pulpeuse, puissante et désirable, et celle d’Alice à la beauté et aux pensées énigmatiques. Il les voyait en rêve érotique, revenant le lendemain matin porteuses, comme un objet de rite cultuel, d’un lavement annoncé et annonciateur de bien d’autres.

DE retour de la plage, le corps bien bronzé, les fesses bien blanche et le petit trou qui attends sa canule, et pour patienter, la suite des lectures de Florence

Deuxime Lettre

Réponse d'Annie à Florence

© Florence 2001 -

Personnages : María et Annie

Annie répond à FLORENCE au sujet de l’épreuve de SANDRINE

ANNIE et FLORENCEavaient partagé le même appartement et avaient entretenu une liaison intime qui comblait gentiment leur solitude.

Dans cette lettre FLORENCE découvre que la pratique de la clystérophilie n’est pas aussi rare qu’elle le pensait. Sans qu’elle l’eût su pendant leur liaison, elle découvre aussi qu’ANNIE y a été abondamment soumise par une de ses logeuses, MARIA qui était aussi sa dominatrice.

Ma très chère FLORENCE,

Merci de ta dernière lettre et de ta confidence concernant la très croustillante scène de clystérophilie dont tu as été l’involontaire témoin seulement auditif. Peut être est-ce mieux ainsi car si tu avais pleinement assisté à la scène, tu aurais été autant qu’elle atteinte par ses tourments, avec la différence que pour elle ce était pas la première fois qu’elle recevait un lavement magistral.

Grâce à ta relation détaillée j’ai pu reproduire fidèlement la scène et revivre ce qu’en pareils cas j’ai moi-même vécu, à la différence que celle qui de gré ou de force offrait ses fesses et son ventre, c’était moi.

Oui moi, toute frêle, toute menue, toute ingénue, toujours en recherche de maternage au point que bien que nous soyons du même âge, j’étais toujours blottie dans tes bras.

Je ne t’en avais jamais parlé par ce que j’étais bien avec toi et que je ne voulais pas mélanger notre relation avec ma précédente qui m’avait comblée dans mon inexplicable besoin de dépendance.

C’était juste après mon Bac. et mes 18 ans qui en paraissaient 15, à peine sortie de la scolarité et projetée dans la majorité. Et dans un avenir qu’il fallait nourrir d’études et d’application.

Je dùs à cause de tout cela aller loger en ville pour y préparer mes concours.

Pour mon confort et pour ne pas brusquer ma timidité, on m’écarta de la foule estudiantine pour me remplacer dans un cocon aussi douillet que celui dans lequel je vivais en famille. C’est ainsi que je vins loger chez María, une très respectable dame issue de la bourgeoisie espagnole, écrivain et qui vivait de sa plume et de ses conférences de haut niveau littéraire.

Sa prestance, sa beauté, sa quarantaine me fascinaient et me sécurisaient. Je lui vouais une forte admiration qui me paralysait dans notre relation de cohabitation. Peu à peu, à la faveur de ma docilité, elle finit par m’apprivoiser. Elle m’intéressa à son travail et se mit à suivre le mien. Elle veilla à mon confort tout en m’inculquant une naturelle discipline de vie. Enfin elle s’intéressa à ma santé qui bien que très bonne paraissait toujours chancelante par mon aspect malingre. Le contact tactile me manquait encore et elle sut s’en rendre compte. Elle prit l’habitude de m’embrasser le matin et de passer par ma chambre avant de rejoindre la sienne, juste pour quelques paroles ou un baiser affectueux qu’elle posait sur mon front. Quelques fois elle prenait ma main dans la sienne et la tenait longuement. Un immense bien être m’envahissait alors et une douce chaleur se répandait en moi. Une fois même je ressentis de petits picotements au niveau de mon sexe et le sentis s’humidifier. A partir de là ce même phénomène se reproduisit à chacun de ces contact et je découvris qu’ils me donnaient un plaisir nouveau. Je ne lui en dis rien de peur qu’elle ne cessât pudiquement de prendre ma main ce d’autant qu’elle prolongeait de plus en plus ce contact, allant même jusqu’à faire glisser sa main sur mon avant bras qu’elle serrait étrangement. J’osai un jour en faire de même sur elle et elle ne me repoussa point. Souvent je feignais de m’endormir pour mieux savourer son baiser que quelques fois, Ô bonheur, je le recevais sur mes lèvres.

Je pris peu à peu l’habitude de m’asseoir près d’elle sur le canapé quand elle regardait une émission de télévision ou une de ces cassettes vidéo qui témoignaient de sa grande culture. Je vins un soir me coller à elle et reposer ma tête sur sa poitrine. Son bras entoura mes épaules et sa main me prodiga quelques caresses. De caresse, j’en avais manqué chez moi et de ma vie je n’avais jamais flirté. J’en fus toute émotionnée. Certes j’étais maternée et mon cœur s’en emplissait d’aise, mis aussi mon sexe réagit comme désormais chaque soir. Il fut le départ de quelques frissons et mouilla cette fois non pas ma chemise de nuit mais ma culotte. Je me retins pour ne pas y porter ma main et me mis à serrer mes cuisses comme pour en retenir ces agréables sensations.

Toute ingénue que je fusse, je n’étais pas assez bêtasse pour ne pas remarquer que cela ne se produisait pas quand ma mère me prodiguait quelques rares tendresses. Les soirs suivants après qu’elle m’eût quittée je n’hésitais pas à diriger mes mains là où la nature les appelait. Je découvris ainsi la masturbation au cours de laquelle je m’octroyais mon premier orgasme. J’en fus tellement surprise que sur le coup je crus que j’avais détraqué quelque chose en moi. Je m’en abstint durant quelques jours mais le plaisir que j’en avais ressenti me ramena à le rechercher et à le retrouver plus intense encore. Je me découvris ainsi d’autres point sensibles, mon clitoris, par le hasard de mes attouchements, mes seins par ce que je les sentais grossir et se raidir. Je me prodiguais en solitaire toutes les caresses que je n’avais jamais reçues. D’abord furtives, puis intenses et enfin parfois meurtrissantes à m’en faire mal. Mon corps vibrait et mon esprit appelait María pour personnaliser mes fantasmes.

Elle me traitait toujours affectueusement, trop à mon goût. J’eusse aimé qu’elle allât plus loin dans ses marques de tendresse. En fait, plus rapidement car certes elle progressait mis mes sensations aussi et de ce fait je restais toujours sur ma faim, une faim d’elle, une vraie fringale finalement.

La scène du canapé était devenue presque quotidienne. Un soir sa main plongea dans ma poitrine et elle y découvrit mes petits seins raidis par le plaisir. Elle en titillait les bouts devenus arrogants et perçut les frissons qui m’agitaient.

Au moment où elle allait retirer sa main, je la retins vigoureusement, son autre bras prit ma taille et m’attira contre elle . Puis sa main descendit sur mes genoux et remonta le long de mes cuisses pour se poser sur mon sexe protégé par ma culotte imbibée comme une éponge.

De cette main habile elle fit glisser mon slip le long de mes jambes et je fus étonnée de l’aise avec laquelle je lui en facilitais la tâche en soulevant mes fesses par a coups saccadés.

Son index et son majeur cherchèrent l’entrée de mon sexe et l’investirent facilement à la faveur de mes sécrétions qui abondaient. C’était pour moi sublime, inattendu autant que depuis longtemps tant attendu. Pourtant Ô déception, elle arrêta son investigation et retira ces doigts qui me procuraient tant de plaisir et me promettaient une jouissance extrême, la première qu’un autre être que moi-même allait me donner.

Elle se sépara de moi et s’établit le dialogue suivant. ;

« Mais tu es vierge ! »

« Oui María vous êtes la première à poser à la fois votre main et votre regard sur moi. Je veux me donner à vous, je vous en supplie ! Prenez moi ! »

« Ce n’est pas possible. Je n"en ai pas le droit. Ce n'est pas à moi de te faire femme. Tu ne sais pas encore si tu es Homo ou Bi ou Hétérosexuelle.

De sa réaction, j’étais désolée, peinée, meurtrie, révoltée. D’une voix cassée par ma déception, je partis dans une plaidoirie émouvante, implorante et agressive.

Raisonnable...raisonnable... il y a plus de dix huit ans que je suis raisonnable. Plus de dix huit ans que je suis sage pieuse, obéissante, studieuse. Plus de dix huit ans que je donne satisfaction à tout le monde et que l’on loue ma vertu et ma bonne santé. Pour ces raisons je n’ai jamais été punie. Je n’ai jamais été soignée et dorlotée, je n’avais besoin de rien d’autre que de grandir saine et bien pensante et de me donner en exemple. Résultat ? je suis la rosière de tout le territoire alors que toutes les filles de mon âge on t connu l’amour. De classicisme forcené je suis fringuée comme une bonne sœur sur le retour d’âge. Pour ne jamais commettre le pêché d’orgueil e rester pudique, je ne me suis jamais maquillée et ai toujours été moche à décourager tous les garçons qui auraient pu me poursuivre dans ma retraite précoce. J’ai vécue introvertie, refoulée au point que seulement ces jours-ci j'ai découvert un semblant de désir sexuel. Et vous me demandez d’être raisonnable ! Vous aussi vous voulez m’enfermer dans l’ermitage de la raison ! alors que je vous aime...Seriez vous de mèche avec eux ? Suis-je tombée dans un piège ? qu’ensemble vous m’auriez tendu ? ? ?.

Désespérée je fondis en sanglots.

María me reprit dans ses bras et essuya mes larmes tout en me consolant d’une voix très douce.

« Tout ce que tu me dis là ma petite Annie je lavais déjà perçu, sauf ta virginité. Fais-moi confiance ma chérie je ne te ferai pas pâtir longtemps. Je maintiens que tu dois être déflorée par un garçon pour que tu ne sois pas à nouveau emprisonnée, mais cette fois dans l'homosexualité. Je pense qu'en effet le temps presse pour t'éviter ce risque. Si tu veux, ton pucelage on te fera sauter dès demain. Pour cela je convoquerai Jérôme que tu connais. Te convient-il ?

« Oui María puisque c’est vous qui le choisissez. »

« Après tu pourras faire ton apprentissage de l'amour sous toutes ses formes et en expériences et initiations multiples que tu seras mieux apte à apprécier.

Je dois t’avertir qu’avec moi ce n’est pas de tout repos car en plus d’être homosexuelle, je suis dominatrice et ai des pratiques à la fois recherchées et redoutées. »

« María ! Je vous obéirai et vous me punirez si je faute. Jamais je niai été punie, seulement des recommandations qui me culpabilisaient et me renfermaient dans le remords. Faites moi ce que vous voulez, même si c'est douloureux, mais faites moi quelque chose je vous en supplie, je n’en peux plus d'espérer. Ne vous ai-je pas tout à l'heure presque insultée, je vous en dois réparation. »

« Soit, je vais te donner un petit échantillon de ce qui t'attend si tu restes avec moi. Je vais sur l’heure te punir de ton impertinence à mon égard. Pour demain ça ne change rien. Saches aussi que tu n’es en aucun cas mon esclave et que tu restes libre à tout moment de ton corps de tes pensées et de ta personne que je respecte même si parfois je suis amenée te molester. »

« María, je sais qu'au contraire vous allez me libérer. »

« Bien ! relève toi et déshabille toi. Tu vas expier tes paroles déplacées. »

La soudaineté de sa décision me surprit. J’eusse aimé avoir un petit répit pour cultiver la crainte de ce châtiment dont je ne connaissais pas la nature. Je m’étais prestement dévêtue pour ne pas lui déplaire et la faire attendre, mais elle avait disparu et, embarrassée dans ma position debout, je m’étais rassise timidement sur le bout de mes fesses.

Peut être avait-elle compris qu’elle devait m’accorder ces instants de méditation, ou alors, l’élaboration de ma pénitence demandait une longue préparation ? ? ? J’entendais depuis comme des bruits de cuisine que je ne pouvais identifier et sentais de délicieux arômes qui n’entraient pas dans la préparation de nos plats. Une petite angoisse m’étreignait mais elle était atténuée par le sentiment que ce que j’allais vivre et certainement subir allait changer ma vie de none repentie.

Son retour mit fin à mes élucubrations.

Je me levais en toute hâte et debout me sentis gauche. Jamais personne ne m’avait vue nue, ou presque car elle s’écria :

«Non mais ! Veux-tu enlever immédiatement ton soutien gorge et ta culotte ! Ce n’est pas le pouls que je vais te pendre. »

Je m’exécutais prestement devant l’autorité de son expression.

« Pardon María c'est la première fois, j'ai un peu honte... comme ça, toute nue... Bien que m'enhardir soit mon immense désir ça ne peut se faire d'un seul coup de baguette magique... »

« J'ai à ta disposition quelques exercices d'humilité qui te guériront rapidement. Quant à la baguette magique, un seul coup ne suffira peut être pas mais tu vas en constater l'efficacité. »

Cette allusion me fit frémir mais stoïquement, j’attendis ses ordres.

Entre deux canapés dont l’un avait été le lieu du récit que je viens de faire, il y avait une table de bois massif, longue et munie de tiroirs sur toute sa longueur et des deux côtés. Elle me demanda de l’aider à la recouvrit d’une épaisse couverture de tissus éponge jaune. Elle jeta un gros coussin à une des extrémités de la table et en fit ainsi une couchette sur laquelle elle me fit prendre place couchée sur le dos. Je suivais ses faits et gestes dans les moindres détails. Je la vis ouvrir un des tiroirs et en sortir une longue cravache de cavalier.

Je n’avais pas peur mais ne pus maîtriser un long frisson qu’elle perçut parfaitement.

« Voilà la baguette magique. Es-tu toujours désireuse de purger ta faute et d'en subir les morsures ? »

« Plus que jamais María ! »

« Retourne-toi et serre bien l'oreiller dans tes bras. Ne te raidis pas et surtout ne tente pas de quitter la couchette, je te l'interdis. Rassure-toi, pour une première fois je ne vais pas frapper fort. »

« Ne me ménagez pas María. Je ne l'ai été que trop jusqu'à maintenant. Je veux seulement être digne de vous. Je serai fort dépitée de manquer de courage et de vous décevoir. »

Le premier coup m’atteignit sur le dos, juste en dessous et parallèlement à mes épaules. Je le ressentis comme une décharge électrique qui fit sursauter et vibrer mon corps tout entier avant que je ne ressente la brûlure de cette cinglante flagellation. J’enfouis mon visage dans l’oreiller en le serrant de toutes mes forces afin qu’elle n’entendît point le long grognement qui sortit du fond ma gorge.

Il en fut de même pour les suivants que je reçus à intervalles réguliers, assez espacés pour m’éviter le phénomène de bastonnade. Trop espacés aussi car ainsi je devais assimiler l’effet cuisant de chacun avant de recevoir le suivant. De plus, cet espacement de temps me laissait vainement espérer chaque fois qu’elle venait de m’administrer le dernier. Elle descendit méthodiquement de mes épaules vers ma croupe puis elle me marqua les fesses et de deux coups les dépassa. Les douleurs les plus aiguës me furent infligées par ces deux derniers que je reçus sur le bas de mes fesses et le haut de mes cuisses qui étaient les parties les plus tendres de sa cible. Là je ne pus retenir deux cris stridents que je poussais la tête relevée, en appui sur mes coudes et avec autant de force qu’en avais mise à retenir les précédents.

« Pardon ! pardon María je n'ai pas pu me retenir.. »

« Tu es toute pardonnée ma chérie. Je t"ai trouvée très courageuse. Aux deux derniers personne ne résiste la partie est trop sensible. Mes toi sur le dos à présent. »

J’obéis docilement sans me plaindre de l’impression que me donnaient mon dos et mes fesses, de me coucher sur un tapis de braises. je crus qu’elle allait me frapper sur mon autre face et d’instinct protégeais mes seins de mes bras en croix et de mes mains ouvertes Il n’en fut rien et je la vis remettre la cravache en place.

Elle me fit ensuite replier mes jambes et écarter les cuisses. Puis, prenant le coussin que j’avais tant serré dans mes bras pour m’aider à maîtriser les coups de cravache, elle me le plaça sous les reins pour surélever mon anatomie intime.

Je n’en éprouvais désormais aucune honte, je n’étais même pas curieuse de ce qui allait se passer, j’étais résolument soumise.

D’un des autres tiroir elle extrayait un tube d’une certaine pommade et vint s’installer à genoux entre mon « brancard » hospitalier. Une de ses mains tenait le tube et les doigts de l’autre effleurèrent ma vulve. Je crus qu’elle avait renoncé aux services de Jérôme et qu’elle allait elle même me déflorer. Il n’en fut rien. Ses doigts descendirent plus bas et flattèrent mon autre orifice et son pourtour. J’en reçus des sensations agréables et découvris encore que cette partie pouvait aussi bien que mon sexe servir à autre chose de plus agréable que pour les besoins naturels. Puis je la vis enduire l’index de cette main exploratrice de la pommade du tube. Après en avoir oint mon anus frétillant d’aise elle y enfonça ce doigt fouineur et de découverte en découverte, de découvris les délices de la pénétration anale. À ma déception elle retira son doigt et en resta là.

« Reste dans cette position et attends mon retour »

Elle ne se fit pas attendre et revint avec un équipement nouveau. Je reconnus un bock à lavements pour en avoir vu un à l’infirmerie de mon lycée une fois où j’y avais accompagné une de mes camarades Gisèle, de nature maladive.

Elle me l’avait décrit comme un objet de supplice dont chez elle on faisait fréquemment usage comme panacée s’appliquant à tous les maux. Elle en avait une phobie intense et ce jour là sa seule vue la fit presque entrer en transes. Elle me dit que ça faisait très mal et que comme elle les supportait très difficilement on lui en donnait aussi en punition pour ses incartades.

Sa mère et ses tantes les lui faisaient administrer par l’infirmière de l’ usine de son père, une vieille fille revêche indifférente à la douleur des autres et qui prenait plaisir à lui appliquer durement cette médecine dont ma pauvre Gisèle avait horreur.

L’infirmière était assistée par la gouvernante de la maison qui lui dispensait une éducation « à l'anglaise » et qui jugeait à ses cris, ses lamentation et ses supplications, de l’efficacité de la médication ou du châtiment éducatif selon le cas . Pour Gisèle la nuance était importante car le fait que le lavement soit punitif en justifiait le raffinement de son application et les douairières en profitaient pour le lui donner en toute légitimité, plus sévèrement que les autres.

Le bock de María était en émail blanc veiné, prolongé par un long tuyau de caoutchouc rouge qui se terminait par un robinet en ébonite noire sur lequel était emmanchée une canule en matière dure également noire de la grosseur d’un gros doigt, longue d’une vingtaine de centimètres, terminée par une ogive en forme de noix et comprenant un renflement à sa base de même nature que l’ogive.

Par ce que je savais par Gisèle de l’usage de cet instrument, je pris réellement peur . Ce d’autant plus que à voir les précautions que prenait María à le poser sur une haute sellette, il me paraissait plein de son contenu que j’évaluais au moins à deux bons litres, plus gros que mon ventre.

«Ca fait partie de la punition ? »

« Ça fait en effet partie des punitions que j'inflige, mais pas aujourd'hui. C'est un petit supplément que je vais t'administrer en guise d'initiation. Je veux tester ton aptitude à prendre des lavements car c'est mon jeu préféré. Je l'arrêterai dès que tu ne pourras plus le supporter mais saches que par la suite nous serons amenées à augmenter les doses et à varier les procédés. »

Tout en parlant, elle déroulait le long tuyau. Elle s’assura du bon emmanchement de la canule sur le robinet qu’elle ouvrit légèrement en faisant tomber une petite giclée du liquide du lavement sur mon ventre. Je lui vis un aspect de thé ou de tisane et surtout en perçus le fumet de plantes aromatiques dont j’avais déjà senti l’arôme.

« María ça me parait trop chaud »

« c'est par ce que ta peau est à une température plus basse que celle interne de ton corps. Puis, ironique...Rassure-toi ce n'est pas sur ton nombril que je vais irriguer mais ton ventre ..et par ton petit cul. »

Elle vint reprendre place entre mes cuisses toujours écartées. Elle tenait la canule bien à ma vue, verticalement comme un cierge de première communiante. Puis lentement lui fit prendre une position verticale et la baisa jusqu’à ce que je ne la vois plus. Je la sentis explorer ma raie et chercher mon petit trou. De moi même je portai mes à mes fesses et les ouvris largement pour qu’à la vue de María apparaisse le cœur de sa cible. Une petite émotion m’étreignit quand elle me posa l’ogive comme on présente une clef à une serrure, puis ce fut la pénétration, lente, décisive, d’abord l’ogive puis le corps et enfin le renflement de la base . J’en ressentis plus de plaisir encore que quand pour ce même office elle avait utilisé son doigt. Elle la retira et l’enfonça à nouveau en gestes répétitifs. Je sentis monter ma jouissance et donnais des coups de reins pour mieux absorber l’objet. Je me trémoussais sur ma couche, ce qui réveillait les brûlures de mon dos. Le tout fit de moi un être incandescent de volupté. Si j’avais pu maîtriser la douleur des coups de cravache, là je donnais libre cours à l’expression de mon plaisir.

« María !... María ! ! ! ! c"est bon.. oui..OUIIII ! ! ! ! n"arrêtez pas .... »

Je poussais de petits cris, des râles prolongés, des gémissements modulés par le plaisir et de frénétiques halètements dont la fréquence et l’amplitude allèrent grandissantes jusqu’à l’orgasme que j’exprimai bruyamment tant il fut puissant.

Au plus fort de mon extase elle m’introduisit la canule toute entière, y compris le renflement de sa base et ouvrit en grand le robinet. Le lavement fusa en moi en un jet puissant. Ce fut pour moi un ravissement qui prolongea mon orgasme. Je ne savais pas encore ma petite Florence comment on pouvait ressentir l’éjaculation du partenaire dans un rapport hétérosexuel, mais je t’affirme que recevoir un lavement immédiatement après un orgasme anal, je sais maintenant que c’est dix fois plus envoûtant. C’était chaud, impétueux, volontaire, brutal et caressant à la fois. Il prenait gaillardement possession de moi, m’envahissait, m’inondait avec une fougue virile, il bataillait et semblait jouer des coudes pour progresser, sans se soucier des lancées aiguës qu’il provoquait sur son passage et dont j’étais l’unique récepteur.

María me maintenait la canule en place et sans cesse avait un regard pour moi et pour le bock dont elle surveillait le niveau par une transparence placée sur son côté et que je ne pouvais voir.

Je commençais à avoir mal mais n’en disais rien. Pourtant Mar161a s’en apercevait par les crispations de mon visage, le pincement de mes lèvres et surtout la contraction de mes pieds nus et de mes mains. Je mettais toute mon énergie à endurer cet ondoiement qui parfois prenait des allure d’averses battante qui me faisaient redouter l’orage. Je retenais ma respiration et me crispais de plus en plus et à un moment extrême je ne pus retenir un grand soupir et un long râle dont María s’émut.

Elle ferma le robinet et me dit qu’elle m’accordait une pause avant de reprendre l’injection si j’acceptais que l’on continue.

Les douleurs ne s’arrêtèrent pour autant. Le lavement continuait à circuler et à conquérir du terrain qu’il mettait systématiquement au pillage. Je pensais avec compassion à Gisèle et à sa terreur quand elle savait à l’avance qu’à sa rentrée du lycée l’attendaient la gouvernante et l’infirmière avec le bock satanique plein et fumant des feux de l’enfer. Je ne savais rien des préliminaires qui précédaient l’acte réel ni des positions qu’on lui faisait prendre ni des quantités qu’on lui donnait. Peut-être étais-je dans la même situation qu’elle ? La différence était que moi je l’avais provoquée par lassitude que mon corps ne serve qu’à des fonctions organiques, par un éveil de ma sensualité et enfin par amour pour María à qui je me donnais avec fougue et me vouais sans réserve. Certes je venais de recevoir les cuisantes morsures du fouet et maintenant un lavement espiègle mettait à sac mes entrailles mais ça me venait d’elle réellement présente et non dans un fantasme virtuel. Ma douleur était réelle et mon envoûtant enchantement aussi. Pour la première fois de ma vie, j’avais un corps, certes meurtri mais aussi qui venait de jouir, qui venait de connaître un violent orgasme de la main de ma maîtresse, un corps qui venait enfin de susciter un intérêt, peut être un désir...

María avait lâché la canule et je me mis à serrer les fesses pour ne pas la perdre, bien que le renflement de sa base qui était en moi assurât aussi cette fonction. Je sentis mieux sa présence dans une intime sensation. Les mains de María massaient légèrement mon ventre et ce délicieux contact s’infiltra et se mêla à mes tiraillements qui s’adoucirent au point d’en devenir supportables. Je connus là encore un plaisir nouveau. Celui d’une présence qui se manifestait en moi , introduite et insufflée par la personne qui désormais pouvait disposer de moi en toute possession et dont tout ce qu’elle me donnerait de plaisir ou de douleur serait pour moi un bienfait. Venais-je de découvrir le masochisme ou tout simplement l’amour ? Peut m’importait, j’étais heureuse. Au bout de quelques minutes elle me dit :

« c'est inhabituel pour une première fois, tu as pris un litre et demie d'un seul trait... Veux tu que nous continuions ? »

Je répondis oui sans hésiter comme si le lavement que je contenais avait besoin de renforts pour mieux m’investir.

« Je dois t'avertir que ce sera de plus en plus douloureux, même violent au niveau des coliques que tu vas endurer. Je vais te donner d'abord un quart de litre à petites doses, puis tu décideras si veux prendre le dernier. »

En guise de réponse, j’ajustais ma position sur le coussin et ajustais la position de mes jambes dont j’avais relâché le repliement et l’écartement des cuisses.

Elle ouvrit à nouveau le robinet mais cette fois contrôla le débit du lavement en pinçant le tuyau en caoutchouc. Mon ventre mit quelques secondes à réagir puis il m’informa de son mécontentement de recevoir cette nouvelle rasade alors qu’il était saturé de la première. Il se mit en devoir de la rejeter et moi de le lui interdire. Ce fut entre lui et moi une dure bataille. Lui seul avait des armes et je n’avais que ma seule volonté de résistance à ces lancements erratiques et aux poussées du lavement qui lui commençait à trouver les lieux inhospitaliers. Je serrais la canule de toutes mes forces ce qui m’obligeait à des contractions qui contrariaient la détente que j’aurais dû observer. Je serrais aussi mes dents autant que mes fesses et pinçais mes lèvres à les faire saigner. Pourtant malgré mes efforts intenses, ma bouche ne put contenir l’expression de ma douleur. Ce furent d’abord des bruissements, puis des râles et des séries de petit cris qui finissaient par de profonds soupirs.

« oh !, oh ! ! OHHHH ! ! ! puis des soupirs, ahhhhh ! ! , suivis de cris modulés par l'amplitude des poussées : Aie ! Aie ! ! Aie ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! AHHHHHH .... ! ! ! ! ! ! ! !..... »

Pourtant maría pinçait bien le tuyau aux moments les plus intenses de mon mal mais je ne m’en apercevais pas tant mes coliques étaient continues.

Ça ne dura que deux ou trois minutes, mais combien me furent-elles longues...jusqu’à ce que María me dise

« Ça y est tu l'as pris. Veux- tu le dernier maintenant ? Saches que si tu y consens, tu consentiras aussi à le recevoir d'un seul trait et à plein débit. »

Au regard de ce que j’avais pris jusque là, cet avertissement paraissait terrifiant mais ma fierté domina ma frayeur et je répondis, d’une voix cependant cassée :

« Oui, María, oui ! donnez moi le reste, mais pour l"amour du ciel, je vous en supplie, faites vite. »

Elle ne se fit pas prier plus longtemps. Aussitôt, sans me laisser le temps de me reprendre ni d’ajuster ma position, elle rouvrit précipitamment le robinet et, comme le niveau du bock était bas elle le prit par son anse et le tint au bout de son bras, au plus haut qu’elle le put.

L’effet en fut immédiat et foudroyant. Le reste du lavement se précipita en moi avec la force d’un torrent en colère et me fit hurler de douleur.

« AIEEEEEE ! ! ! ! ! !. AIEEEEE ! ! ! ! !María, María pas pas si fort AIEEEEEE ! ! ! ! ! ! NoONN ! ! ! ! ! AIEEEEE ! ! ! ! ! ! Vite, VITE, VITTE Maríaaaaaa ! ! ! ! ! Maríaaaaaa!.AHHHHHHH. »

Je trépignais, me tortillais dans tous les sens, soulevais mes reins dans des sursauts convulsifs, donnais des pieds et des mains sur la table qui à travers la couverture retentissait de coups redoublés et lugubres. Je criais à m’égosiller à en perdre le souffle et finallements, je fondis en d’énormes sanglots.

À ce débit, ce dernier quart de litre m’investit rapidement, mais dans des douleurs atroces qui firent que chaque seconde me parût interminable. Je n’en perçus même pas la fin tant le lavement au complet bouillonnait dans mon ventre. Mes lamentions continuèrent bien après, au point que je me résolus à demander à María combien il en restait dans le bock.

« C"est fini depuis un bon moment ma chérie, mis il est normal que tu aies tant mal. Je te promets que ça va se calmer d"ici une petite minute. »

Je peux t’assurer ma chère Florence qu’une petite minute ça n’existe pas dans ces cas là. J’avais aussi mal que pendant l’injection et seule la voix de María me permettait de supporter ces affreux tourments. Elle me parlait sans cesse tout en essuyant mes larmes et me couvrant de baisers dont la tendresse m’était d’un précieux réconfort.

« Ça va se calmer ma douce chérie... J"ai fermé le robinet pour éviter toute remontée dans le bock...Tu peux déplier tes jambes, ça décontractera ton ventre... Là bien ma chérie... tu as été très vaillante et très digne ...Je ne pensais pas que tu aurais le courage de tout prendre...Je suis fière de toi... Dès que tu auras moins mal je te retirerai la canule et tu pourras te libérer.....Je ne peux pas le faire avant car tu n"arriverais pas à la cuvette sans tout lâcher en chemin...etc... » Sa voix était si caressante que je revenais peu à peu au calme et très tôt les douleurs devinrent supportables et une je me sentis envahie par une sorte de béatitude hypnotique.

Quand elle me retira la canule, elle le fit dans d’infimes précautions, lentement, faisant sortir le renflement de base, puis me demandant de serrer pendant que le corps tubulaire glissait vers sa retraite. Puis ce fut l’ogive et je dùs encore serrer après que fut passé son gros diamètre et garder ce serrement après que je fusse entièrement libérée de l’objet.

Je pense qu’à ce stade j’aurais aimé garder encore quelques temps le lavement en moi. Il me venait d’elle et l’expulser comme indésirable me paraissait sacrilège. Elle devait connaître cette réaction car elle ne me pressa point et même se retira à quelques pas. Au bout de quelques minutes que je vécus dans une grande quiétude, les lancements et les poussées du lavement semblèrent reprendre. Elle revint vers moi et me conseilla d’aller vers la cuvette qu’elle avait disposée tout près de moi.

« Il temps maintenant ma chérie le lavement revient à la charge. Si tu attends encore il deviendra insupportable et tu n'arriveras pas à, le contenir. »

Effrayée par ce danger dont je redoutais l’humiliation, je consentis à aller vers le siège libérateur qui en fait était dans les moment les plus durs, l’objet de mon plus grand désir. À l’inverse des opératrices de Gisèle, María se retira et je lui en sus gré.

Voilà ma chérie le récit de mon premier lavement. Il fut suivi de bien d’autres sous des formes très variées. Je crois bien que si nous avion continué notre vie commune, ce serait moi qui t’aurais initiée à cette pratique particulière, alors que je pressens que chez Joëlle et Nadine que ça va se passer.. à moins que tu passes un jour par chez moi.....Quoi qu’il en soit, et si tu veux être informée de toutes les réactions à ce traitement à caractère à la fois S.M et érotique, je demanderai à Gisèle de te faire part directement des siennes.

Je vais ma petite Florence te laisser pour aujourd’hui. Il serait trop long que je te raconte la scène du lendemain où Jérôme vint cueillir ma fleur depuis longtemps éclose, un heureux souvenir...

Ton amie, toujours amoureuse de toi et prête à répondre au moindre de tes appels.

Très amoureusement et voluptueusement, je t’embrasse

Ton Annie.

Florence - Chapitre 6

Lettre N 3 de

Florence à Giselle

Florence 2001 -

Personnages : Gisèle et sa famille, Gilbert, Mlle Scott, Mlle Lise.

GISELE est une fille effacée et soumise à une éducation très stricte. La seule affection qui lui fût jamais témoignée lui venait de ANA une bonne, antillaise qui finit par quitter le domaine où vivait GISELE. Mlle SCOTT, la gouvernante, inflige à GISELE une éducation dite « à l'anglaise » faite de châtiments corporels. Mlle LISE est l’infirmière de la maison. Après le départ d’ANA, c’est elle qui est chargée de donner des lavements à GISELE. Cette médecine est encore considérée par la famille de GISELE comme une panacée. Mlles SCOTT et LISE se découvrent là lesbiennes et dominatrices et par le biais de ces soins prescrits, infligent à GISELE une dure domination . GILBERT, le chauffeur du domaine deviendra l'amant de GISELE et la délivrera des ses deux tortionnaires chez qui pourtant, plus tard elle reviendra.

Chère FLORENCE,

Je t’adresse cette lettre à la demande D’Annie qui m’a fait part de celle qu’elle t’a récemment envoyée.

J’ai aussi lu la tienne où tu lui fais part de la scène à laquelle tu as partiellement assisté puisque tu n’avais que « le son et pas l'image ». J’ai constaté que malgré les tourments que subissait cette fille, le son et l’imaginaire t’avaient passablement excitée. Je ne sais comment tu aurais réagi si tu avais entièrement assisté à la scène. On ne peut apprécier que son propre vécu et non celui des autres. Annie est devenue par María, une adepte de la clystérophilie mais surtout, c’était María qui lui donnait ces lavements répétés et variés.

Toi, au petit réveil de ta nuit avec Nadine, tu désirais et redoutais à la fois de voir Joëlle entrer dans votre chambre armée d’un clystère prêt à l’emploi. En fait tu ne sauras que quand tu en auras reçu plusieurs, et différents, si tu peux devenir une adepte de cette pratique à vrai dire assez spéciale dans le monde de l’érotisme et du sadomasochisme.

Pour ma part, j’ai reçu une éducation encore plus stricte que celle d’Annie. Tout était basé sur l’obéissance, notre horizon s’arrêtait aux limites de notre domaine. Etant d’une santé dite fragile j’étais de fait encore plus dépendante de l’autorité qui régissait la maison. J’entends par là, mes parents, rigides et rétrogrades, mes tantes sœurs des deux, vieilles filles au cœur sec, et une gouvernante Mlle Scott qui faisait chez nous la pluie et le beau temps, surtout la pluie. Elle était chargée de mon éducation, voire de ma santé et prétendait qu’en m’élevant durement, à l’anglaise disait-elle, elle me rendait digne de la soi-disant haute lignée à laquelle j'appartenais. Son enseignement et ses punitions devaient me donner par la suite la rigidité et l’autorité qui honoreraient les miens. En fait, elle avait sur moi, par délégation, tous les droits et les devoirs de ceux qui auraient dû les assumer eux mêmes.

Donc, de santé que l’on prétendait précaire j’étais soumise à une surveillance et à des soins attentifs. La médecine familiale n’avait pas évoluée chez nous depuis le moyen âge. Les médicaments étaient réputés d’un usage populaire et abusifs. Par contre, les lavements, les cataplasmes brûlants, les diètes prolongées et les potions amères étaient d’un usage courant. Certes c’était contraignant, répugnant à avaler ou douloureux à subir, mais on en louait l’efficacité naturelle et l’absence d’effets secondaires. De plus, ils fortifiaient en nous la notion d’endurance et nous permettaient ainsi de verser une contrepartie aux bienfaits du ciel.

De toutes ces notions, la grosse dinde que j’étais en était convaincue, autant que de sa faible constitution et de son devoir de soumission à ceux qui œuvraient pour son bien. C’est ainsi que je recevais les indigestes potions, la brûlure des cataplasmes, les châtiments corporels, et les lavements avec une saine acceptation ou une sainte et pudique offrande dont curieusement, pour les deux derniers, mes fesses fustigées ou investies étaient le principal véhicule.

Mlle Scott m’administrait elle même comme une tache noble, les châtiments corporels qui résultaient des punitions qu’elle m’infligeait ou du mécontentement des autres ascendants à mon égard. Généralement c’était des coups d’une fine badine fort cinglante. Il y avait aussi comme variante dans une utilisation moins noble les lanières en cuir d’un inusable martinet.

Penaude, en pénitente convaincue, devant Mlle Scott déjà armée de l’instrument de ma pénitence, je dénudais mon dos, baissais ma culotte jusqu’aux genoux et retroussais ma jupe jusqu’à la taille.

J’avais à lui présenter mon dos mes épaules et mes fesses nus sans jamais me déshabiller complètement, ce qui eut été trop dégradant et qui avait pour elle l’avantage d’occuper mes bras à maintenir mes vêtements défaits. Elle frappait en coups irrégulièrement espacés de manière que je les endure séparément et que ces laps de temps me laissent chaque fois espérer que chacun fut le dernier.

Je devais fièrement les recevoir debout. Stoïquement, sans crier ce qui eut été vulgaire. Cependant je pouvais émettre quelques gémissements, je m’y appliquais pour ne pas être taxée de bravade effrontée. Ensuite il me fallait la remercier qu’elle ne se fut point montrée plus sévère et pour l’intérêt qu’elle portait à mon éducation.

Pour les lavements, ils m’étaient prescrits par le premier qui me trouvait mauvaise mine ou qui constatait en moi un manque de tonus (difficile à discerner dans une maison ou toute manifestation dynamique était taxée d’exubérance déplacée). Il y avait aussi comme symptôme de prescription du lavement réparateur tous les indices qui sur mon visage pouvaient témoigner d’un mauvais transit intestinal que je ne niais pas pour la raison que tu vas comprendre dans ce qui suit.

Mlle Scott considérait cette tache soignante comme domestique, elle en supervisait et en surveillait la bonne application, mais appelait Ana pour opérer.

Ana était depuis des années une employée de maison modèle que tout le monde aimait. Elle était détentrice de toute la bonté et de la douceur dont les autres étaient démunis. Antillaise et corpulente, elle figurait la bonne Nounou des films américains. Pour tout cela, je l’aimais et me le rendait bien. C’était la seule personne dont je recevais de l’affection. J’aimais me blottir dans ses bras et me plaquer contre son corps protecteur, recevoir quelques caresses et parfois un baiser furtif, clandestin car « ça ne se faisait pas »

Elle était elle aussi pour l’administration de lavements. Elle tenait à en préparer la décoction selon une recette de son pays qui en faisait un liquide doux efficace et non agressif, de telle sorte que je n’en ressentais après aucune meurtrissure.

C’était Mlle Scott qui me préparait et me mettait en place pour recevoir le bénéfique ondoiement. Me déculotter, enlever ma jupe et m’étendre sur une couchette en la seule présence d’une domestique était un acte de soumission inacceptable. Il en était de même quand je devais recevoir le lavement au petit matin. Seule Mlle était habilitée à ouvrir ma literie et à trousser ma chemise de nuit pour seulement livrer mes fesses au sacrifice pathologique.

Ces lavements étaient pour moi un ravissement. Ana opérait avec sa naturelle tendresse. Le contact de ses mains sur mes fesses était d’un velouté incomparable. La mise en place des canules me procurait des sensations intimes que je prenais garde de ne point exprimer de peur d’être punie pour le plus secret et le plus infâme des péchés et de voir remplacer cette médecine par d’horribles et indigestes purgatifs.

Elle utilisait le plus souvent des poires d’injection de petite contenance, d’un peu plus d’un quart de litre et munie d’une canule fine et longue de vingt centimètres environ. . Elle devait la retirer plusieurs fois pour la remplir et me gratifiait chaque fois des mêmes sensations. Elle agissait par pression modérée sur la poire et je recevais sa préparation comme une douceur, presque comme une friandise dont même je percevais le goût. J’aimais la sentir circuler en moi et être investie d’un fluide attentionné. Pendant que Ana remplissait à nouveau la poire, le lavement avait tout son temps pour se répandre pacifiquement en ses lieux d’exploration. Il se montrait à la fois discret et envahissant comme un charme, taquin et espiègle comme un petit chat qui veut jouer, qui griffe parfois un peu trop fort, mais à qui on pardonne.

La quantité de liquide qu’elle me donnait dépendait de mes sensations. Quand les griffures se faisaient de plus en plus effrontées elles m’imprégnaient quelques petites crispations que je soulignais de murmures effacés. Ana finissait de m’injecter la poire en cours et souvent m’en administrait une dernière pour faire bonne mesure disait’ telle et aussi pour que le lavement soit plus efficace, ce à quoi elle croyait sincèrement. Je sus par la suite que c’était aussi pour éviter que Mlle Scott ne vienne doubler cette dernière dose en m’accusant de simulation ou d’écoute douillette indigne de l’éducation qu’elle me donnait.

Je gérais assez facilement ces conflits entre le lavement et mon ventre devenu moins hospitalier. L’injection était toujours suivie d’un temps de rétention pendant lequel la bataille faisait rage, jusqu’à la réconciliation et reprise de la fonction de la mission laxative et dépurative qui était la leur.

Ce n’est que là que Mlle Scott apportait la cuvette mobile. Elle en différait la mise en place de peur que par tricherie, une partie du lavement ne la rejoigne directement sans passer par là où il devait œuvrer. Cette dernière phase thérapeutique ne m’humiliait point, elle était la finalité de la prescription et je n’en retenais pour mon compte personnel que les agréables sensations que j’avais intimement ressenties et qui sans que je le sache étaient l’éveil de ma sexualité que tous les principes que l’on m’inculquait et le talent de Mlle Scott furent impuissant à refouler.

Les choses se gâtèrent quand pour des raison matrimoniales Ana quitta la maison et revint dans son lointain pays d’origine. Ce fut pour moi un déchirement affectif qui me peina fortement et me rendit morose. Je fis de mon mieux pour cacher cette morosité qui eût été incomprise de tous et dont on aurait pu croire qu’elle résultait d’un engorgement dont un solide lavement allait me débarrasser.

Ma crainte était que pour les lavements Mlle Scott ne fut désignée pour pallier l’absence d’Ana. Mes craintes étaient certes fondées mais leur trouvaille fut pire encore. Cette responsabilité échut à Mlle Lise, l’infirmière en poste dans la fabrique de mon père. Elle était de ce fait également l’infirmière naturellement attirée de la maison et à cette période donnait des soins quasi journaliers à ma grand mère.

Un soir, s’adressant directement à Mlle Scott en ma présence, ma mère lui dit :

- « j'ai demandé à Mlle Lise de bien vouloir dès demain prendre sur son temps pour donner les clystères à Mlle Gisèle à qui je ne trouve pas bonne mine »

- « Bien Madame, j'approuve votre démarche. Depuis le départ d'Ana nous avons quelque peu négligé son hygiène de vie. Mademoiselle Lise, dans L'exercice de sa profession saura mieux qu"Ana juger de la quantité à lui donner et de la manière de le faire»

- « Merci Mlle Scott. Vous assisterez Mlle Lise et me rendrez compte des premières expériences. »

J’étais abasourdie. Cette conversation qui me concernant avait lieu en ma présence sans qu’aucune des deux n’eût un regard vers moi. Pour la première fois de ma vie j’osai émettre une protestation.

- « Mère je ne veux pas de Mlle Lise. Elle me fait peur. Elle est laide et porte sur elle la méchanceté. Je suis sure qu'elle prendra plaisir à me faire mal. »

- « Ma chérie, je ne vois pas d"autre solution. Ana vous a certainement mal habituée. Sachez que pour rester en bonne santé, autant que pour guérir ou être belle, il faut savoir en payer le tribu. »

Je voulus ajouter un mot mais ma mère ne me le permit pas :

- « Il suffit ma fille ! un mot de plus et je vous fais séance tenante sévèrement punir par Mlle Scott. »

Je me tus sous cette menace pour éviter de justesse que Mlle Scott ne sorte sa badine dont l’envie de la saisir lui brûlait les mains.

Plus que jamais je regrettais le départ d’Ana. Le bien être que me procuraient ses lavements étaient les seules douceurs aux quelles j’avais eu droit jusque là dans cette maison de demeurés. Et encore fallait-il que j’en taise les bienfaits, même à Ana. Ils faisaient désormais partie de mes doux souvenir que j’enfouis en moi pour ne les ressortir qu’aujourd’hui pour t’en faire la confidence.

Le lendemain, de retour du lycée, après que notre chauffeur m’eût déposée devant le perron de la maison, ma mère qui m’attendait me dit comme prononçant une sentence :

- « Veuillez s'il vous plaît rejoindre votre chambre, Mlle Scott et Mlle Lise vous y attendent. Je compte sur vous pour vous montrer digne et obéissante. ».

Je rejoignis les jambes tremblantes le lieu du sacrifice pour y retrouver mes deux inquisiteurs qui même en cagoule n’eussent pas été plus lugubres.

Je ne pus les saluer que d’une voix étranglée par la peur et l’émotion. Mes yeux inquiets parcoururent en vain la pièce pour tenter d’y découvrir un indice rassurant, je n’y vis qu’un dispositif inquiétant qui menait à mon lit ouvert dont le drap était recouvert d’une épaisse alèse. Sur la commode recouverte d’une nappe de papier trônaient un broc de verre transparent plein d’un liquide blanchâtre qu’un serpentin électrique maintenait à la température requise pour le bon office. À côté un bock à lavements en émail blanc, vide, imposant et ventru. Son long tuyau était lové sur son unique anse et pendait par le poids de son robinet. Entre le bock et le broc étaient disposés diverses sondes et canules dont aucune n’avait la fine apparence de celle de la poire d’Ana. C’était comme annoncé, du professionnel. Un professionnel aggravé, car Mlle Lise avait aussi sur elle un stéthoscope qui la rendait plus sévère encore.

Elle le prît en main en me disant :

- « Veuillez mademoiselle enlever votre chemisier et défaire votre soutien gorge. Je vais vous examiner. »

J’obéis sans hâte, étonnée de cette précaution pour un simple lavement. Nous étions en été et il suffit que je quitte donc le chemisier et le soutien pour me retrouver torse nu les seins à l’air, devant elle. Mlle Scott avait récupéré ces deux vêtements et les avait déposés sur un valet de nuit, loin de nous, ce qui signifiait que je ne les récupérerais qu’après l’office accompli.

Elle écouta ma respiration, et mon cœur, tâta mon pouls comme l’eût fait un médecin puis m’invita à m’étendre sur le dos. Là elle prît ma tension artérielle et d’un air satisfait la trouva bonne. Elle défit elle même la ceinture de ma jupe et me demanda de la faire glisser. Finalement Mlle Scott vint la récupérer sur mes jambes pour la ranger avec mes autres habits. Mlle Lise tâta et comprima mon ventre par de très désagréables fortes pression puis se relevant de toute sa hauteur, déclara comme on prononce un verdict

- « Tout est normal, de plus le ventre est souple, elle doit pouvoir supporter deux litres. »

C’était bien un verdict dont la sentence était immédiatement exécutoire. Je ne voyais aucun moyen d’y échapper, sauf un petit espoir vite déçu quand Mlle Scott tenta de dire :

- « Je voudrais vous signaler qu'elle n'a jamais encore pris deux litres... »

- « C'est par ce que Ana l'a mal habituée. Elle c'était la nounou, moi c'est mon métier. Je puis garantir qu'elle est physiquement apte prendre cette quantité et que plus un lavement est abondant, plus il est efficace. Pour ce qui est du désagrément qu'il provoque, c'est à elle de le gérer et de l'endurer à sa manière. »

Elle avait dit tout cela sur un ton très sec qui me terrorisa. J’assistais, étrangère et morfondue, à un affrontement qui me concernait sans que l’on me prêtât la moindre attention.

Mlle Lise entreprit de remplir le bock à l’aide du broc, dans un bruit de fontaine qui me glaça de frayeur en pensant que cette cascade allait ensuite déferler dans mon ventre. Puis elle choisit une canule au bout en ogive, qui me parût énorme. Celle d’Ana à côté de celle là était un sucre d’orge sur sa modeste poire, devant cette chandelle posée sur le solide chandelier que représentait le robinet du tuyau sur lequel elle l’emmancha solidement.

Je suivais dans un anxiété profonde tous ses faits et gestes, aucun n’était rassurant. Je la vis mettre à terre le broc et y faire couler quelques gouttes de mon lavement pour chasser l’air du tuyau.

Puis, s’adressant à Mlle Scott :

- « Vous m'obligeriez en voulant bien tenir le bock en élévation et en soutenant le tuyau. »

Mlle Lise prenait ainsi le dessus sur Mlle Scott en lui donnant un rôle d’assistante. Cette dernière accusa le coup avec une complaisance qui ne me dit rien qui vaille.

Elles vinrent vers moi avec leur équipement. Pour une fois on daignait faire cas de ma présence, ce dont je me serais bien passée. Mlle Lise tenait le cierge bien droit comme, marchant dans un silence lugubre vers une célébration satanique.

Je voulus rompre ce pesant silence et me montrer conciliante mais dans mon émotion ne pus sortir qu’un ânerie monumentale.

- « Dois-je enlever ma culotte ? »

Un bref sourire éclaira un instant le revêche visage de Mlle Lise pour me répondre dans un humour moqueur :

- « Ça me paraît être indispensable. Je n'ai jamais su donner un lavement par un autre orifice que celui que vous cachez si jalousement »

Je rougis tant par pudeur que de ridicule et me défis prestement de mon slip. Je me retrouvais désormais nue, comme jamais je ne l’avais été devant personne ; même pas devant Ana ou Mlle Scott quand elle me donnait les lanières. J’en éprouvais une sensation de fragilité plus que d’humiliation. C’était pour moi la dernière phase de ma soumission forcée, le reste ne dépendait que d’elles . J’eus un moment envie de pleurer mais ma fierté me retint et me donna même le courage de demander sur un air de défi :

- « Comment dois-je me positionner ? »

- « Retournez vous de trois quart... Laissez votre jambe gauche tendue. .. Relevez votre cuisse droite et repliez légèrement la jambe...Là c"est très bien...Maintenant donnez un petit coup de reins pour bien me présenter votre postérieur... Bien merci. »

Je m’étais docilement exécutée à mesure qu’elle parlait. Le sacrifice était imminent et mentalement je me préparais à subir l’inconnu à la saveur que l’on me promettait amère par les dernières recommandations de Mlle Lise.

- « Décontractez vous, plus vous le serez, moins vous aurez mal. ».

Je ne les voyais plus, j’étais désormais seule. Les yeux fermés telle l’autruche pour ne rien voir, je réalisais ma situation en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire,

J’était là, le cul en offrande. Un cul qui n’avait reçu rien d’autre que des coups punitifs ou des lavements fonctionnels. Elles étaient prêtes à l’investir magistralement avec leur objet phallique, feignant ignorer que je leur présentais aussi mon sexe sur lequel se focalisaient toutes mes vibrations internes provoquées par la frousse qui me tenaillait.

Un sexe ? Pouvaient telles seulement imaginer que je puisse en avoir un, elles qui sûrement en étaient dépourvues. D’ailleurs qui pouvait en avoir un dans cette maison ?

Le mot n’en était jamais prononcé, aucune allusion n’y était faite. Cela eût été parler du péché des gens du commun dont notre classe devait se préserver. L’image de la vertu nous était presque quotidiennement apportée par les fréquentes visites du curé de notre paroisse et des bonnes sœurs de la communauté voisine. Non ! personne n’en avait un ...sauf peut être moi qui en ressentais les appels et...peut être...non, sûrement ! Gilbert le chauffeur. Il y avait droit lui, un domestique...

Moi non. J’avais passé la puberté, fini ma croissance, atteint l’âge adulte et ce qui aurait pu faire le régal du chauffeur et pourquoi pas le mien, était en place dans une position érotique pour seulement recevoir un magistral lavement qui allait m’être administré pour mon bien et avec en prime le loisir d’en offrir les tourments pour le salut de mon âme. Ce jour là je dus gagner plusieurs siècles de purgatoire.

La main froide de Mlle Lise se posa sur ma fesse apparente. Ce contact me fit tressaillir. Je le perçus comme froid et rugueux alors que celui d’Ana était chaud et velouté.

Elle écarta mes fesses et je sentis l’ogive de la canule chercher mon petit trou, s’y poser dessus et dans un mouvement de vrille, me percer effrontément. Puis je sentis le corps épais de la canule s’enfoncer en moi et malgré mon stress et ma répulsion je faillis trouver agréable cette pénétration.

- « Je vous la tiendrai en place mais je compte sur vous pour contenir le lavement, quoi qu"il vous en coûte. »

Elle dût ouvrir aussitôt le robinet car je sentis fuser dans mon ventre une forte giclée d’une douche chaude et bouillonnante comme un geyser. Le lavement se répandait en moi comme une horde sauvage pille une ville conquise. Les douleurs furent presque immédiates et je fis jusqu’à la suffocation des efforts surhumains pour contenir des gémissements internes qui seulement bruissaient dans ma gorge.

J’entendis Mlle Scott émettre une remarque. Entre les poussées aiguës du lavement je perçus par bribes un dialogue purement technique s’établir entre elles.

- « Il semblerait Mlle Lise, qu'elle le supporte à grand peine. Pourtant elle est habituellement résistante à la douleur. »

- « C'est en effet un traitement assez douloureux mais que tout patient peut supporter pour peu qu'il y mette de la bonne volonté. »

- « C'est ce qu'elle tente de faire. Ira t"elle jusqu'au bout ? »

- « Forcément puisqu'elle doit tout prendre. Où en est-elle ? »

- « Pas encore à la moitié »

- « Pour qu'elle ait moins mal vous pouvez diminuer le débit en baissant le bock. Mais je vous le déconseille. Le liquide risque de ne plus descendre ou même de remonter. Par contre si vous voulez tester l'effet contraire, haussez le niveau du bock, nous gagnerons du temps. »

- « Mais elle aura encore plus mal ... »

« C'est son affaire pas la nôtre. C'est elle qui a un lavement à prendre, nous nous sommes là pour le lui donner, je ne tiens jamais compte de la manière dont les patients gèrent leur état. Comme nous serons appelées à lui en donner d'autres, vous pouvez à titre d’entraînement vous livrer à cette expérience.»

Elles venaient d’établir leur pacte de complicité j’étais aux mains de deux dominatrices qui venaient de se découvrir et qui allaient désormais fonctionner sous le couvert de leur profession.

Je ne sais à qu’elle hauteur Mlle Scott éleva le bock mais l’effet en fut immédiat. Le lavement, déjà impétueux, se fit coléreux, brutal et cruel. Je fus assaillie par d’ignobles douleurs impossible à localiser tant elles étaient nombreuses, lancinantes, erratiques et fulgurantes. Je me raidis d’un seul coup puis me mis à trembler convulsivement. Mes gémissements éclatèrent en cris stridents, en sanglots profonds et en poignantes supplications.

À ce débit, j’ingurgitais le lavement à toute vitesse mais que longs me parurent ces instants...Que longue et encore cruelle fut l’attente qu’elles m’imposèrent avant de restituer devant elles leur indigeste et torturant bouillon ...J’en eus le ventre meurtri jusqu’au lendemain et une peur panique s’empara de moi quand en partant avec son attirail Mlle Lise me déclara

- « J'espère que vous serez plus endurante la prochaine fois et que Mlle Scott saura vous inculquer cette qualité »

C’était vraiment trop fort. Elles venaient de m’administrer dans d’insupportables souffrances un lavement qu’Ana savait me donner en douceur au point que j’en étais devenue friande et je devais en plus me culpabiliser. Le comble fut que ma mère me reprocha mon manque de dignité et loua la providence que les domestiques fussent absent pendant que je livrais à ma démonstration fort bruyante et déplacée. Elle ajouta :

- « Puisque vous ne savez pas recevoir discrètement les soins que l'on vous prodigue, les lavements vous seront donnés le jour de sortie du personnel de maison. »

Puis pour sublimer la « connerie » Mlle Scott enfonça encore plus profondément le clou.

- « Puisque Mlle Gisèle semble redouter les lavements plus que les châtiments que je lui inflige, peut être pourrait- ton les utiliser aussi pour sanctionner ses manquements. Elle m'a justement rendu un devoir d'anglais qui est loin de me satisfaire. »

« Faites comme vous l'entendez Mlle Scott. Dès que Mlle Lise jugera la chose physiologiquement possible vous pourrez permettre à Gisèle d'expier cette faute. »

À partir de là, le délai médical conseillé entre deux lavements à peine écoulé, (plus ou moins quinze jours) je voyais le mercredi suivant, jour de sortie des domestiques, Mlle Lise arriver. Elle venait à bicyclette, un vieux « biclou » aussi rouillé et grinçant qu’elle, avec sur le porte bagages un panier en osier contenant sa panoplie de clystères. Entre temps, Mlle Sott pour ne pas perdre la main comblait les temps morts en réutilisant la badine et le martinet. Il faut dire que je lui facilitais les occasion de me sanctionner j’étais dans une période de relâchement total dans mes études. Je le payais durement mais je m’en fichais. J’avais un amant. Ne t’impatiente pas ma chère Florence, tu sauras qui c’était si tu as la patience de me lire jusqu’au bout. Crois moi ça vaut la peine d’attendre.

Ces séances de lavements avaient eu peu à peu raison de ma condition de soumise convaincue de contrition. Ma fierté et mon inconditionnelle acceptation avaient fait place à une phobie maladive qui me plongeait quelques heures avant dans une appréhension et une anxiété qui me fragilisaient et me privaient de tout pouvoir d’endurance. Je me déshabillais devant elles toute tremblante et la seule chose qui me retenait de les supplier de me donner le lavement moins sévèrement que les précédents, était la certitude que ma prière eût été vaine.

Depuis que, avec l’approbation stupide de ma famille, Mlle Scott avait eu la fameuse idée d’instituer le lavement punitif. Ceux-ci m’étaient infligés cruellement et dans conditions dites raffinées qui tenaient d’une imagination perverse. D’autres instruments que le bock avaient fait leur apparition tels que poires de diverses contenances, une énorme seringue en verre, des canules spécialisées et des sondes profondes La nature répressive de ces lavements justifiait mes cris, voire mes hurlements de douleur qui témoignaient de la bonne application de la sanction et qui n’émouvaient personne.

Je finis par sortir de ma coquille d’humilité dans laquelle je vivais recroquevillée. Annie fut ma première confidente. D’en parler me faisait du bien et c’est elle qui me fit oser entrevoir que ces deux « dueñas » se servaient de moi sous le couvert familial pour assouvir des instincts dominateurs.

À part Annie, personne d’autre ! Je ne fréquentais ni ne voyais personne qui puisse effleurer ma vie recluse en dehors du lycée où Gilbert notre chauffeur m’amenait et venait me reprendre deux fois par jour scolaire.

Pourtant si, quelqu’un ! Gilbert à qui depuis ma place à l’arrière j’adressais quelques mots aux quels il répondait brièvement et très respectueusement. Puis, peu à peu toujours aussi respectueusement mais moins brièvement. Nous arrivâmes à converser et cela fut pour moi une ouverture à la vie. J’eus un jour l’audace de m’asseoir près de lui, sur le siège du passager, puis ce fut chaque fois.

Peu avant notre arrivée il s’arrêtait sur le parking d’une auberge et me priait de repasser à l’arrière afin que ma famille ne sut rien de notre coupable compromission. Cette complicité clandestine donnait un peu de piquant à ma vie et nous unit dans le secret d’un très véniel péché.

Je sus ainsi qu’il allait avoir quarante ans et qu’il avait accompli une courte carrière militaire au cours de laquelle il avait « baroudé » dans le monde entier. Il avait pris chez nous cette place de chauffeur et de maintenance technique de la maison pour être près de certains de ses amis qui avaient suivi le même cheminement que lui et qui en famille étaient installés dans le pays. Il accomplissait sa tâche consciencieusement. Avec la permission de mes parents il ne sortait que certains soirs, parfois le samedi et était toujours présent le dimanche pour nous conduire à, la messe à laquelle il assistait avec recueillement en mémoire des ses regrettés camarades d’arme.

Un jour il remarqua que j’éprouvais quelques difficultés à appuyer mon dos sur le dossier du siège de la voiture. Il me demanda si je souffrais de courbatures. Je réunis toutes mes forces pour lui répondre timidement et comme banalement:

- « Non, c'est Mlle Scott qui hier m'a fouettée. »

Il ne me parût que très peu étonné et se contenta de dire :

- « Ça vous fait mal ? »

- « Oui, il faut que ça fasse mal... je le mérite, c'est pour réparer une faute... quand elle frappe ça provoque des douleurs instantanées, très aiguë puis il en reste une sensation latente, comme des brûlures. Hier elle était plus courroucée qu'à l'accoutumée et a cinglé mon dos et mes cuisses plus violemment que d'habitude. »

- « Drôle d'habitude ! Je peux par un procédé que je tiens de ma grand- mère faire disparaître le cuisant de vos brûlures. Il faudrait pour cela que vous puissiez venir discrètement dans la partie du domaine où je loge ... »

Pour la première fois de ma vie je me fis rusée et le rejoignis. Il me fit asseoir sur un tabouret et, derrière moi, sans que j’aie à défaire mon corsage, il murmura des paroles incompréhensibles, esquissa quelques gestes et, Ô miracle, mes fortes démangeaisons disparurent. J’en étais stupéfaite et lui resta calme et respectueux comme de coutume . Après un silence très parlant, il me demanda :

- « Je vous entend parfois gémir et même crier. Cela correspond au visites de Mlle Lise. Vous dispenserait-on des soins douloureux ? »

Je crois que j’attendais cette question comme moyen de libération de tout ce qui m’oppressait. Plus encore qu’à Annie, je lui confiai tout d’un seul trait. Je m’étais approchée de lui et franchi la distance qui nous était imposée. Il me reçut dans ses bras, me serra dans des bras protecteurs et puis... Je ne sais plus si je me suis donnée à lui où si c’est lui qui m’a prise, en tout cas ça s’est fait pour mon plus grand bonheur. Je n’eus qu’à le débarrasser d’un soudain complexe de culpabilité qu’il expulsa dans le plus merveilleux sourire qui eût envahi mon cœur.

Je vécus alors une folie amoureuse et sexuelle intense et en plein contraste avec les pratiques des deux sorcière. Gilbert m’avait faite femme. Je me donnais clandestinement à lui et c’étaient elles qui disposaient légalement de mon corps à des fins que je savais désormais perverses. Femme j’étais donc devenue, sans passer par l’adolescence et les deux situations que je vivais m’apparaissaient incompatibles.

Je recevais moins le fouet mais elles se rattrapaient avec les lavements parce que elles en profitaient toutes les deux dans une recherche poussée qui tenait d’une imagination fertile dans le sadomasochisme.

Elles ne me convoquaient plus dans ma chambre mais dans l’appartement de Mlle Scott qui la jouxtait. Elles avaient installé une pièce dite de « soins » dans sa grande salle de bains et la table dite elle aussi « médicale » était constituée de deux tréteaux et d’une planche en lamelles plastiques qui était recouverte de la même épaisse alèse qui auparavant protégeait mon lit.

Ce transfert eut lieu après le jour où, à bout de résistance, j’avais lâché le lavement avant d’avoir fini de l’ingurgiter. J’en fus confuse mais malgré cela punie d’avoir à le reprendre sévèrement après que l’incident fut réparé. Ce nouvel aménagement convenait mieux à leurs fantaisies et avec Gilbert nous avions remarqué que Mlle lise arrivait ces jours là de plus en plus tôt et repartait de plus en plus tard après qu’elles m’eussent libérée. Je mettais à profit ce loisir pour aller, toujours en cachette, rejoindre Gilbert qui largement compensait mes tourments.

Avec lui c’était le grand défoulement sexuel. Tout ce que peut connaître une femme dans une vie, je le découvris avidement en quelques semaines. J’avais suggéré que Gilbert m’apprît à conduire en conduite accompagnée. A notre grande stupéfaction ce me fut accordé. Autre stupéfaction, Mlle Scott écarta la proposition de nous accompagner. Elle avait deux raisons pour cela. La première était qu’elle ne supportait pas que quelqu’un d’autre qu’elle puisse en sa présence m’enseigner quelque chose. La seconde raison, que je sus plus tard, était que profitants de mon absence et libérée de son service à mon égard, elle en profitait pour rejoindre sa complice Mlle Lise.

Je partais donc au volant de la voiture, Gilbert près de moi et nous revenions de même. Entre temps nous faisions halte en campagne dans un petit hôtel discret où « nous repassions le code de, mauvaise conduite... »

Certains mercredis il fallait revenir plus tôt. C’était les mercredis de Mlle Lise. Je ne supportais pas l’idée qu’elles puissent alors avoir l’exclusivité de mes fesses et voulais que Gilbert en fasse usage avant elles. Je faisais en sorte que de ma bouche gourmande et de mas doigts devenus agiles, la queue de Gilbert devinse plus dure et plus volumineuse que leur plus grosse canule et nous nous adonnions à une charnelle sodomie, délicieuse et voluptueuse.

Une fois à leur merci, leurs instruments pénétrants trouvaient un orifice déjà ouvert pour aller barboter dans le sperme de Gilbert. Le seul inconvénient était que ainsi préalablement dilatée je tenais de moins en moins les lavements. Peu m’importait l’incident et la punition qui suivait, j’étais victorieuse par l’amour.

C’est Gilbert qui mit fin à leurs fantaisies. Ce mercredi là Mlle Lise était arrivée plus tôt que les autres jours et avait rejoint l’appartement de Mlle Scott. J’avais aussi vu Gilbert traîner dans la maison avec à la main quelques outils de bricolage. Ma leçon de conduite en fut abrégée bien que nous eussions eu le temps de faire l’amour avant que j’aille livrer mes fesses aux raffinements de mes « bienfaitrices ». Je m’y rendis rapidement dès ma descente de voiture, juste le temps d’entendre Gilbert me dire :

- « Mémorise bien tout, c'est la dernière fois que tu as à te donner à elles »

La séance se passa comme les autres mais je crois que je l’ai mieux supportée, toute confiante en la parole de Gilbert.

Comme chaque fois, je courus dès que ce fut fini rejoindre Gilbert pour qu’il adoucisse mon ventre endolori, mais il me dit :

- « Allons à la voiture, je vais te donner une leçon de mécanique automobile. »

- « En fait de mécanique, Occupe toi plutôt de la mienne... »

- « Pas aujourd"hui... On va avoir de la visite. »

En effet, ma mère vint vers nous pour nous dire que les pneus de la bicyclette de Mlle Lise était crevés, et pour suggérer que Gilbert la réparât sur l’heure.

Gilbert répondit qu’il n’avait rien pour le faire et à son tour suggéra qu’il ramène Mlle Lise chez elle et qu’il en profiterait pour acheter des rustines pour réparer le vélo. Â ma stupéfaction il suggéra aussi que je les accompagne pour qu’au retour je puisse continuer à prendre ma leçon de conduite qu’on avait du écourter. Ma mère approuva cette initiative et nous partîmes presque aussitôt, Gilbert conduisant et nous à l’arrière. Mlle Lise bien sûr assise à la place d’honneur à l’arrière droit, sa panière en osier posée sur ses genoux.

Je vis Gilbert amorcer un détour et s’arrêter en pleine campagne déserte, sur le terre plein d’une décharge publique.

Il descendit de voiture et vint ouvrir la porte de Mlle Lise qui dans son étonnement ne sut demander ce que l’on faisait là. Elle faillit suffoquer quand Gibet s’empara de la panière et en vida le contenu sur le sol.

Il accomplit alors un travail qui changea ma vie. Je le vis écraser sous ses pieds le bock de mes supplices et de ses puissantes mains briser en deux toutes les canules. Puis il sortit des ses poches un grand couteau qu’il déplia d’un coup sec. Mlle Lise en fut horrifiée et se fit presque suppliante :

- « Je vous en prie Monsieur Gilbert, dites moi ce que vous voulez... »

Gilbert sourit et se mit en devoir d’éventrer les poires et de découper les sondes. Il finit en piétinant la seringue de verre et, s’adressant à Mlle Lise :

- « Descend de voiture »

Elle le fit blanche et tremblante de peur.

- « Maintenant, à part le verre, ramasse tes outils et remet tout dans le sac. »

Quand ce fut fait Gilbert ajouta :

- « Si tu oses revenir au domaine pour tracasser Gisèle, c'est ta gueule que j'écraserai avant de te balancer au fond de la décharge. »

Toute pale , verte, bleue et rouge de rage, Mlle Lise tenta de dire s’adressant à moi :

- « Mlle Gisèle ! comment pouvez vous permettre cela ? »

En guise de réponse, je me blottis dans les bras de Gilbert comme on se réfugie derrière un rempart et aussi pour lui montrer que j’approuvais son action. Pour l’en remercier de surcroît et toiser Mlle lise, je lui offris ma bouche pour un long baiser très significatif.

Puis nous repartîmes. Mlle Lise était remontée à l’arrière droit et Gilbert voulut que se soit moi qui conduise la voiture alors qu’il prît place près de moi. Cette situation finit d’anéantir Mlle lise. Après son humiliation, c’était moi la petite conne qui la ramenait chez elle..

Chemin faisant, Gilbert sortit quelques photographies montrant Mlle Lise et Mlle Scott dans d’affriolants ébats sexuels. Il me les montra et les lui remit en lui disant :

- « Je possède tous les négatifs, si vous désirez constituer un album de famille, ou que j'en fasse une grande diffusion, je suis votre serviteur. »

Cette révélation finit de l’anéantir.

Arrivant à la hauteur de sa maison, je vis deux messieurs en tenus de travail qui paraissaient nous attendre. Gilbert alla les rejoindre et ils lui remirent avant de s’éloigner un objet que je crus reconnaître comme étant un trousseau de clefs.

Mlle Lise attendait docilement que Gilbert ou moi-même l’autorisions à descendre de voiture. Elle s’occupait pendant ce temps à fouiller dans son sac à main.

Gilbert vint vers elle et, ironiquement lui dit en lui tendant les fameuses clefs :

- « C'est ça que vous cherchez ? »

- « Oui où les avez vous trouvées ? »

J’étais moi aussi avide de connaître sa réponse.

- « T'occupes pas, c'est comme les photos, un truc à moi...Tu vas sagement rentrer chez toi, mes copains sont de..... l'équipe de décontamination... » Ils ont mis un peu de désordre...Rassure toi il n'ont rien cassé ni rien volé...Ils n’ont même pas coupé ton téléphon,e pour que tu puisses appeler Mlle Scott, dans le cas où elle voudrait passer commande de quelques photos... Ne les oblige pas à revenir car je les sais très maladroits.. »

Mlle lise prît ses clefs et, comme une condamnée, se dirigea vers sa porte.

J’étais émerveillée et admiratrice de Gilbert, j’avais l’impression d’avoir toujours vécu dans l’obscurité et que seulement maintenant je voyais le jour, celui où toute une équipe de copains faisaient quelque chose pour moi...C’est bon d’exister...Je vidais mon dernier relent de naïveté en lui demandant :

- « Mais alors, le vélo crevé, c'était toi , »

- « Non ? Que vas-tu croire mon bébé candide,...C'est le hasard.. »

Et nous partîmes d’un grand éclats de rire en repassant le « film » de cet événement et en évoquant Mlle Lise rangeant tout son « bordel » et téléphonant à Mlle Scott pour l’inviter à se préparer au pire.

En arrivant à la maison, toujours moi fièrement au volant, Gilbert voulut se munir de quelques outils afin d’avoir un prétexte pour pénétrer dans la maison et régler son compte à Mlle Scott. Excitée et emballée je priais Gilbert de me laisser le soin de le faire moi même. Il me parût enchanté de ma détermination, ému, fier de moi et de lui :

Je m’en fus donc chez Mlle Scott qui après l’appel téléphonique de Mlle Lise, je trouvai anéantie et affalée dans son fauteuil. Elle en faisait peine à voir. Je lui dis sans attendre de réponse.

- « Mlle, je suis maintenant en âge de faire face à mon éducation. Vos services nous sont désormais superflus et de plus vous êtes sollicitée par de nombreux établissements comme répétitrice d'anglais, traductrice ou interprète. Vous allez donc, à votre grand regret, devoir nous quitter. C’est ce que vous déclarerez ce soir au cours du repas familial. J’approuverai votre démarche tout en la déplorant. »

Ainsi il fut fait et pour la première fois nous fûmes complices. D’autres fois aussi par le « non dit » quand elle vint enseigner dans mon lycée et ensuite par le coup du sort dans le lycée préparatoire de la ville la plus proche où je préparais les grandes écoles. Elle avait quitté son air revêche, s’était faite élégante et se maquillait avec goût gracieux. L’amour lui réussissait mieux que la domination qu’avant elle exerçait sur moi. Je sus par elle qu’elle vivait avec Mlle Lise. Cette dernière avait quitté son emploi chez mon père et s’était installée en profession libérale. Autre changement dans la maison et dans ma vie, Gilbert nous quitta aussi pour finalement, après une vie tumultueuse, fonder un foyer où il est heureux. Nos adieux d’un amour impossible se firent dans un éclatant feu d’artifice de sexualité qui mit fin à notre fête pour la ranger dans l’album des plus beaux souvenir. Finalement, moi, la pimbêche, l’effacée, la gourde, la naïve, la pieuse, la soumise, la docile, l’asexuée, j’avais vécu tout ça avant les autres.

Le phénomène curieux que je constatais était que si je regrettais Gilbert, il m’arrivait paradoxalement de fantasmer sur la domination de Mlles Scott et Lise. Un certain jour je rencontrai Mlle Scott avec qui je m’étais réconciliée. Elle m’invita à aller les voir chez elles. Je pense qu’elle le fit sans intention préconçue. Pourtant quand je me rendis à cette invitation, je me sentis toute émue et quand elle entreprit de défaire mon corsage pendant que Mlle Lise s’affairait dans sa salle de soins, je ne sus que fermer les yeux et attendre fébrilement la suite. Une suite qui ne fut différente de ce que je subissais avant avec elles que par ce que j’étais cette fois consentante. De ce fait, elles purent ainsi à leur profit et au mien, donner la touche sexuelle et affective dont elles et moi étions privées.

Voilà donc ma chère Florence ce que je peux te dire pour éclairer le chemin de ta recherche sur la clystérophilie. J’ai fini par en découvrir le côté agréable. Si les lavements d’Ana avaient été pour moi une friandise, ceux de Mlle Scott et Lise devinrent un festin. Je me suis moi-même parfaitement équipée et si l’idée d’une initiation venait à t’inspirer, je serais volontiers à ton service.

Peut être à un de ces jours, le plaisir de te connaître.

Gisèle.

Florence - Chapitre 7

Lettre N 4 de

Florence à Giselle

Florence 2001 -

L’exhibition forcée de Jean-Yves

Personnages :

Jean-Yves. Eliane. Nadine. Joëlle. Moi, (Florence).

Florence est revenue chez JOELLE et NADINE. Sa visite avait été préparée par sa cousine et son amie. Se souvenant que FLORENCE n’avait assisté que par « le son » à l’épreuve de SANDRINE). Elles voulurent cette fois lui offrir un spectacle visuel de domination par le lavement dont Jean-Yves fut le sujet, bien malgré lui.

Nadine et Joëlle mènent le jeu. Eliane assiste son « protégé » dans son épreuve et Florence est la seule spectatrice de ce spectacle érotique organisé pour elle.

Le volume du lavement est de trois litres et cette quantité terrorise Jean-Yves qui connaît les pratiques SM de Nadine et surtout de Joëlle.

La règle de ce jeu veut que, à partir de deux litres et demi pris par le sujet, une personne de l’assistance veuille le soulager en acceptant que lui soit donné le reste augmenté d’un litre. Sauf s’il s’agit de la maîtresse ou du maître du soumis ou de la soumise qui en ce cas devra subir l’épreuve complète sans pouvoir être secouru. En ce cas il s’agirait d’Eliane comme maîtresse de Jean-Yves ou de Florence comme spectatrice.

Le pauvre jeune homme paraissait catastrophé. Il m’adressa un regard dans lequel se lisait toute sa détresse d’avoir dans sa fierté mâle à s’exécuter en ma présence. Habituellement il acceptait par soumission que cette sentence lui fut appliquée par ses maîtresses mais jamais il n’en avait ressenti le côté humiliant comme ce jour où elles lui imposaient de me donner le spectacle de son affliction.

Je me sentis profondément émue et loin de me réjouir de ce voyeurisme pervers que l’on m’offrait, je pris part à son chagrin comme si c’était une épreuve qui nous était imposée à tous les deux. Je pris ses mains dans les miennes et je sentis circuler en nous un fluide mystérieux qui mieux qu’un contact charnel, nous unit sans parole dans un profond sentiment. Il perdit son air apeuré et son beau visage exprima une résignation cette fois confiante en mon soutien moral.

Pendant ce temps les trois femmes s’affairaient. Les bruits et les senteurs qui nous venaient de la pièce voisine ne donnaient aucun doute que leur décision ne fut qu’un simulacre de sentence seulement destiné à nous attendrir.

L’une d’elles vint recouvrir la longue table basse d’un tapis de mousse de couleur jaune pâle, ce qui donna à cet agencement un ton de douceur dont notre infortuné patient avait bien besoin.

Puis vint l’instrument expiatoire dont j’avais seulement deviné la forme quand je fus le témoin seulement auditif du châtiment de Sandrine (Voir lettre N 1). Je voyais enfin ce terrible appareil, ce redoutable clystère qui l’avait tant tourmentée. J’en fus impressionnée par son aspect menaçant. L’essentiel consistait en un bock à lavements qui me paraissait énorme, plein à raz d’une espèce de décoction que Jean-Yves allait devoir ingurgiter de force par voie rectale. La destination de ce breuvage particulier était précisée par un long tuyau de caoutchouc rouge, terminé par un robinet d’ébonite noire et d’une imposante canule de même nature que le robinet. Je reconnus là les instrument que toi-même et Gisèle m’avez décrits mais mentalement je les voyais moins terrifiants que là, prêts à servir. Elles posèrent le tout sur une tablette qui ordinairement servait à disposer les boissons chaudes ou rafraîchissantes.

Jean-Yves avait les yeux rivés sur cet attirail dont l’usage lui était destiné. Il tentait d’en évaluer la température du bouillon. Par expérience il en connaissait le volume, trois litres. Il espérait seulement qu’on ne le lui administrerait pas en totalité. Puis il s’intéressa à la grosseur de la canule, un gros doigt environ et aussi à sa longueur qui devait dépasser les vingt cinq centimètres. Son extrémité pénétrante était constituée par une ogive plus grosse que le corps du conduit. De petits trous garnissaient cette ogive pour que l’écoulement du lavement se fasse en pomme d’arrosoir. Ce détail parût inquiéter Jean-Yves plus que tout le reste. Il connaissait les méfaits de ce genre d’irrigation en jet rotatif.

Pourtant il ne protesta point. Il savait que c’était inutile et ne pouvait qu’inspirer malicieusement ses maîtresses à ses dépends. Un silence s’établit, un silence qui le désignait comme sa cible.

J’avais connu ce même phénomène avec une de mes maîtresses dont j’avais été un temps l’objet de toutes les turpitudes. Elle s’installait confortablement dans un fauteuil, en me laissant debout devant elle. Elle me regardait sans mot dire et je me sentais envahie par un trouble indéfinissable, un charme irrésistible qui, sans que je m’en rende bien compte, m’amenait à me déshabiller comme une automate et à me donner entièrement à elle comme envoûtée.

J’avais pris une main de Jean-Yves, il serra très fort la mienne puis se leva et, dans des mouvements et un air de résignation, entreprit lentement de se dévêtir.

Il fit ainsi apparaître un magnifique corps d’athlète, très musclé et peu velu. Un corps d’homme comme jamais je n’en avais eu dans mon lit et cette comparaison ne fut pas sans m’émoustiller quelque peu.

Ce n’est qu’au moment d’enlever son slip, la seule pièce qui lui restât à ôter avant l’entière nudité plastique, qu’il marqua à mon égard un moment de gène.

Dans mon admiration j’avais négligé cette partie intime de son anatomie. En fait, l’émotion du moment l’avait mis en état de semi érection que sa retenue ne faisait qu’aggraver. Quand il se résolut enfin à se défaire de son dernier rempart de pudeur, son sexe en jaillit plus qu’il ne se dévoilât. À côté de cette magnifique apparition, la canule, pourtant redoutable, du bock à lavements faisait figure de bâton de sucre d’orge bien qu’elle restât une friandise amère.

Sans attendre d’autre ordre que ceux qui lui étaient tacitement adressés, il prit place sur la couchette improvisée comme s’il eût été habitué à ce dispositif et à la position qu’il adoptât. Il se mit sur le dos, les bras le long du corps, les jambes et les cuisses serrées. Son sexe se dressait désormais comme un périscope dont le gland flamboyant semblait nous observer. Il reposait confortablement sur ses assises formées par de magnifiques testicules à la peau serrée et veloutée ornée d’une brune toison bouclée.

Il essaya de détourner son regard de moi mais il y revenait d’un air attristé. Sa maîtresse entreprit de la masturber lentement puis s’adressant à moi :

« Fais-le toi-même. J’ai besoin de son sperme pour lubrifier la canule. »

L’embarras changea de côté et j’eus besoin de son regard soumis pour avancer timidement ma main vers son sexe que l’on venait de libérer.

J’avais bien sûr déjà pratiqué la masturbation. D’abord sur moi-même puis sur mes copains ou mes copines qui eux mêmes m’avaient souvent faite jouir ainsi. Cependant j’avais l’impression de le faire pour la première fois. Mes sensations étaient différentes. Des vibrations partaient de ma main et électrisaient tout mon corps. Son membre grossissait, rougissait pendant que mes joues s’empourpraient, sa peau se tendait pendant que je pinçais mes lèvres pour les punir de se montrer avides de fellation. Il donnait de petits coups de reins pour accompagner mes mouvements que je retenais pour faire durer son plaisir et aussi le mien. Son gland, énorme et sa peau lisse et tendue à craquer, se violaçaient et son méat se dilatait tout en laissant suinter quelques traces de liquide séminal. L’éjaculation s’annonçait. Je ralentis au maximum mon « pompage » pour ne tenir sa queue que par sa base en appuyant la paume de ma main sur le velouté de ses testicules eux mêmes tendus et prêts au largage imminent.

En même temps qu’il poussa un grand cri, je sentis dans ma main un grand ébranlement qui secoua même les battements de mon cœur. Son sperme jaillit avec force et en énergiques saccades. Les premières giclée vinrent éclabousser ses seins, les autres, moins fournies souillèrent son ventre. Quand ce fut fini, il resta en érection mais son membre était encore animé de dernier soubresauts., laissant couler quelques dernières gouttes de sperme que je m’appliquais à faire remonter.

Jamais je n’avais été aussi experte en matière de masturbation masculine. Je crois bien que les trois femmes m’en prêtèrent une solide expérience et me considérèrent comme moins novice qu’elles le pensaient. Jean-Yves lui aussi dût avoir ce même sentiment et le manifestait en serrant ma main libre comme pour m’informer de son ressenti à mesure que je lui prodiguais cette ultime jouissance avant les tracasseries qui l’attendaient et dont les prémices se précisaient.

Il en reprit conscience et une expression d’inquiétude voilà son visage.

Ses yeux se portèrent vers les trois dominatrices. A chacun de leurs mouvements il prenait une position de mise en place comme dans un gestuel bien établi et auquel il semblait être rompu et résigné.

C’est ainsi que quand Nadine se présenta près de lui avec un coussin triangulaire, il comprit qu’il allait prendre au moins la première partie du lavement, dans cette même position couché sur le dos et le fesses surélevées. De lui même il replia ses jambes et releva ses reins pour que ce coussin puisse être mis en place.

Quand Joëlle se mit à genoux sur le bout de la table et à son opposé, il écarta ses cuisses et ses jambes déjà repliées pour qu’elle puisse prendre place dans leur écartement.

Quand Eliane déroula le tuyau du bock et tendit la canule solidement emmanchée à Joëlle, il ajusta son fessier pour mieux le lui présenter.

Il ne frémit que quand il vit Nadine se poster près de lui sur son côté gauche et tendre les bras pour recevoir d’Eliane le bock à lavements. Elles le firent avec précautions pour ne rien renverser de son contenu, plein à ras bord. Tout semblait prêt pour que s’accomplisse le rituel. Pourtant le signal n’en fut donné que quand Eliane lui prit les testicules dans une main pour les remonter et ainsi dégager la cible visée que pourtant Jean-Yves offrait de son mieux à la vue de Joëlle.

Pour tant humiliante que soit sa mâle posture, Jean-Yves était en position de totale offrande et de dépendance inconditionnelle. Il ne savait si tout l’impressionnant volume du lavement lui serait intégralement administré ni même comment. Pour le moment il en était au bock et à la canule déjà décrits mais rien ne lui garantissait que ne vinsent ensuite des instruments plus sophistiqués. Le fait que Joëlle opère en première dans la phase douce, n’était pas de bonne augure car il la savait être la plus cruelle des trois. Il craignait qu’elle ne cédât la main pour ensuite la reprendre quand lui-même serait à bout d’endurance. C’est en fait ce qui se produisit.

Joëlle exhiba longuement à la vue de Jean-Yves toute la longueur de la canule puis la plongea sur les coulées de sperme que Jean-Yves avait encore sur lui. Puis dans un lent mouvement promena le bout de sa lance dans la raie et sur l’anus de Jean-Yves pour les lubrifier . Elle recommença deux fois la même opération jusqu’à ce que Jean-Yves se sentit tout mouillé de sa semence. Enfin, elle appliqua l’ogive sur l’orifice de Jean-Yves qui sentant le moment venu de l’inévitable pénétration donna un petit coup de reins . Ainsi il avala l’objet de quelques centimètres, mais sadiquement, Joëlle le lui retira pour à nouveau l’oindre de sperme. L’opération se répéta trois fois et chaque fois elle enfonçait plus profondément la canule. Jean- Yves était à bout d’impatience car ces longs préliminaire n’avaient pour but que de retarder à chaque fois ce dont à quoi il se préparait et, d’épuiser sa capacité de résignation.

Eliane tenait toujours dans une de ses mains les testicules et la verge de Jean-Yves pour faciliter la manipulation de Joëlle. De l’autre main, elle avait saisi celle de Jean-Yves et lui prodiguait d’affectueuses caresses comme pour calmer son angoisse et son impatience grandissantes. Nadine et Joëlle semblaient faire durer le plaisir, leur plaisir. Etant purement lesbiennes, elles ne cultivaient là que leur sentiment de dominatrices et, de voir Jean-Yves dans cette position de soumission forcée et de visible humiliation devant moi, les excitait au plus profond d’elles mêmes. Elles n’avaient aucune hâte d’en arriver aux différentes phases d’injection du lavement, sachant bien qu’elles se produiraient quoi qu’il en soit.

Eliane semblait plus préoccupée du comportement de Jean-Yves que du spectacle langoureusement érotique qui nous était offert

Quant à moi, je ne savais qu’elle contenance prendre. J’étais passée du côté gauche de Jean- Yves, près de Nadine. Pour ne pas rester ridiculement les bras ballants, j’avais pris l’autre main de Jean-Yves et tentais de lui donner aussi le même réconfort que lui prodiguait Eliane. Je me sentais coupable de le voir ainsi traité puisque cette démonstration qu’on lui imposait avait selon Nadine et Joëlle pour seul but de m’initier d’une manière plus complète que je ne le fus avec Sandrine (lettre N 1). En fait ce n’était là qu’un prétexte et ce scénario faisait leur régal du moment, avec en plus la perspective que bientôt ce serait moi qui prendrais place sur la couchette. Je le percevais très bien, je l’avais un peu désiré sans toutefois vouloir me l’avouer et maintenant j’y étais résolue quoi qu’il en soit. Je pensais avoir une dette vis à vis de Jean-Yves et devoir la payer ainsi.

Je n’avais désormais d’yeux que pour lui. Je le vis à un moment desserrer ses lèvres et prendre une longue respiration. Un rictus apparut sur son visage angélique. et, ses yeux jusque là mi- clos s’écarquillèrent. Joëlle venait d’ouvrir le robinet.

Eliane lâcha le sexe de Jean-Yves et comme moi lui prit sa main dans les deux siennes. Le regard de Jean-Yves allait à la rencontre de celui d’Eliane et du mien, évitant celui de Nadine et de Joëlle de peur de n’y trouver l’éclat de leur complice concupiscence dont il faisait les frais. Il surveillait surtout attentivement le niveau du bock et se satisfaisait de le voir descendre régulièrement sans qu’il n’en éprouvât de trop désagréables coliques. De temps en temps, ses lèvres se pinçaient et ses doigts se crispaient dans nos mains. La sinuosité de plus en plus abondante du lavement déclenchait ça et là quelques spasmes passagers qu’il absorbait avec une maîtrise qui semblait résulter d’un bon entraînement à cette pratique d’irrigation. Parfois il serrait plus fort, émettait quelques fortes respirations et donnait à ses fesses un ou deux mouvements ondulatoires. Un spasme avait dû être plus fort que les autres. Ils se déclenchaient d’une façon erratique, à des moments inattendus.

Je pus observer, et ce détail n’échappa point à Jean-Yves et à Eliane, que Nadine avait perfidement élevé la hauteur du bock et que de ce fait, le lavement descendait plus rapidement.

On approchait le niveau de un litre et demi. Cela non sans peine pour Jean-Yves qui se tortillait de plus en plus sur sa couche. Joëlle suivait ces mouvements en maintenant la canule bien en place et Nadine, imperturbable, relevait maintenait le bock toujours plus haut à mesure que le lavement circulait moins bien.

Jean-Yves émettait de long bruissements entre ses dents serrées et de temps en temps laissait échapper quelques râles qu’il contenait de son mieux.

Quant il eût absorbé la moitié du bock, Joëlle ferma le robinet en déclarant généreusement qu’elle lui accordait une pause. Jean-Yves en parut soulagé mais son expression se fit inquiète quand elle lui retira la canule et que toutes les deux reposèrent le bock sur la tablette avant de disparaître. Il craignait à juste titre que la reprise ne se fasse avec un instrument plus diabolique que celui-là.

Il profita de ce répit pour mieux assurer sa position sur le coussin et pour étirer ses jambes, le tout dans de lents mouvements pour ne pas remuer ce qu’il contenait péniblement dans son ventre et qui se comportait déjà trop effrontément. Eliane lui dispensait toutes les douces attentions que j’aurais voulu lui prodiguer moi-même. Elle lui massait le ventre, caressait son front humide de sueur et l’embrassait avec une tendresse toute maternelle. J’étais moi de plus en plus honteuse que lui soient infligés ces tourments pour seulement m’en faire la démonstration. Peu à peu se dessinait en moi l’intention de prendre sa relève dès que le règlement du jeu le permettrait.

Nadine et Joëlle revinrent porteuses d’un petit coffret de marqueterie qui intrigua fortement Jean-Yves. Il se demanda s’il allait devoir changer de position pour la reprise du lavement et pour cela créer dans son ventre un douloureux chamboulement. Il fut rassuré sur ce point quand sur un signe de Nadine, Eliane lui remonta à nouveau les bourses et sa queue toujours maintenue en légère érection. Instinctivement il replia ses jambes et ouvrit ses cuisses. Ce fut Nadine qui s’installa entre elles . Le bock resta sur la tablette et Joëlle en déroula le tuyau pour en tendre à Nadine l’extrémité qui ne comportait que le robinet. J’en fus étonnée, Eliane fronça les sourcils et Jean-Yves releva la tête en écarquillant les yeux dans lesquels se lisait une forte inquiétude.

Joëlle sortit du mystérieux coffret un encore plus mystérieux instrument.

C’était la figuration caoutchoutée d’une couleuvre verte et striée comme une vraie. Elle mesurait quelques soixante centimètres de long et sa tête triangulaire était parfaitement reproduite. Son corps, de la grosseur d’un doigt, comportait tous les cinq à six centimètres une boursouflure en forme d’olive. Sa queue était remplacée par une sorte de poire de même nature que le corps et en forme de citron.

Elle emmancha solidement le robinet du bock dans cette poire qu’elle compressa à fond. La poire en reprenant sa forme aspira du liquide du bock jusque en s’en repaître. Puis elle la compressa . L’ensemble, au demeurant assez souple et quelque peu lové, s’agita, se déroula se gonfla démesurément et se raidit comme s’il se fut agit d’un vrai serpent. Puis, Joëlle lui prit sa tête dilatée, la dirigea vers le haut du bock et appuya fortement sur la poire. La gueule du reptile s’ouvrit et il cracha un violent jet de son venin maléfique. De ce fait la pression se relâcha et l’ensemble reprit sa forme première sans toutefois retrouver toute sa souplesse initiale.

Jean-Yves connaissait ce maudit accessoire craint de tous les soumis au lavement. Il tentât de protester...

« Non...Non... pas çà ..Pas ça ! ! ! ! !... »

« Tu n'as le choix ni de la table, ni du couvert ni du menu, ironisa Joëlle. »

Jean-Yves se tut et tourna vers Eliane un regard malheureux .

Elle lui répondit par d’affectueux effleurement et quelques tendres baisers qui se posèrent amoureusement sur ses lèvres et sur ses paupières humides de larmes.

Nadine tenait d’une main le bout de cette sonde affreusement imagée et la poire de l’autre. De ma place je voyais avancer vers les fesses de Jean-Yves cet étrange ensemble paré pour l’estocade. Quand la tête de ce serpent perfide vint toucher sa cible, Jean-Yves perçut ce contact comme une première morsure du monstre. Nadine le fit pénétrer jusqu’à ce que disparaisse aussi le premier renflement. Puis elle comprima plusieurs fois la poire. Le corps du reptile grossit démesurément et je pus voir l’anus de Jean-Yves se dilater sous sa puissante poussée. Comme un dragon cracheur de feu, le serpent gicla et fusa d’une lancée de ce bouillon offensif que l’on avait eu le temps et la malice de mettre à réchauffer. Jean-Yves émit une plainte larmoyante et chercha de ses yeux, ceux d’Eliane et les miens. J’étais toute remuée de le voir ainsi, lui tant mâle dans son aspect naturel, tomber à la merci de Nadine, dans un état de fragilité craintive et de totale dépendance.

À chaque avancée d’une « olive » du serpent Nadine lui faisait marquer un temps d’arrêt pour le faire cracher à nouveau. À chacun de ces arrêts, Jean-Yves se contractait craintif, sachant qu’il allait recevoir une nouvelle aspersion dont l’effet douloureux allait s’ajouter aux précédents. Ses plaintes étaient désormais continues avec des point hauts au moment des injections. Petit à petit et d’injection en injection Nadine lui avait introduit la totalité de ce redoutable rampant cracheur de feu. On approchait de la limite des deux litres et demi où nous pourrions Eliane ou moi intervenir. Je souhaitais de plus en plus que ce fût moi.

Nous y étions presque. Jean-Yves avait encore un peu moins d’un quart de litre à absorber pour pouvoir espérer une relève et, confiante, je voyais arriver la fin presque gagnée de son épreuve.

C’est alors que je vis Jean-Yves prendre un air effrayé à la seule vue de Joëlle prenant la place de Nadine. Elle marqua un temps d’arrêt, d’un regard puissant fixa les yeux de Jean-Yves et comprima énergiquement la poire.

Jean-Yves poussa un terrible hurlement qui fit trembler le salon tout entier. Il ne s’arrêtait que pour prendre hâtivement sa respiration et reprenait de plus belle pendant que Joëlle ne laissait à la poire que le temps de se remplir pour à nouveau la comprimer de toutes ses forces. Puis elle s’arrêta, satisfaite d’elle. Jean-Yves était à bout de forces de suffocation de cris et de douleur. Joëlle, cyniquement, déclara :

« Maintenant que je l'ai entendu chanter, vous pouvez, les marraines, prendre sa relève. Pour toi Joëlle on recommencerait tout sans possibilité de relève, pour toi Florence ce serait un litre et demi. »

Je n’eus pas de mal à devancer Joëlle et à me jeter délibérément dans le piège qui m’était tendu.

Jean-Yves garda son visage tourmenté par les spasmes qui l’assaillaient. Il m’adressa un rapide regard qui à la fois exprimait son soulagement, son regret que j’aie à prendre sa relève et sa déconvenue de m’avoir amené à subir un lavement par son manque d’endurance. Mon sourire plein de complice sincérité dut atténuer ses remords mais il ne put s’attarder sur son éclairement car une violente poussée du lavement le rappela à son infortunée position.

Joëlle et Nadine firent lentement réapparaître le serpent qui, ayant craché tout son venin, semblait désormais pacifique et inoffensif. Jean-Yves, certainement par habitude, serrait énergiquement les fesses pour éviter toute fuite fortuite qui, je le sus plus tard, pouvait dégénérer en catastrophe.

Quant réapparut la tête du reptile insidieux, Jean-Yves croisa ses jambes et mit ses mains à plat sur son ventre endolori. Il se préparait à subir le temps de garde dont la durée dépendait du bon vouloir de ses dominatrices. De temps à autres son visage se crispait et son corps se tétanisait sous l’effet de ses douleurs erratiques. Le lavement continuait son effet dévastateur et continuait à circuler pour prendre sa place d’attente. Les yeux de Jean-Yves se faisaient suppliants que l’on abrégeât la garde mais il se retint de l’implorer verbalement. Seuls sortaient de sa bouche que quelques râles vite étouffés. Au but de vingt longues minutes de ces tourments, le lavement cessa de bouillonner en lui et se stabilisa. C’est sûrement ce qu’attendaient les trois femmes et aussi le moment quelque peu redouté par Jean-Yves car il ne savait encore pas s’il allait devoir évacuer le lavement devant nous, surtout devant moi, ou tenter d’aller jusqu’au toilettes. Finalement cette dernière humiliation lui fut épargnée.

En son absence les femmes échangèrent quelques commentaires.

Nadine : - « il l’a moins bien supporté que d’habitude. »

Eliane : - « pourtant je l'avais bien préparé moralement et il était bien consentant à se soumettre à cette démonstration. Il s'y est déjà prêté avec un meilleur comportement. Je dois même dire qu'en groupe, par fierté masculine, il se montre plus endurant que dans notre intimité. Chez moi il rentre en transes dès qu'il me voit m'apprêter à lui donner un lavement ou quand en rentrant de ses cours il le voit tout installé à son attention.

Joëlle : - « Comment opères-tu alors ? »

- Eliane : - «Dans la plus part des cas il se plie de mauvaise grâce. Il se déshabille lentement pour gagner du temps et marque toujours un temps d'arrêt au moment d'ôter son slip, sachant bien que quand il dénude ses fesses, il est psychologiquement à ma merci et entre physiquement en phase de soumission. Généralement il tente encore de se dérober jusqu’à ce qu’il se sente sodomisé par l'instrument et cesse toute résistance dès que coule le lavement. Sa seule préoccupation est alors de tenter de le contenir au mieux.

S’il se montre trop réticent je fais siffler ma cravache, ce qui accélère le mouvement. Sinon j’appelle Jésika. »

Moi (Florence) : -« Qui est Jesika , »

Eliane : -« C'est une de nos adeptes que j'emploie dans ma maison pour œuvrer aux tâches ménagères. Elle est de forte corpulence et d'une solide force musculaire. Dans nos jeux un de ses rôles est justement de maîtriser ceux qui tentent de se dérober ou qui se débattent trop énergiquement. La seule menace d'intervention de Jesika suffit à rendre Jean-Yves docile comme un agneau. Sa grande frousse est alors que je lui fasse donner le lavement par Jesika et que je le laisse entre ses mains.

Nadine : -« Pourquoi toutes ces tergiversations puisqu’il doit savoir que son lavement lui sera quand même donné, de force s'il le faut ? »

Eliane : -« Comme je vous le disais, il éprouve à l’égard de ce traitement une phobie maladive et réelle, à l'encontre de certains masochistes qui simulent la peur et offrent une résistance farouche pour en être punis et provoquer la venue de Jésika.

La discussion aurait pu se poursuivre et j’en aurais appris davantage, mais elle fut coupée par le retour de Jean-Yves qui entreprit de se rhabiller avant que sa nudité n’inspire l’imagination fertile et vicieuse de l’entourage. Il évitait mon regard, pourtant c’est à moi qu’il pensait. Moi qui allait devoir qui allait subir la punition de son soi-disant manque d’endurance.

Je n’en étais nullement affectée. Bien que ne sachant pas où, par mon dévouement, j’avais mis les pieds (plus exactement laisser traîner mon pauvre et infortuné petit cul), j’étais fière de moi et le fis savoir en brisant ce nouveau silence.

- « Comment et où dois-je me mettre ? »

Nadine me dit de monter dans sa chambre et qu’ils viendraient m’y rejoindre.

La chambre de Nadine était aussi la mienne puisque lors de mes visites nous partagions le même lit de nos ébats. Dans l’expression orale le Nadine je n’avais su percevoir si allaient venir les trois femmes et si Jean-Yves les accompagnerait. Je souhaitais ardemment et souhaitais aussi qu’elles me fassent très mal pour purger ( sans jeu de mot ) ma dette envers celui que l’on avait sacrifié pour me donner une spectaculaire démonstration de clystérophilie.

En premier temps, ce fut seulement Nadine qui vint.

J’étais assise, résignée, sur le bord du lit, mes mains sagement posées sur mes genoux, la tête haute et le regard résolu.

Nadine me tendit les bras et je fus vers elle. Elle prit mes mains et me fixa longuement. Un fluide paralysant traversa mon corps, puis un immense bien-être m’envahit. J’étais à elle. Elle dégrafa les boutons du corsage de ma robe d’été sous laquelle j’étais nue. Elle en dégagea mes seins, les enveloppa de caresses, les soutint dans ses doigt mis en cuvette et de ses pouces en effleura les bouts qui déjà pointaient et frétillaient, appétissants, à la recherche d’une bouche gourmande.

Elle négligea mon offrande. Ses mains abandonnèrent mes seins durcis par le désir et remontèrent vers mes épaules en furtifs effleurements . Ses pouces passèrent sous les bretelles de ma robe, les écartèrent et lâchèrent mon vêtement qui vint tomber jusqu’à ma taille qui bien que très fine, le retint.

J’avais fermé mes yeux pour mieux me concentrer et goûter les délices de mon abandon. Ses mains descendirent vers mes reins et elle fit de même avec la très souple ceinture élastique de ma robe. Mon ensemble vestimentaire tomba d’une seule pièce à mes pieds et entoura mes chevilles d’une corolle multicolore dont mon corps nu jaillissait en pistil ardent d’amour.

Comme si j’eûsse été une vraie fleur, elle butina mon corps de ses doigts experts et de ses lèvres sensuelles. Je frissonnais sous ses chatteries et me pâmais sous ses baisers qui engloutissaient ma bouche, mes bout de seins et se répandaient sur mon ventre.

Sa langue se mit de la partie et je la sentis qui fouillait mon nombril et se dirigeait vers mon sexe. J’écartais mes jambes autant que puisse me le permettre le cercle de ma robe qui à terre les emprisonnait. Sa langue chercha mon clitoris, mes mains se posèrent sur sa tête, je gémis langoureusement et, d’amour mon sexe s’inonda.

Puis elle se releva, une de ses mains prit ma nuque et les doigt de son autre explorèrent mon intime réceptacle. Mon excitation était à son comble ses doigts allaient et venaient de mon sexe à l’intérieur de mes fesses et les l’enduisait de mes abondantes sécrétions. À un moment, un de ses doigts perça mon petit trou, et le pénétra. Elle recommença plusieurs fois, le lubrifiant chaque fois plus.

La surprise de la première pénétration passée, je pris plaisir à ce qu’elle continuât. Cependant, en mon esprit la réalité repris ses droits et je compris qu’elle n’accomplissait pas un des ces actes d’amour qui faisaient nos délices, mais bien qu’elle me préparait au lavement qui m’était destiné.

Je lui souris et lui fis un signe de tête pour lui montrer que j’avais compris le but de son action. Elle me répondit elle même par une mince risette qui paraissait contrie. Elle prit ma frimouse radieuse entre ses mains et tenta de me rassurer en me disant que ça se passerait bien. Je lui souris encore. En fait c’était elle qui avait besoin d’être rassurée.

Me prenant d’une main elle me fit sauter la corolle formée par mes vêtements et me guida vers notre lit. Je marchais vers le lieu de nos ébats, confiante qu’il ne pouvait se transformer en une table de sacrifice. Elle me fit revêtir ma nuisette de soie et je me trouvai ainsi parée comme pour l’amour.

Ce doux vêtement dégageait mes épaules et m’arrivait à mi cuisses. Elle aime voir mon corps dans sa transparence qui lui donne un flou érotique. Quant à moi, ce pudique voile excite mes sens et rend les caresses que je reçois à travers lui plus veloutées. Quand elle le relève c’est comme si elle dévoilait furtivement ce qui par avance lui est donné. Il lui arrive de ne jamais me l’ôter complètement et quand cela se produit je la garde dans une de mes mains. Je ne sais pas pourquoi, peut être en symbole d’identité, contre le sentiment intime qu’une personne nue n’en a pas.

Elle protégea le lit d’une épaisse serviette de grosse éponge semblable à celle qui avait servi pour Jean-Yves. Elle était de couleur jaune. C’est dit-elle la couleur sur laquelle je suis le plus désirable. Puis, elle m’y fit étendre sur le dos en position d’attente qui ne fut pas longue.

Les autres, y compris Jean-Yves, entrèrent furtivement comme dans le nuage d’un rêve. Ils portaient le même bock terminé par la même canule qui avait servi pour Jean-Yves et le posèrent sur le marbre de la seule commode de la chambre. Je remarquais avec soulagement que le bock ne contenait qu’un litre de liquide.

Mais aussitôt je dus déchanter en découvrant qu’ils exhibaient une magnifique poire ventrue surmontée de sa fière canule phallique. Elle se tenait fièrement campée sur sa base et dirigée vers le haut comme une fusée qui n’attend que sa mise à feu pour décoller et pointer son ogive vers sa cible.

J’étais plus impressionnée par la poire que par le bock. Peut être par ce que son contenu anonyme m’était lui aussi promis sans que je l’eusse vu.

Nadine se mit à genoux sur le lit, sur mon côté gauche. Elle me fit rouler vers elle de trois quart et lentement releva ma nuisette. Je sentis la fraîcheur de l’air sur mes fesses et tentai de maîtriser un moment d’émotion que perçut Jean-Yves qui vint aussitôt s’asseoir sur le lit, près de ma tête qu’il caressa affectueusement.

Nadine m’avait fait replier légèrement ma jambe droite et en avait attiré la cuisse vers elle. Je tordais ma tête et louchais de mon mieux pour voir ce qui se passait derrière moi. Je vis Eliane se saisir du bock et Joëlle prendre la canule d’une main. Entre les deux le tuyau reliait leur action et le tout se rapprochait dangereusement de moi. Mon émotion reprit et des frissons m’agitèrent. Nadine prit mes mains et Jean-Yves déposa un tendre baiser sur mon front où déjà perlait une sueur qu’il essuya en même temps que mes yeux humides que je décidai de fermer. Je visualisais mon petit cul en position d’offrande. Une main de Joëlle vint s’y poser dessus pour en écarter la raie. Puis je sentis le bout de la canule se poser sur mon œillet. Je fus alors prise d’un réflexe de protection et mes fesses se serrèrent sans que je puisse en retenir la contraction.

Immédiatement je reçus une fessée magistrale qui m’arracha un cri , plus de surprise que de douleur. Jean-Yves accentua ses caresses et Nadine serra très fort mes mains dans les siennes et me donna quelques recommandations

- « Ma chérie, décontracte- toi et n'oblige pas Joëlle à te fustiger. Il faut que tu prennes ce lavement. Ne nous oblige pas à devoir en plus te punir et te le donner de force. »

- « Pardonnez-moi, c'était involontaire. »

Joëlle posa à nouveau sa main sur ma fesse endolorie et repris son œuvre de pénétration qui cette fois se fit sans que j’opposât la moindre résistance. Comme pour Jean-Yves, elle m’introduisit la totalité de sa lance et je ne perçus qu’un sourd dérangement.

J’avais toujours les yeux fermés et ne sus qu’elle avait ouvert le robinet que quand je sentis le lavement couler dans mon ventre. Il circulait docilement en moi, m’induisant une douce chaleur et me pinçant parfois d’une pique taquine qui de part en part marquait sa progression. C’était loin d’être douloureux, plutôt agréable, comme une caresse interne que relevait parfois un petit pincement. Les yeux fermés je finis par me délecter de cette douce intrusion et mon corps loin de se contracter comme au début, se mit à onduler langoureusement de tout mon corps.

Quand ce fut fini, Joëlle retira la canule et je restai là en contemplation comme en léger état de manque, celui que je ressens toujours quand un partenaire mâle m’a donné son sperme et se retire dans une érection persistante que je voudrais retenir.

Nadine me fit mettre sur le ventre et la tiède chaleur du lavement m’envahit toute entière. Au contact de Jean-Yves, je crus m’endormir de bien être tant tout était bon.

J’aurais aimé que ça dure longtemps mais le lavement s’impatientait et se faisait turbulent. Ses poussées encore discrètes m’imprimaient de petites coliques encore supportables. Des gargouillements m’indiquaient qu’il se déplaçait désormais en désordre pour chercher une sortie que je devais coûte que coûte lui interdire. Je serrais les fesses et prenais des positions qui ne faisaient qu’aggraver son mécontentement. Je savais par avance que la lutte serai inégale et qu’il serait vainqueur de mon endurance . Je commençais à espérer que l’on me permette de le libérer avant qu’il ne tente et ne réussisse une sortie triomphale au prix de ma plus grande humiliation. Aussi grande que celle qui se dessinait près de moi. Elles étaient entrain de mettre en place un seau d’aisance et je fus effrayée à l’idée d’avoir à l’utiliser devant elles et surtout devant Jean-Yves.

J’émis, d’une voix gémissante une prière plus qu’une protestation.

-« Non ! pas dans ce seau. J’ai honte... l Je vous en supplie aissez moi aller aux toilettes. »

Joëlle me répondit cyniquement :

-« Bien sûr ma chérie c'est seulement dans le cas où le lavement serait encore plus pressé que toi. Le faire en chemin serait encore plus humiliant pour toi...

En attendant, si ça ne doit pas trop offenser ta pudeur, met toi en levrette en travers du lit. »

Ce ton à la fois cynique, autoritaire et moqueur me suffoqua un instant puis la réalité s’imposa. le lavement que j’avais dans le ventre se manifesta dans un bouillonnement approbateur et je réalisais seulement là que j’en avais un autre à prendre, contenu dans la poire. Je la voyais énorme, chargée à bloc comme une bombe. Joëlle la prit entre ses deux mains et, alors que je m’étais mise sur le dos, eut la cruauté de me la faire prendre dans les miennes. Elle était chaude et lourde de son contenu. À la moindre pression quelques gouttes de liquide s’évadaient du gland de son phallus figuré pour me prouver qu’elle était réellement pleine comme une outre que l’on ramène de la fontaine. Le tout se passait dans un terrifiant silence que seule Joëlle rompit.

-«La tisane de mademoiselle est servie...si mademoiselle veut bien se mettre en place.. »

Je crois que j’eusse préféré un ordre sec à cette ironie qui me ridiculisait en plus de me soumettre. Fort heureusement aucun rire ne fusa et, par leur regard, Nadine et Jean-Yves se firent compatissants et encourageants.

Timidement je tendis la poire à Joëlle et pris la position qu’elle m’avait prescrite. J’avais pris appui sur mes coudes et avants bras. Cette position penchée déplaça le premier lavement qui commit de nouveaux ravages avant de se stabiliser. J’en supportais vaillament les dommages en ne laissant échapper entre mes dents serrées que de vagues gémissements.

Nadine retroussa ma nuisette et mon fessier fut une fois de plus livré au sacrifice. Je fis bien attention cette fois de ne point me contracter au moment de la pénétration et ainsi reçus comme si ce fût dans du beurre, toute la longueur et la grosseur de ce phallus agressif, dans une sodomie volontaire et rapide.

L’injection suivit aussitôt, je la sentais fuser en moi en giclées régulières. Les douleurs ne furent pas violentes au début et je crus pouvoir les maîtriser jusqu’au bout. Mais rapidement elles devinrent insupportables. C’était à la fois comme de fortes coliques, des coups de lance et des pointes de feu. Je serrai les poings, ondulai de la croupe, pendant que Joëlle en suivait les mouvements désordonnés tout en continuant son terrible ondoiement. Je ne pus retenir ni mes gémissements ni mes cris saccadés ni mes supplications. je criais n’importe quoi pourvu que je crie dans des éructions de plus en plus rauques et seulement modulées par mon manque souffle.

Joëlle dut attendre un de mes rares silences pour me dire que c’était fini et qu’elle allait me retirer la canule. Opération que je savais très délicate par les dires de mes amies. Je suivis leurs indications pour que cela se passât sans que je ne lâche la moindre goutte du lavement. Par la façon lente de Joëlle d’opérer je réussis ce délicat dégagement comme une véritable initiée.

Je repris, les cuisses serrées, une position couchée, , en cherchant la meilleure sans arriver à la trouver. Les deux lavements devaient se faire la guerre et mettaient le champ de bataille au pillage. Je continuais à gémir crier pleurer et supplier.

-« Je vous supplie... je ne le tiens plus ! ! ! ! je ..je ne sais pas co coment on fait AIEEE ! ! !..ça pousse .ça presse ! ! ! ! ! AHHHHHHHHHHHHH ! ! ! ! !...laissez moi...laissez moi y aller. »

Nadine et Jean-Yves m’assistaient de leur mieux pendant que les deux autre sans se presser rangeaient et emportaient leur odieux matériel de torture. Avant de sortir de la chambre, Joëlle me lança en guise de réponse :

- « Mais bien sûr ma chérie, vas-y quand tu veux et où tu veux. »

D’un bond je fus sur le seau et dans un bruit de cascade le lavement déferla comme une vague enragée.

Nadine sortit et seul Jean-Yves resta près de moi. Je n’éprouvais plus aucune honte, au contraire j’avais besoin de son aide.

Il vint tout près de moi et dans ma position assise ma tête vint en appui sur son ventre qui lui aussi venait d’être tourmenté. J’éclatai en sanglots, lui ne dit mot. Il me caressait comme pendant le lavement et son contact me réconfortait.

Bientôt je n’eus plus mal mais il me plut de rester dans cette position. Blottie contre lui je retrouvais la sécurité et m’y sentais bien. Mes bras serrèrent ses cuisses contre ma poitrine et ses mains effleurèrent délicieusement mes épaules. J’aurais pu me relever mais non, je préférais cette étreinte. Un courant magique passait entre nous deux et à un moment, près de mon visage je perçus une grosseur et sur mes épaules ses ongles s’incrustaient. J’entrepris de baisser le pantalon de son survêtement de sport et son sexe en jaillit comme un diable d’une boite. Il était magnifique. Je croyais le découvrir alors qu’auparavant je lui avais appliqué une masturbation sauvage dans le seul but de le faire couler. Non, il ne paraissait pas être le même. Celui là dans sa somptueuse érection représentait à la fois la virilité la puissance et l’amour.

Je le pris dans mes doigts puis dans ma bouche sans pouvoir l’engloutir totalement tant il était long et gros. Gros il le devint de plus en plus et flattait ma langue et mon palai qui en percevaient toutes les vibrations. De temps en temps je le ressortais de ma bouche pour l’admirer à nouveau et voir la fine peau de son gland se tendre prête à éclater, s’empourprer et se violacer autant que pendant la masturbation. À un moment des vibrations apparurent sur ce gland, ses ongles s’enfoncèrent dans mes chairs, il poussa un grand cri de jouissance et je reçus au fond de ma gorge une chaude giclée de sperme. Il se retira de ma bouche, en un éclair tomba son vêtement , m’arracha le mien et dans ses bras me porta sur le lit, posée sur le dos et où instinctivement j’écartai mes jambes et ouvris mes cuisses. Son érection était encore intacte et il me prit fougueusement, en femme ...

Mon début d’orgasme s’amplifia jusqu’à me porter au sommet de la jouissance. Je ne sais s’il éjacula de nouveau, son membre resta raide longtemps et pendant tout ce temps il resta en moi, en mon immense bonheur. Longtemps...longtemps...longtemps...c’est ainsi que doucement nous nous endormîmes.... « Chut, ».....ne nous réveillez pas.....

Voilà mon histoire ma chère Gisèle. J’ai choisi de la raconter. À toi d’abord qui à perçu les lavements d’Ana comme une friandise (dans ton texte) puis ceux de Mlles Scott et Lise en soumission S.M pour y revenir après en avoir été libérée par Gilbert qui fut aussi ton amant.

J’entretiens actuellement des amours clandestines et purement hétérosexuelles avec Jean-Yves qui vit toujours chez Eliane où il continue à se livrer inconditionnellement à ses fantaisie sexuelles, érotiques et sadomasochistes. De mon côté, je m’abandonne aux fantaisies de Nadine dont je crois que je suis amoureuse.

Je me donne à elle comme elle veut que je le fasse. C’est bon de s’abandonner. En elle tout est douceur. Même ses lavements sont d’un érotisme délicieux et d’une extrême délicatesse. Ce n’est que quand Joëlle s’en mêle qu’ils prennent une tournure S.M. J’accepte sa sévérité qui voisine avec une cruauté qui se veut et qui reste érotique. Erotique par ce que Nadine participe à ces séances avec parfois d’autres personnes de leur club. C’est pour elle que je me soumets sans réserve et mes râles, mes gémissements, mes cris de douleur, mes pleurs sont autant de chants d’amour que je lui adresse et qui nourrissent notre relation d’une force inouïe, celle de mon sacrifice qui la pénètre au plus profond d’elle même et qui constitue en nous un énorme potentiel d’amour que nous consommons ensuite en une infinie tendresse.

Ma chère Gisèle, nos échanges épistolaires tant avec toi qu’avec nos amie, sont pour moi une découverte, celle de la confidence qui permet de vivre la vérité même dans des situations que l’on veut marginales et qui pourtant dégagent tant de sentiments profonds du don de soi.

Permets moi de te serrer contre moi jusqu’à ce que nos corps et nos esprits ne fassent plus qu’un.

Ton affectionnée :

FLORENCE

la suite des récits relatifs à Jean et à sa tante dans le mème style délicat et excitant

" Les Humiliations de Jean

Texte de FLORENCE, dérivé d’un précédent « Le piège tendu à Jean ».

Les deux écrits spécialement et personnellement pour Aranam

Ce jour de pluie, le bus N 19, celui de son âge avait déposé Jean à proximité de la villa où habitait sa tante Luce. Pour des raisons liées à sa formation, il venait habiter chez elle et pour la première fois venait de quitter le berceau familial.

Il regarda partir le bus N 19 qui semblait dans l’averse laver et emporter son âge, son enfance, son adolescence, tout ce qui était lui.

Il se dirigea vers le pavillon, qu’il reconnaissait à quelques dizaines de mètres et où il n’était que peu venu. Par contre il l’avait souvent visualisé et imaginé sa tante évoluant à l’intérieur. C’était pour lui comme un sanctuaire dont Luce aurait été l’abbesse qui lui donnait vie.

Sa tante était pour lui tout ce qui vit en dehors du cadre traditionnel. Il la voyait grande, plantureuse, pulpeuse, imposante par sa beauté, son élégance et sa prestance. Il était fasciné par elle et elle était son modèle de vie. S’il était fier d’avoir pu grandir autant qu’elle, mais souvent cette fierté tombait dès qu’il était en sa présence Il est vrai qu’à ses yeux elle représentait aussi l’autorité, une autorité naturelle, incontournable, paralysante. à laquelle il était irrésistiblement voué, et à l’intérieur de laquelle, bien que dépersonnalisé, il était douillettement sécurisé.

Sécurisé, oui, dans sa timidité et dans son introversion qui le privait de toute entreprise auprès des filles de son âge qu’il ne côtoyait que dans ses fantasmes et ne rencontrait qu’en rêve pendant ses séances de masturbation solitaire, pratique facile dans laquelle il s’était confortablement réfugié.

Une vision lui revint, celle où, alors qu’il avait une dizaine d’années, Luce l’avait déculotté pour le corriger par de magistrales fessées et ce, devant sa cousine, du même âge que lui et qui attendait en pleurant, sa culotte à la main, pour subir le même sort. Cette première humiliation, celle qui l’atteignit dans sa rigide pudeur ne fit que renforcer sa dépendance vis à vis de sa tante. Plus grave encore, il attribua maladivement à chaque fille, la mémoire de sa cousine et voyait en chacune d’elles une spectatrice moqueuse de sa blessante honte

Etant l’unique rejeton d’une famille d’autorité traditionnelle, il avait été l’objet de soins attentifs qui le maintenaient dans une infantilisation permanente, au mépris de sa croissance.

Etaient-ils tous préoccupés par sa santé ?, il se croyait fragile. Avait-il mauvaise mine ?, il devait se prêter de bonne grâce aux prises de température et recevoir le lavement salutaire. Avait-il commis une faute ? , c’était la fessée rédemptrice.

Il en résulta que ses fesses étaient pour lui la face cachée de la lune qui devait expier les roueries et la pâleur maladive de l’autre, son visage.

Cette face cachée, objet de pénitence, il devait l’exhiber à chaque réquisition, couché à plat ventre sur les genoux de son opérante et sans considération pour l’entourage qui allait et venait indifférents ou moqueurs. Cela paraissait naturel à chacun sauf à lui qui en éprouvait une honte paralysante qui le peinait durablement.

Le pire c’étaient les lavements. Ils lui étaient donnés dans la plupart des cas dans cette position affligeante et souvent avec l’aide d’une jeune servante qu’il avait connue à l’école publique dans les classes supérieures à la sienne. Jean était ainsi maintenu en état d’humiliation permanente sans que ceux qui en étaient responsables en eussent conscience. Il était assailli par des visions cauchemardesques qui le situaient, par exemple, prenant un lavement sur la place publique, en présence de la population du village. Rien d’étonnant que sa sexualité en fut refoulée comme nous l’avons dit plus haut.

Maintenant, il était grand, il était beau, le bus N 19 disparaissait dans la pluie qui lavait ses meurtrissures, il monterait désormais dans les suivants.

Chez tante Luce, qui vivait en célibataire, il serait l’homme de la maison, il la sortirait fièrement à son bras, il conduirait la voiture, il gérerait les affaires d’homme, il la protégerait, et elle en serait fort aise.

C’est ainsi qu’il sonna à la porte comme un mari qui aurait oublié ses clefs et qu’il entra dès qu’elle ouvrit, en lâchant une mâle et banale réflexion sur le temps pourri qui sévissait dehors. Puis il se tourna vers sa tante, voulut la prendre dans ses bras comme il avait rêvé et prévu de le faire, mais ce fut lui qui se retrouva dans les siens et là, fondit sa superbe.

Elle lui prit le visage dans ses longues mains, le couvrit de baisers tout en exprimant sa joie de le voir là.

- « Mon petit ! mon tout petit ! ! comme je suis heureuse que tu sois là ! comme tu vas être bien chez ta taty..... »

Son effet machiste tant préparé dans son esprit, tant à l’avance vécu et savouré, fut d’un coup anéanti et lui avec. C’est en petit garçon docile qu’il fit son entrée. Ce n’était pas un homme que sa tante Luce attendait, mais son « petit » qu’elle allait choyer et materner.

Jean reprit très naturellement sa condition habituelle de subordination privilégiée, avec cependant une pointe d’humiliation venant non pas de son renoncement mais du fait que sa condition physique d’adulte n’ait pas été reconnue par Luce.

Ce soir là, après avoir été cajolé et bordé par sa tante, il en conçut une affligeante tristesse. Ses mains se portèrent à son sexe comme pour aller débusquer sa virilité là où elle se terrait.

Il n’affecta même pas sa tante Luce ses visions fantasmagoriques, son érection ne remplit que sa main et son sperme se répandit inutilement sur son ventre nu et solitaire. C’est là qu’il se retrouvait, à l’abri de tout échec, à l’abri de tout témoin moqueur, jusqu’au matin où il reprenait sa situation de dépendance et d’impuissance à s’en défaire.

Chez lui on ne l’avait vu grandir et on ne se souciait plus de la fragile santé qu’avant on lui attribuait et à laquelle on ne s’employait plus à remédier par la panacée du lavement. Sa tante le reprenait là où elle l’avait autrefois laissé, pour s’installer à la ville. S’était-elle seulement aperçue qu’il avait la même taille qu’elle ?...Peut-être bien, car quelques jours après son arrivée, la première fois où elle le crût fiévreux elle lui tendit un thermomètre anal et le pria d’aller prendre lui-même sa température.

Il n’avait pas oublié le cuisant vexant usage de cet instrument qu’on lui mettait en place séance tenante là où il se trouvait, même au milieu des autres.

Cette fois il se sentit réhabilité dans sa condition d’adulte. Il se coucha sur le côté gauche, prit le thermomètre de sa main droite et l’approcha de son impact. Il eut des difficultés à se l’introduire et se souvint que ses tantes le mouillaient de salive. Il en fit autant et obtint un meilleur résultat. Il dut s’y prendre à plusieurs fois pour arriver à le mettre convenablement en place. Ces précautions très différentes de l’introduction sauvage qu’on lui infligeait avant, lui procurèrent des sensations nouvelles et un plaisir certain dont il faillit rougir. Son sexe s’associât à cette découverte mais jean n’osa en tirer profit, sauf au moment où il retira l’objet et où il succomba à l’envie de l’enfoncer à nouveau. Finalement il le retira. Il était tout souillé de traces marron témoignant de l’endroit d’où il sortait. Jean le nettoya soigneusement avant d’aller le présenter à sa tante qui l’attendait assise sur le canapé du salon, un canapé en deux parties disposées en angle droit.

Luce prit le testeur entre ses doigts en fit la lecture et fronça les sourcils.

- « Tu l'as nettoyé ? »

- « Oui, il était ressorti souillé »

- « Il ne faut pas, ça fausse la mesure. Vas te la reprendre et reviens me le montrer tel que tu "auras retiré »

Jean repartit vers sa chambre, pas mécontent d’avoir à recommencer cette agréable manipulation. Cette fois, pendant qu’il opérait de sa main droite, sa main gauche vint flatter son sexe pour l’autoriser à participer à l’aubaine. Il ne s’en priva pas, mais à regret, Jean dut interrompre cette complicité entre sa queue et son anus, pour ne pas éveiller les soupçons

De sa tante.

Il fut effrayé en constatant que le thermomètre était encore plus souillé que la fois précédente, au point de rendre sa lecture impossible. Il alla, rouge de honte, le présenter à sa tante qui en fit la lecture en l’essuyant légèrement avec le gras de son petit doigt, sans gène apparente. Puis elle le reposa sur le guéridon du canapé juste protégé d’un Klinex et engagea la conversation.

- « Tu n'as pas eu de difficultés pour te la prendre toi même ? Autrefois c’était moi qui souvent m'en chargeais »

- « Ce n’est pas très facile, ça rentre mal, surtout à sec. »

- Il se croyait par ces paroles réhabilité dans sa condition d’adulte, vite il dut déchanter.

- « Il y a une façon de procéder, je vais te montrer comment on doit faire. »

L’annonce de cette démonstration l’emplit d’angoisse mais l’arrivée d’une personne fit diversion.

Une jeune fille paraissant être de cinq ou six ans son aînée entra dans le salon, sans frapper ni s’annoncer. Certainement une familière de la maison, car elle se comportait comme telle. De taille moyenne, paraissant petite parce que un peu boulotte, tout était dans son visage, rond, rieur, aux cheveux cendrés courts et bouclés, aux yeux vert étincelants à la fois de malice et de vérité.

Les présentations furent rapides, il s’agissait d’une voisine qui vivait seule et qui était très liée avec Luce. Elle revenait de voyage et avait bondi aussitôt chez Luce, sachant que Jean y était. Elle embrassa fougueusement Luce puis vint vers Jean qui la voyait s’approcher comme le soleil de l’aube d’un jour d’une grande lumière qui pénétra en lui comme un baume flamboyant.

Il en fut conquis, émerveillé, puis saisi d’effroi. Il venait de revoir le thermomètre aux traces douteuse toujours posé sur le guéridon. Il fut pris d’une panique tétanisante qui l’empêcha de prononcer le moindre mot. Sylvie, c’était son prénom, remarqua aussi l’objet de l’émoi de Jean. Elle n’en fut point intriguée, plutôt intéressée.

- « L’un de vous est malade ? »

- « Pas vraiment, Jean me paraissait fiévreux, je l'ai envoyé prendre sa température »

Sylvie pouffa de rire et déclara, ingénue :

- « Tu as fait ça tout seul ? Félicitations ! je n'y arrive moi-même que maladroitement. »

Le plus naturellement du monde, Luce déclara :

- « Et bien tu tombes bien j'allais justement montrer à Jean comment on doit s'y prendre. »

Jean eut un haut le corps et Sylvie se déclara intéressée par la démonstration. Luce s’installa à l’angle du canapé et, s’adressant à Jean :

- « Viens mon petit jeannot, déculottes toi et viens te coucher sur mes genoux, je vais vous montrer comment on doit faire. »

Jean, qui depuis un moment craignait le pire, le vit s’abattre sur lui comme la foudre. Il osa à peine regarder Sylvie qui loin de se montrer moqueuse avait pris l’air studieux de celle qui va apprendre une chose qui lui servirait par la suite. Il n’obtempéra pas immédiatement et resta figé sur le canapé incapable de bouger. Luce le rappela à l’ordre et dans un vieux réflexe d’obéissance il se leva lentement et se présenta à sa tante, le pantalon baissé, rouge de honte , le front tout mouillé de sueur et les fesses serrées dans un naturel mais vain réflexe de défense. Dans un autre réflexe de vielle habitude, les jambes tremblantes, il s’agenouilla près de Luce. Il n’osa même pas la regarder dans les yeux tant les siens étaient malheureux. Il se plia en avant, les fesse proéminentes , le ventre reposant sur les genoux de Luce et le buste sur la partie d’angle du canapé.

Il était sur le point de pleurer, non pas à cause de sa tante mais humilié par la présence de Sylvie. Ce d’autant que celle-ci s’était approchée du lieu de la leçon que Luce commença aussitôt, joignant les gestes à des paroles tant pédagogiques qu’infantilisantes.

- « Voyez vous les enfants, il faut écarter la raie d'une main pour bien dégager l'anus. Puis, avec un doigt de l’autre main on doit l'assouplir par un massage rotatif avec un petit pois de vaseline que voilà. Comme ça les petits, il faut de temps en temps essayer d'y enfoncer le doigt jusqu'à ce qu'il y rentre facilement.... » - Jean était en transes, de tout son être, sauf de son sexe qui se croyait à nouveau à la fête et qu’il tentait de maîtriser pour que les deux femmes ne le voient pas frétiller en aparté. Luce se montrait très professorale et Sylvie se comportait en élève studieuse, sans autre état d’âme. Si peu d’état d’âme que quand Luce lui demanda de passer aux travaux pratiques, elle le fit avec application.

C’est donc le doigt de Sylvie que Jean sentit s’enfoncer en lui, aller et venir et se retirer lentement. Le bouquet lui fut servi quand Luce dit à Sylvie d’aller prendre le thermomètre et le fit mettre en place dans le fondement de Jean pour, disait-elle compléter la démonstration.

Elle s’y prit mal et présenta l’objet en oblique. Ca ne rentrait pas et forçait pour compenser la résistance quelle rencontrait. Jean avait l’impression qu’elle le transperçait avec une aiguille. Il poussa un Aieeee ! qui n’aida Sylvie en rien. Au contraire, elle s’énerva et trifouilla dans tous les sens pour que ce fichu thermomètre accepte de percer. Luce intervint, lui fit retirer le peu qui était rentré en force, et reprit ses explications. Jean était en transes.

- « Tu dois le présenter perpendiculairement. Sinon, en oblique, pour aussi fin qu’il soit, il ne rentrera jamais. essaie à nouveau. »

Le pauvre Jean, qui avait relâché un peu sa position d’offrande, à ces paroles la reprit docilement afin de ne pas être la cause d’un nouvel échec. Il ne se produisit pas. Jean perçut par de petits picotements le glissement du tube en verre. Elle le lui introduisit de presque toute sa longueur. Quand les doigts de Sylvie vinrent en butée Jean ressentit circuler en lui un courant qu’il s’interdit de trouver agréable tant il venait offenser diaboliquement sa honte, garante de sa pudeur.

Il dut le garder pendant le temps « réglementaire » et ce fut Luce qui le lui retira. Jean put alors se relever tout comme s’il se fut prêté à un simple exercice de gymnastique prenant la précaution, en relevant son pantalon de masquer son sexe frustré. Il tremblait d’émotion et d’humiliation. Les deux femmes ne s’en aperçurent même pas tant cet exercice leur paraissait naturel et profitable.

Certes ce fut profitable pour les deux élèves. Sylvie lors de ses suivantes visites déclarait mettre souvent cet enseignement en pratique et Luce se montrait fière de son enseignement. Quant à Jean, qui s’était à l’insu de sa tante, procuré un thermomètre, il trouva agréable et astucieux de compléter ses séances de masturbation par ces fantaisies anales qui furent pour lui l’intéressante découverte d’un plaisir nouveau. Il allia les deux et trouva délicieux, au moment de ses éjaculations, d’en percevoir aussi les battements sur sa partie anale grâce à la consistance du tube faisant office d’enclume .

Luce venait parfois dans la chambre de Jean, surtout le matin, sous prétexte de le réveiller. Ces jours là c’est elle même qui procédait à cette salutaire mesure, sans savoir que Jean l’avait rendue quasi quotidienne. Les sensation de Jean devinrent différentes. Il lui plaisait de donner à Luce une preuve de soumission en se retournant sur le côté pour lui présenter ses fesses hospitalières. Cette position lui permettait aussi de masquer son sexe qui n’était pas de la fête et qui cependant revendiquait ses droits. Son premier émoi était l’imposition d’une main de Luce sur son corps qui aussitôt était parcouru de frissons subtils. Puis venait la savante intromission du thermomètre, l’attente toujours trop courte à son goût, et enfin le retrait, toujours trop rapide. Jean ne percevait plus aucune humiliation à ces pratiques matinales qui créaient une douce intimité entre sa tante et lui, à l’abri des regards amusés de Sylvie.

Il se laissait gentiment materner, de peur d’être privé, par de malencontreuses protestations, de ces visites d’intérêt sanitaire...Il se prit même à se complaire dans cette situation et trouvait confortable les préoccupations de Luce pour la santé de son neveu devenu un pupille protégé. Ces préoccupations devinrent de plus en plus attentives et rapidement portèrent sur ses scelles matinales, indicateur aussi précieux que la température, de l’état de santé de Jean.

Jean, se montra flatté de ce souci de Luce pour son bien être. Il crut bon de fournir journellement à Luce l’information concernant sa petite production et devint obsédé par la fourniture quotidienne du fameux produit, ce caca que non seulement il fallait impérativement produire, mais aussi en bonne quantité et qualité que Luce venait de plus en plus souvent vérifier.

Il résulta pour Jean, de cette « fixette » obsessionnelle une constipation opiniâtre qui mit la maison en émoi. Même Sylvie en fut informée et prit part à la consternation sans que lui vienne à l’idée ce que son attitude compatissante pouvait être humiliante pour Jean. Pourtant c’était bien le cas, il rougissais quand on en parlait devant elle et cela n’arrangeait pas son problème. Sans compter que ce terme de caca désignait nommément son cas crucial, même chez Sylvie qui voulut maladroitement consoler Jean en parlant aussi du sien.

Un certain vendredi soir, se tint entre les trois personnage un conseil d’urgence. Luce déclara que si le lendemain rien ne se passait, elle donnerait un lavement à Jean, avec l’aide de Sylvie. Luce avait donné sa docte sentence, Sylvie l’approuva de ses yeux enjoués, quant à Jean, il en fut catastrophé. Il sentit toute la honte du monde s’abattre sur lui et l’image cauchemardesque du lavement qu’on lui donnait sur la place publique lui revint et le bombarda comme une série de flaches psychédéliques.

Il dormit mal cette nuit là. Il rêva rétrospectivement de ces poires posées sur une étagère, à la canule droite et raide comme le doigt de la justice, à ce bock ventru muni de son tuyau et de son embout, qui savaient traquer et investir ses fesses même retranchées sous ses couvertures. Il voyait dans ce même rêve, Luce et Sylvie armées de ces instruments de torture, entamer autour de lui une folle danse initiatique et dantesque.

Le lendemain, bien sûr il n’eut rien à montrer à Luce. Elle le regarda d’un air faussement consterné et d’un mouvement de bras retombant sur ses cuisses, elle confirma à Jean l’incontournable nécessité. Celui-ci tomba dans la poignante angoisse d’une femme qui attend désespérément ses règles et qui doit se rendre à l’évidence. Sauf que lui, c’était par le lavement que son ventre était menacé d’enfler, et l’événement ne passerait pas la journée.

Il n’en mena pas large durant cette attente dont la résolution ne devait avoir lieu que l’après- midi- midi vers 16 heures. Attente angoissante pendant laquelle, il espérait vainement pouvoir fournir à Luce ce caca libérateur et rédempteur. Encore plus vivement, il espérait que, s’il devait fatalement subir ce lavement, Sylvie connaisse quelque impérieux empêchement à venir aider Luce et, assister à son humiliation.

Aucune providence n’entendit ses prières. Il attendait dans le salon , le cœur serré voyant défiler trop rapidement les minutes et sursautant au moindre bruit extérieur qui aurait pu annoncer l’arrivée de Sylvie. Luce tenta de le distraire. Elle le voyait penaud et croyait que sa tristesse était due à la peur du lavement, alors que sa crainte était autre.

- « Ne fais pas cette tête. Ce ne sera pas ton premier lavement. Je me souviens qu'avant tu les supportais très mal. Tu es grand maintenant ! »

C’était bien la première fois depuis son arrivée qu’elle le disait ¬ grand ¬ et c’était pour lui administrer un lavement comme quand il était petit.

Il n’osa avouer que c’était l’idée de la présence de Sylvie qui le couvrait de honte.

Vers les quatre heures, Luce se leva résolument et déclara le plus naturellement du monde que Sylvie n’allait pas tarder et qu’elle allait préparer le lavement .

À partir de là, ce n’étaient plus les minutes que Jean comptait, mais les secondes, toutes plus angoissantes les unes que les autres.

Luce revint porteuse d’un bock à lavement d’où s’échappaient de menaçantes vapeurs et une odeur fétide. Elle le disposa près de l’angle du canapé, sur une haute sellette. Puis elle lova le tuyau sur l’anse du bock laissant pendante une canule rigide, terminée par un gland en forme d’ogive , trop longue et trop épaisse, aux sentiments apeurés de Jean. Il se remémora ses mauvais souvenirs et, la vue de cet attirail fustigeant dont l’usage lui était destiné le plongea dans un profond désarroi. Ce d’autant plus que le décors fut complété par un seau hygiénique prêt à recevoir ses rebelles matières dès qu’elles seraient de force délogées de leur antre.

Luce revint près de lui et anodine, lui dit :

- « Sylvie ne va pas tarder, le lavement est bouillant, il va refroidir pendant ce temps. »

Justement, elle tardait et chaque seconde redonnait espoir à Jean. Le lavement, il n’y échapperait pas, mais au moins oui, au moins par pitié, sans Sylvie !

Espoir déçu, elle arriva toujours riante, en excusant de son retard dont elle se mit à expliquer la cause. Jean ne l’entendait pas, ces explications l’irritaient plutôt.

Plus rien ne s’opposait désormais à ce que commençât le sacrifice.

Il vit Luce prendre place, assise à l’angle du canapé comme elle le fit pour la démonstration du thermomètre. Une forte angoisse étreignit Jean qui pensa, à juste titre, qu’il allait devoir de nouveau prendre cette affligeante position, sur les genoux de Luce. Une autre vint s’ajouter à la première. Il était seulement vêtu d’un survêtement de sport et quand il allait devoir en ôter le pantalon, il ne lui resterait que le haut et aucun pan de chemise pour masquer son sexe malicieux qui semblait lui, récupérer toute l’énergie fondante de Jean. Il allait de catastrophe en catastrophe. Sylvie avait pris ses mains dans les siennes comme on assiste un condamné. Et c’est dans cette position de piété qu’il attendit que débutât le déroulement de la sentence où il allait être lui, innocent, puni de la paresse de son ventre.

Luce finit par l’appeler, d’une voix doucereuse.

- « Viens mon petit, viens sur les genoux de ta tatie »

Il se leva sans hâte. Sylvie lui prit une main, la serra dans la sienne et le guida magnanimement. Quand ils furent près de Luce, celle-ci lui ordonna de se déculotter. Ses mains tremblaient, il y arrivait mal et ce fut finalement Sylvie qui termina son dénuement tout en lui adressant de d’amicales paroles d’encouragement.

Il put garder le haut de son vêtement mais ses fesses, ses jambes, ses cuisses et malheureusement son sexe étaient là, livrés nus et fragiles. Comme un automate il leva une jambe après l’autre pour que Sylvie puisse le défaire complètement de son pantalon et de son slip. En se relevant, par compassion moins riante que d’habitude, ses yeux durent survoler le sexe de Jean qui lui, ma foi, ne se portait pas trop mal. C’était le moment tant redouté par Jean qui se sentit offensé dans sa pudeur maladive. En raison de son émotion, son érection ne fut heureusement pas puissante et il voulut se rassurer en se persuadant que Sylvie n’en avait rien vu.

Rien ne pouvait plus détendre Jean. De lui même, dans des mouvements cassés, il prit place sur les genoux de Luce. Dans une ultime tentative pudique, il rendit ses testicules moins visibles en les emprisonnant entres ses cuisses serrées. Puis il étendit le haut se son corps sur la partie du canapé perpendiculaire à celle de Luce et, les yeux fermés, les bras le long du corps, s’abandonna à l’incontournable sort qui était le sien, résigné à subir la plus grande humiliation de sa vie d’adulte.

Luce lui écarta les cuisses et les testicules de Jean, qu’il avait soigneusement emprisonnés, retombèrent de tout leur poids dans une suspension acrobatique dont Jean ne visualisait que le ridicule de leur aspect.

Ce sentiment n’effleura pas les deux femmes. Luce semblait ignorer que son protégé eût un sexe. Sylvie, de son côté fut un moment tentée de soupeser ces bourses bien garnies comme un gousset plein d’écus mais n’osa le faire.

Luce entreprit de donner à Sylvie la même leçon pratique que pour la prise de température sur la même base anatomique que fournissait Jean tenu sans égard à l’écart du dialogue.

- « Il faut opérer comme pour le thermomètre mais avec la différence que la canule est plus grosse et plus longue et que c’est le gros bout qui va entrer en premier.

- Il faut assouplir l’anus mais sans trop. On ne doit pas utiliser la vaseline ou tout autre produit lubrifiant car il va devoir serrer très fort pour retenir le lavement et une trop grande souplesse de son petit trou lui serait néfaste »

- « C’est dur à retenir ? »

- « Dans son cas, oui. Il n’a rien fait depuis une semaine et il va falloir que le lavement circule parmi les bouchons pour les débloquer. »

- « De quoi est constitué le lavement ? »

- « D’eau savonneuse et d'un peu de glycérine. Ca fait partie des grands, des plus inconfortables, moyens mais des plus efficaces. »

- « Ca va lui faire mal ? »

- « Inévitablement, il le sait très bien, je lui en ai déjà donné autrefois, il les supportait déjà très mal. Je ne crois pas qu’il puisse prendre les deux litres que contient le bock mais on devra lui donner le maximum qu’il puisse retenir. »

- Pour Jean, en plus de son humiliante posture, on le tenait étranger à la discussion qui pourtant le concernait et l’on énumérait sur son cas une liste de « bienfaits » qui était pour lui un réquisitoire pour constipé tenace.

Jean préférait ne rien voir mais devinait tout ce qui se passait alentour de ses fesses mobilisées pour la bonne cause. Luce lui écarta la raie d’une main experte. Il comprit à une sensation d’air frais, que son anus était apparent. Luce, du gras de son index lui fit un massage rotatif. Jean retint sur le moment un réflexe de contraction et finalement s’abandonna, fautif, aux agréables sensations que lui procuraient ces attouchements subtils. Elle marquait des temps d’arrêt pour mouiller son doigt de salive et tentait de petites pénétrations qui faisaient les délices de Jean. Il se sentait fort aise dans cette simulation de rêve dans laquelle il se laissait aller divinement. Mais tout à coup, la réalité reprit ses droits. Luce venait de rompre ce langoureux silence en priant Sylvie d’opérer à son tour. Ce fut la brusque déception du réveil. Il perçut le changement de position de Sylvie qui se montra ravie de cette sollicitation. Consciencieusement elle reprit l’œuvre d’attendrissement et de réchauffement de cet anus de moins en moins congelé et dont elle venait à oublier que c’était celui de Jean qui à l’autre bout du canapé suffoquait de profonde meurtrissure morale.

Ce fut donc le doigt de Sylvie qui le premier traversa le goulet rétif. Elle le retira lentement, l’humecta abondamment de sa salive et de nouveau l’enfonça entièrement en donnant des mouvement de va et vient de plus en plus rapides et profonds . Sylvie s’excitait, son index tendu allait et venait, ses autre doigts serrés martelaient les testicules ratatinés de Jean qui accusait le coup à chaque bout de butoir.

Ce fut Luce qui mit un terme à cette frénésie incontrôlée. Heureusement pour Jean qui loin de joui, avait l’anus en feu.

Luce dit à Sylvie de lui passer la canule. Elle lui expliqua que contrairement au thermomètre, on pouvait la présenter en oblique et forcer latéralement pour qu’elle fasse sa place. C’est ainsi qu’elle appuya l’ogive sur sa partie latérale. Jean marqua un sursaut et porta ses mains sur ses fesses en réflexe de défense. Luce s’en montra irritée et Sylvie, comprenant le danger que courrait Jean dans ce mouvement de rébellion, lui saisit les poignets qu’elle tint prisonniers pendant toute la mise en place de la canule.

Pendant qu’elle maîtrisait Jean, elle suivait attentivement les explications de Luce et ne perdait rien de l’aspect visuel de la leçon.

Luce procédait à de savants massages rotatifs, enfonçait en vrille la moitié de l’ogive, la retirait aussitôt pour l’introduire à nouveau.

Sûrement à bout de salive, elle voulut utiliser le liquide du bock. Un sifflement d’air sortit de la canule, précédant un court jet d’eau savonneuse qui gicla sur l’anus de jean.

- « C’est brûlant et ça pique ! » S’écria Jean.

- « C’est le savon qui pique » répondit Luce sur un banal ton d’information. Puis elle ajouta :

- « Quand ça coulera dans ton ventre ça te paraîtra moins chaud mais ça te piquera autant. Seul le savon peut avoir raison d’une telle constipation. La prochaine fois nous nous y prendrons plus tôt et le mélange sera plus doux. »

Ces paroles furent loin de rassurer Jean. En plus de l’humiliation qu’il éprouvait, on lui annonçait de piquants tourments et la promesse d’autres lavements qui selon Luce seraient plus doux, pas celui-là !

Luce dut trouver l’orifice de Jean suffisamment humecté et juste assez souple. Elle dit, s’adressant uniquement à Sylvie :

- « Je vais pouvoir procéder à l'introduction de la canule »

Elle y procéda aussitôt, l’ogive disparut avec à sa suite quelques centimètres de la canule.

Jean émit une forte inspiration due à la soudaineté de l’action et aussi pour rappeler aux deux femmes qu’il était bien là lui aussi, directement concerné.

Sylvie qui malgré son âge n’avait jamais ressenti d’appel sexuel et pour qui un c... n’avait qu’un rôle fonctionnel, sentit pour la première fois de sa vie son sexe s’humidifier. Elle suivit la progression de la canule dans le fondement de Jean, évoquant l’image sensuelle où ce serait elle qui la recevrait.

Jean avait absorbé la presque totalité de la lancette. Luce la retira de sa moitié pour, disait-elle, éviter qu’elle ne se bouche. Puis, sans attendre, sans en avertir Jean, elle ouvrit en grand le robinet.

Jean sentit immédiatement le liquide chaud, huileux, piquant et décapant envahir son ventre. Il en fut de suite incommodé, agressé et diaboliquement mis en appétence par cette potion magique qui s’insinuait étrangement en lui.

Il s’en suivit pour lui un très complexe combat interne. Le lavement lui faisait déjà mal et il luttait pour le supporter et pour donner de lui une image courageuse qui le réhabiliterait dans sa condition mâle. Par ailleurs si son ventre était martyrisé, son sexe tirait le plus grand profit de ces pénétrations anales et de l’écoulement du liquide.

En se mettant en place pour le lavement, il avait pris la précaution de ne pas appuyer son encombrant appendice contre la cuisse de Luce. - Le pire eût été qu’il fût mis en demeure de le placer entre les cuisses de sa tante, comme cela se produira lors de prochaines séances ¬

Mais là, il avait grossi, s’était durci et tendait à quitter sa trajectoire verticale.

Jean était pris entre les douleurs que lui infligeait le lavement et ce satané membre qui n’arrêtait pas de grossir, de rougir et de vouloir se frotter à tout. Il entama une rotation de ses reins, souleva son ventre des genoux de Luce mais sous la douleur retombait et son sexe allait s’étirer contre la cuisse de Luce. Jean criait tant de douleur que de désespoir ne pouvoir assagir sa queue définitivement coincée contre Luce. Sylvie, elle, n’avait rien compris et croyait que ces cris et ces gesticulations étaient seulement dues à l’action laxative du lavement. Ce spectacle, le premier pour elle, était loin de lui déplaire car en plus de l’apparitions de ses pulsions sexuelles, elle sentit poindre en elle un sentiment de domination qui excluait toute pitié à l’égard de ce pauvre Jean.

Cette brave Sylvie dans toute son ingénuité était fort impressionnée par r le comportement de Jean. Ce qu’elle croyait être un simple lavement à but purement paramédical, prenait à ses yeux une dimension qui dépassait sa conception naïve de la chose.

Jean était en proie aux douleurs du lavement et à une profonde retenue pudique qui venait de son incontrôlable érection. Jamais sa tante ne l’avait vu dans cet état et encore moins Sylvie. Il sentait monter en lui un sentiment de honte et d’humiliation. Il voulait cacher sons sexe et serrait ses cuisses mais le lavement le tracassait physiquement et par moments il soulevait son ventre qui appuyait trop fortement sur les cuisses de Luce et comprimait le lavement. Il était assailli à la fois par ses douleurs et par son humiliation suffocante. Ses mouvements de rotation des reins et de décollage de son ventre laissaient malencontreusement voir sa queue volontaire qui n’avait cure des états d’âme de son maître. Dans ses retombées ce mandrin fougueux venait battre la cuisse de Luce et s’excitait encore plus sur le tissus rugueux de Sa jupe.

Luce semblait contrariée que ce phénomène imprévu vienne perturber le lavement et de la main qui tenait la canule tentait de limiter les ondulations fessières de Jean. Sylvie était de plus en plus intriguée . jamais elle n’avait vu un homme en érection et se demandait si c’était cela qui mettait Jean dans cet état. Elle demanda à Luce.

- « C'est toujours comme ça quand un garçon prend un lavement ?, »

Luce répondit dune façon irritée :

- « Heureusement que non, ils ont trop à faire avec le lavement. Il se comporte comme un puceau qui montrerait pour la première fois son cul à deux femmes. S'il se croit à une sexparty, je le punirai pour ses idées lubriques. »

Jean entendait à peine les propos de Luce mais avait bien enregistré le mot de « punition » Il se voyait recevant comme avant une série de fessées, une page rose comme on lui disait ironiquement avant, une page rose qu’il aurait à faire signer à Sylvie. Il était épouvanté à cette idée et , de mémoire, savait que la seule chose à laquelle il n’avait jamais échappé, c’était les punitions de Luce. Cette épouvante s’ajoutait aux spasmes grandissants du lavement et à son immense honte. Car son sexe prétendait aller jusqu’au bout de sa fougue. À un moment, sous une pointe aiguë du lavement il releva brusquement ses fesses et les maintint convulsivement en position haute. Son sexe apparut à Sylvie plus raide, plus rouge, plus violet que jamais que jamais, et elle le vit cracher deux puissantes giclées de sperme qui allèrent bombarder la jupe de Luce.

Jean poussa un cri de désespoir. Il se plaqua contre sa tante et là, son éjaculation continua par sa misérable queue place à la verticale contre la cuisse de Luce.

- « Pardon ! tatie...pardon ! ! ! ! !, ne me punie pas ! je ne sais pas...je ne voulais - pas ... » -

Jean n’avait plus que le lavement à combattre, mais de lutte inégale et sa terreur était de ne pouvoir le contenir lui non plus, pas plus que sa vessie. Ce senario catastrophe martelait son esprit pris de panique.

Luce n’avait pas pour autant ni arrêté le lavement ni diminué son débit De par la constipation de jean la progression du liquide ne se faisait que lentement au prix de pointes acérées dont il percevait cruellement le harcèlement. Il en vint à oublier la présence de Sylvie et se mit à supplier.

- « Luce ! luce ! tatie ! ! je suis à bout... je ne peux plus le supporter ..Je t'en prie tatie, arrête .. arrête ! »

-« Encore un petit effort mon grand. Il faut que le lavement aille tout au fond ; sinon au lieu de me faire un gros caca tu ne me rendras que de l'eau, et il faudra recommencer. »

- « Je suis sur de pouvoir le faire maintenant ... Aie !Aie ! ! ! !j’ai mal tatie ! ! ! ! ! ! ! »

- « Soit, tu as pris un litre et demi, mais tu vas le garder quelques minutes pour que le liquide et ton vilain caca se mélangent bien. »

- « Tout ce que tu voudras tatie ... pourvu que tu ne m'en mettes plus, je te promets de le garder tout le temps qu’il faudra. »

Ce n’est que là, entre ses spasmes erratiques, qu’il réalisa combien il avait été infantilisé pendant ce court dialogue par ces mots de «caca » et le diminutif de « tatie » qu’ils n’employaient plus depuis des années.

Sylvie était sous le charme de sa découverte. Il ne lui aurait pas déplu que Luce refusât d’arrêter le lavement et déjà espérait que le fameux « caca » ne vienne pas suffisamment et qu’il faille recommencer. Elle se sentait toute fiévreuse, excitée, toute en désordre dans ses idées. Elle avait lâché les poignets de Jean et résistait à l’envie de porter ses mains à son sexe désormais ruisselant.

Luce retira lentement la canule en recommandant à Jean de serrer au maximum. Puis elle lui dit de rester dans la même position pendant la rétention et qu’elle allait l’aider en lui bouchant l’anus.

Elle le fit en effet, en appelant Sylvie à voir comment on devait s’y prendre.

- « Vois-tu Sylvie, un doigt long ne l'aiderait en rien, bien au contraire. Il faut utiliser le pouce, l'enfoncer entièrement puis le retirer un peu pour que la partie renflée opère comme bouchon évasé » - Et elle mit en place la précieuse sécurité.

Ce procédé sécurisant n’était pas pour autant sédatif et Jean avait tout aussi mal que pendant le lavement, avec la seule compensation que l’injection était terminée et que l’aide de Luce lui était précieuse pour contenir sa potion.

Son ventre reposant encore sur les cuisses de Luce, il en résultait pour lui une pression incommodante. De temps en temps il relevait ses reins pour échapper à cette pression mais ce mouvement déclenchait d’autres douleurs qui le faisaient retomber lourdement. Il suait, râlait, gémissait, criait à s’époumoner. Rien n’y fit, sauf le temps. Pendant cette pénible rétention, le lavement s’était stabilisé et les douleurs étaient moins fortes. Luce attendait ce moment, elle retira son pouce et invita Jean à prendre place sur le seau. Il le fit sans se faire prier tant il avait désiré ce moment. Les femmes s’installèrent en face de lui sur le canapé en spectatrices de leur œuvre. Le sentiment d’affliction de Jean revint à la charge. Il n’avait plus à lutter contre la douleur et, d’avoir à se soulager devant elles était le sommet de l’humiliation qui l’assaillit en force imparable. Il les voyait par ses jeux embués de larmes comme des senseurs de son état et percevait la jupe de Luce les traces de son sperme, signature authentique de l’éventuelle sanction qu’il redoutait.. Pourtant la nature fit son appel et le lavement, pressé comme tel, dévala en de lui en trombe boueuse.

Luce, en bonne opératrice, était satisfaite du résultat. Sylvie ne perdait rien des mouvements de Jean qui ressentait les spasmes de l’évacuation et qui en manifestait l’action par de brusque contractions. Puis les jets s’espacèrent pour enfin cesser. Jean se leva et dut assister à l’inspection de son produit que Luce déclara satisfaisant.

Luce l’envoya procéder, heureusement seul, à une toilette locale. Il voulut prendre son pantalon et son slip mais sa tante l’en empêcha. « Inquiétant présage » se dit Jean qui, le cul nu, dut traverser la pièce vers la salle de bains, puis quelque minutes après, en revenir dans le même appareil.

Luce et Sylvie avaient quitté le salon. Ils les entendait trafiquer dans la cuisine. Au bout d’un moment elles l’appelèrent. Il se dirigea vers elles, toujours les fesses à l’air, entretenant l’inquiétant présage dont Jean, les yeux écarquillés de mauvaise surprise, en vit la finalité dès qu’il eût franchi le seuil de la cuisine.

Elles avaient réinstallé le même lavement . Le bock en élévation et la lourde table recouverte d’une alèse, devant remplacer le canapé.

Jean en fut suffoqué. L’espoir que ce deuxième lavement fut destiné à l’une d’elles, peut être Sylvie, fut immédiatement déçu. Elles se tenaient en matrones près du clystère qui faisait autorité et il était là, le seul en tenue de pénitent.

- « Je ... je croyais que tu étais satisfaite du lavement ... »

- « Bien sûr mon grand mais sur un lavement à l'eau savonneuse, j'en donne toujours un autre. Un rinçage en quelque sorte. Tu dois absolument le prendre, sinon tes intestins en resteront irrités pendant plusieurs jours. Peut être même t'en donnerais-je un autre demain matin si tu rejettes encore des traces de savon....... Allez mon petit sois raisonnable, viens te mettre en place sur la table. Il vaut mieux pour toi que tu y montes de gré plutôt que de force...Tu te souviens des lanières cinglantes ? Je les ai toujours... »

La force, il connaissait. Combien de fois le martinet n’avait-il pas eu raison de ses réticences à se mettre en place pour un lavement ?

Cette fois il préféra enlever aussi le haut de son vêtement. Il se sentait moins ridicule nu que comme il était jusque là.

Luce trouva cette initiative inutile et Sylvie en fut intérieurement ravie. Peut être n’avait elle jamais vu un homme nu, pas plus que Jean concernant les femmes.

Luce le fit mettre en position couché sur le dos, les fesses surélevées par un épais coussin. Puis elle lui fit replier ses jambes et écarter les cuisses. Le processus s’accélérait par rapport au premier lavement. Luce, placée debout entre les cuisses de Jean était déjà armée de la canule et Sylvie, sise de la même façon à la gauche de Jean fut ravie d’être chargée de prendre dans ses mains les testicules et le sexe de Jean pour lui dégager l’anus. Luce déclara qu’il était désormais assez souple à la suite du premier lavement et que toute préparation était superflue.

Jean vit Luce rendre horizontale la canule au niveau de sa cible. Il retint sa respiration pour attendre l’estocade.

Mais à ce moment retentit la sonnerie du téléphone. Luce tendit la canule à Sylvie en lui disant de prendre sa place. Elle partit répondre et à la volubilité de la conversation, Sylvie et Jean comprirent qu’elle ne serait pas de retour avant la fin du lavement. Tous les deux envisagèrent de faire sans elle. Jean inquiet de l’inexpérience de Sylvie, elle, ravie de cette aubaine mais aussi inquiète pour la même raison. que Jean.

Pourtant, elle feignit une parfaite assurance qui fut loin de rassurer Jean qui se mit à espérer le retour de Luce.

Sur un ton de fausse autorité elle lui intima l’ordre de relever lui même ses attributs. Puis, d’une main pourtant tremblante elle enfonça maladroitement la canule que Jean prit comme un cuisant coup de lance. Elle marqua un temps d’arrêt pendant lequel leurs regards se croisèrent. Jean n’était pas dupe de la fausse assurance de Sylvie mais trouvait dans son regard éclair de malice qui remplit son propre regard d’une expression de forte appréhension qui le rendit au yeux de Sylvie totalement dépendant d’elle. Elle ouvrit le robinet sans plus aucun état d’âme.

Il prit ce deuxième lavement plus sereinement que le premier. Ses angoisses pudibondes s’atténuaient et il pouvait mieux se consacrer à son état de réceptivité, certes forcé, mais de fait établi. De plus, le lavement trouvait plus facilement son chemin et, de part la position inclinée de Jean, sillonnait comme un ruisseau tranquille.

Devant cet absence d’obstacle, Sylvie se conforta dans son rôle dominateur. Jean, pour la première fois de sa vie trouva cet ondoiement plutôt agréable. C’était chaud et caressant, la limpidité de l’eau lui inspirait confiance et le fait qu’il puisse voir par transparence le niveau du bock le rassurait. Celui-ci, au début plein à raz d’eau claire avait déjà baissé de niveau et se vidait régulièrement de son contenu que Jean recevait placidement. De temps en temps une petite pointe aiguë venait le piquer ça et là mais c’était bref, comme on frappe à une porte pour demander la permission d’entrer ou d’aller plus loin. Permission que Jean accordait volontiers sachant que ce chaud bien être allait progresser en lui. Il avait lâché ses attributs mâles et de ses mains massait doucereusement son ventre pour mieux accompagner ses visiteurs.

Sylvie commençait à trouver son rôle un peu trop passif. Elle aurait aimé que Jean réagisse comme durant le premier lavement, sous de douloureux lancements. Elle fut tentée d’élever le niveau du bock mais n’osa le faire, craignant le retour de Luce. Elle se contenta de regarder Jean bien dans les yeux pour y chercher au moins des signes d’endurance. Elle les y trouva car le lavement jusque là placide se faisait de plus en plus turbulent. Jean gérait au mieux la situation mais quelques rictus, quelques clignement des yeux suivis d’une expression inquiète trahissaient son état d’endurance dont il eût aimé ne laisser rien paraître. Par le regard ils s’affrontèrent et devinrent à la fois complices et compétiteurs. Sylvie avait l’autorité de son rôle dominateur, Jean, celui de narguer cette autorité. Pourtant le combat était inégal. Le lavement continuait son ondoiement et Sylvie comptait sur cet atout pour gagner la partie.

Il approchait d’un litre qu’il avait pris sans interruption et à débit régulier. Ce n’était plus des caresses internes qu’il recevait mais de virulentes égratignures. Il serrait les dents pour ne pas crier et respirait fortement en laissant échapper de sinistres râles de fond de gorge. Ses mains ne massaient plus son ventre et se crispaient à faire rentrer ses ongles dans sa peau. Il tenta de mieux écarter ses cuisses mais c’était pour serrer fortement la canule tant le lavement lui était pénible à contenir.

Sylvie savourait sa victoire et s’en fit un régal quand Jean l’implora de lui accorder une pause, ce qu’elle fit, non par compassion, mais pour mieux marquer sa domination par le fait qu’à elle seule la décision appartenait. Elle ferma le robinet et maintint solidement la canule pour signifier à Jean que ce n’était bien qu’une pause dont elle déciderait de la fin.

Jean voulut lui montrer qu’il l’entendait ainsi. Il ajusta sa position, se prodigua quelques massages et c’est lui même qui demanda à Sylvie de reprendre l’injection. Elle fut ainsi prise de court. Elle aurait aimé lui imposer elle même la reprise et l’entendre protester. Elle se vengea par une ouverture rapide, instantanée et en grand du robinet.

Jean reprit son attitude d’endurance, respirait fortement, soulevait parfois ses reins pour faire circuler l’impétueux orage qui maintenant déferlait en lui avec son lot de ravages. Il retenait de son mieux ses cris et ses gémissements sans pouvoir y parvenir. Il maudissait cette Sylvie venue se mettre entre Luce et lui comme une mercenaire. Il luttait, luttait et le lavement descendait, descendait, descendait.......

Il venait de prendre un litre et demi. Sylvie ferma le robinet en disant à Jean qu’elle ne savait pas s’ils devaient continuer, le précédent s’étant arrêté à ce niveau.

Jean fut ravi de cette précaution inattendue et Sylvie se sentit partagée entre la sagesse de son initiative et la forte envie de continuer.

La pause fut de courte durée et interrompue par le retour de Luce qui donna la réponse.

- « Nononon ! il faut continuer. Cette fois il peut et va prendre les deux litres ! ce sera aussi une partie de sa punition pour sa vilaine cochonnerie.»

Elle prit la place de Sylvie et envoya elle-même la pression. Terme très exact car elle pria Sylvie de prendre le bock et de le surélever au-dessus de sa tête. Sylvie obéit avec empressement à cette aubaine. Elle avait brûlé d’envie de le faire d’elle-même et n’eut pas les bras assez longs pour donner de la hauteur au bock.

Jean se demanda si ce torrent n’allait pas l’emporter. Il reçut ce dernier demi-litre comme une forte averse qui ne dura que quelques secondes, moins que le cri strident qu’il ne put retenir et qui emplit tout le volume de la pièce.

Jean était horrifié, Sylvie se sentait un peu coupable et déjà appréhendait que cela ne lui arrive un jour ou l’autre en ces mêmes lieux et place.

Luce, très professionnelle, attendit que Jean se calme. Puis elle le fit mettre sur le côté gauche et retira précautionneusement la canule.

Jean s’attendait à ce que l’une d’elle rééditât la procédure du pouce obturateur mais là le bouchage fut différent et aussi hermétique que pour une bouteille de champagne prête à fuser. Luce sortit de sa poche une espèce de grosse tétine ansée d’un solide anneau qui seul sortit du cul de Jean quand elle lui eût mis en place le volumineux téton.

Jean ainsi à l’abri de toute fuite fortuite entama une longue rétention que lui imposa Luce.

Elle lui fit changer sans cesse de position pour que le lavement se répartisse bien dans son ventre et que le fameux rinçage soit plus efficace. Quand il était sur le dos, l’une ou l’autre massait lui massait son ventre endolori. Il percevait à chaque mouvement de forts gargouillements et de fortes douleurs soit erratiques soit violentes et continues. Cette rétention même avec l’aide des deux femmes lui fut très pénible. Quand Luce décida d’y mettre fin il en ressentit un immense soulagement même sans s’être vidé de la moindre goûte.

Luce le fit relever et le soutint pour l’accompagner aux toilettes. Il s’y rendit à petit pas, les cuisses et les fesses serrées, plié en deux pour éviter la descente du lavement.

Elle l’installa sur la cuvette et se mit en devoir de lui retirer la «tétine » en tirant sur son anneau. Elle le fit sans difficulté, sûrement habituée à ce genre de débouchage. Le lavement partit d’un seul jet, avant que Luce ait pu retirer sa main qui se trouva sous l’averse.

Pendant qu’elle s’essuyait et rinçait ses mains au lavabo, elle dit à Jean de prendre son temps et de ne revenir près d’elles que quand il penserait avoir tout évacué. Elle ajouta avant de sortir :

- « Ne tire pas la chasse, je viendrai vérifier si c’est assez clair, sinon je te donnerai encore un autre lavement demain matin. »

Jean prit cette nouvelle comme une simple information. Il était désormais maté comme un pur- sang enfin dressé. Quant au lavement du lendemain, il avait le fort pressentiment qu’il n’y couperait pas. Dans son fond intérieur il le visualisait et l’envisageait avec une pointe de désir tout à fait inexplicable, à l’égard de ce qu’il venait de subir.

Ne sachant plus où étaient ses vêtements, il dut revenir tout nu dans le salon où il lui sembla qu’il était très attendu.

Luce avait changé sa robe souillée par l’éjaculation de Jean, par un ensemble pantalon, très moulant, qui lui donnait une sévère allure d’amazone. Elle regardait Jean en enlevant ostensiblement les bagues de sa main droite. Sylvie était toujours dans sa robe flottante dans laquelle elle paraissait à l’aise et peu sous vêtue.

Le plus inquiétant était pour Jean qu’elles avaient repris la même position que pour le premier lavement.

Il frissonna à l’idée qu’il allait peut être devoir prendre de nouveau place sur les genoux de Luce, en présence de Sylvie de plus en plus avide de ce genre de spectacle auquel elle prenait une part de plus en plus active.

Ses angoisses tétanisantes le reprirent de plus belle. Il avait presque oublié qu’il était nu devant elles. Il se sentit de nouveau humilié, fragile devant l’autorité de Luce et , de par sa nudité, démuni de toute défense.

Luce le tira de sa méditation, d’une voix douce, mais pleine de cynisme.

- « Viens mon petit, reviens sur les genoux de ta Tatie ... tu vas t'acquitter docilement de ta punition ... après tout sera effacé... enfin ... quand tes fesses auront perdu leur vermeil... »

- « Mais Tatie ! J’ai eu le dernier demi-litre du lavement ! ... »

- « Ce n’était qu’un acompte, tu as le solde à régler. »

Tout tremblant, le cœur serré et le visage empourpré de honte, il vint malgré tout à petits pas, s’agenouiller près de sa tante et posa son ventre sur les genoux de son exécutrice. Il reposa ses épaules sur l’autre partie du canapé en angle et enfouit sa tête dans ses bras dans une attitude de grande soumission aveugle.

Il sentit les caresses de Luce sur ses fesses mais il était trop anxieux pour y prendre du plaisir et savait que ces effleurements n’avaient d’autre but son charnu postérieur qui décidément n’était pas à la fête ce jour là.

- « Décontracte-toi mon petit, ne te raidis pas sinon tu vas avoir encore plus mal.....Là, ..c"est mieux ainsi relève encore un peu tes fesses ..... Recule un peu que je les ai bien à ma portée ... Bien mon petit ...Ne te raidis toujours pas... »

Jean, même sa tête enfouie dans ses bras, avait fermé ses yeux, dans une attente résignée. Sylvie par contre ne voulait rien perdre de la scène.

La première fessés s’abattit sur Jean dans un bruit de gifle retentissante. Il en fut comme électrocuté par un éclair fulgurant. Il releva sa tête et poussa un long cri de douleur qui le laissa tout suffocant quand il reprit sa position d’autruche. Il haletait profondément pour ne pas pleurer, ce qui dans sa douleur eût été le comble de son humiliation.

Luce n’agissait plus mais Jean savait que ce n’était là qu’un temps d’arrêt. Il réajusta sa position et aussitôt reçut la deuxième, puis les autres à un rythme régulier. Luce savait espacer les coups pour qu’il ressente chacun avant de recevoir le suivant. Les douleurs de Jean devenaient intolérables à mesure que la main de Luce s’abattait sur les parties de plus en plus rouges, meurtries et brûlantes de ses fesses.

Finalement elle arrêta. Peut être était-elle fatiguée ou avait-elle elle même la main bouillante ?

Non ! Ce fut pour dire à Sylvie :

- « Veux tu t"essayer à les lui donner toi-même, S"il continue à être polisson, nous ne serons pas assez de deux pour le corriger.. »

Il sembla à Jean, au comble du désespoir, que Sylvie se mettait en place pour ses travaux pratiques. Elle était un peu émue mais ravie de cette participation et se promettait de se montrer très appliquée, aux dépends de Jean, ce qui semblait plus exciter ses sens que sa compassion.

- « Viens Sylvie ; Mets toi à genoux près de lui. Presque au niveau de sa poitrine....Là comme ça ... Tu vas frapper de ta main droite, un peu plus sur sa fesse gauche que je n"ai pu atteindre aussi facilement que l"autre. Là très bien ... Vas-y maintenant. »

Jean reçut la fessée de Sylvie comme un coup de battoir de lavandière. Il en accusa le coup dans un « Hang » rauque et étouffé.

Luce reprit Sylvie.

- « Pas comme ça Sylvie ! ... Tu dois garder ta main souple et frapper en jouant du poignet. La fessée en est plus cinglante et le coup plus réparti. De plus tu te feras toi même moins mal. Recommence ! »

Et elle recommença jusqu’à la perfection. Jean hurlait de douleur main la leçon continuait. Ses fesse n’étaient plus qu’un brasier ardent qu’elles attisaient sans cesse. Il criait, suppliait pendant que imperturbables, elles continuaient.

Elles finirent par mettre fin au châtiment pédagogique. Jean se releva et fit de grands pas dans le salon en frottant nerveusement son fondement rouge comme un buisson d’écrevisses.

L’après-midi avait été long pour lui mais il prit part au dîner, comme si rien n’était ou ne s’était passé, sauf qu’il avait du mal à s’asseoir et que de temps en temps il devait se précipiter aux toilettes.

Entre temps Luce avait vérifié la qualité de son rejet et se déclarant dubitative sur le résultat, décida que le lendemain matin Jean recevrait bien son troisième lavement

Sylvie les quitta après le repas, salua en, l’embrassant, Luce puis se dirigea vers Jean. Ils s’embrassèrent aussi puis sans paroles, leurs regards se croisèrent à nouveau, Ils ne se défièrent plus, seule la complicité établie entre eux pendant le deuxième lavement, persista et augura mystérieusement des lendemains.

Jean, épuisé par cette rude journée, s’en fut au lit de bonne heure et de ce fait s’éveilla tôt. Il repassa dans sa tête le film de la veille avec une grande sérénité dont résultait une dominante de bonheur. Même l’évocation des moments les plus durs lui était agréable. L’ascendant incontestable de Luce s’était affirmé en lui et c’est avec une pointe d’émotion qu’il se revit sur ses genoux en position d’extrême soumission ; Il n’en perçut plus le côté humiliant, pas plus que d’avoir été sous la férule de Sylvie dont l’énigmatique regard le troublait encore. Soudain il se souvint que Luce lui avait annoncé qu’elle lui donnerait ce matin même un troisième lavement. Il se prit à savourer cette attente sans trop vouloir se l’avouer. Peu lui importait que ce lavement soit aussi douloureux que les autres, pourvu qu’il soit à nouveau en contact avec elle, ou avec elles mais spécialement avec Luce dont il avait besoin du pouvoir dominateur sur lui pour mieux préserver l’image de Sylvie à laquelle il prêtait puissance et beauté féminine.

Luce fut exacte au rendez vous. Elle portait le même bock que la veille, plein à raz bord et dont la canule avait été remplacée par une longue sonde anale en caoutchouc rouge. Elle disposa le tout sur une sellette de même nature que celle de la veille dont il n’avait jamais remarqué la présence dans sa chambre.

Luce l’embrassa sur le front, et ils échangèrent quelques paroles banales mais réconfortantes pour Jean.

Il se sentait de nouveau envahi par le charme irrésistible de sa tante et son corps nu sous les draps frétilla d’aise. Des frissons incontrôlables le prirent quand elle entreprit lentement de le découvrir et lorsque il se trouva entièrement nu devant elle, son sexe grossit à vue d’œil et se campa fièrement dans le décors.

Luce le remarqua aussitôt et se remémora la découverte de la veille où son petit Jeannot lui était apparu en homme ; Elle aurait voulu, la veille, le sortir discrètement de son embarras en raison de la présence de Sylvie mais là, rien ne s’opposait à ce qu’elle traitât la chose concrètement, selon son esprit logique.

Jean n’osait y toucher et même feignait de ne pas le voir. Peu importait, il grossissait tout seul et montait à la verticale par d’amusants petits à coups.

Luce finit par le prendre dans une de ses mains et il y termina sa croissance.

- « Vois tu mon petit jeannot on ne vous voit pas grandir. Te voilà bien équipé maintenant... »

Puis son esprit logique prit le dessus sur son évocation.

- « C’est tout à fait ce qu’il me faut pour dégourdir cette pauvre Sylvie qui est encore pucelle. Mon petit Jeannot, tu arrives à temps... »

- « Mais Tatie je ne sais pas si je saurais...moi aussi je suis puceau.. »

- - « Double urgence ! » s’écria triomphalement Luce.

Aussitôt elle se mit à tester le fonctionnement de l’outil de ce futur double dépucelage jusqu’à une puissante éjaculation que Jean ne chercha pas à retenir.

Il n’en fut pas quitte du lavement pour autant. Luce le fit mettre sur le côté gauche, la jambe gauche étirée et la droite repliée. Avec la même aisance que la veille elle entreprit de lui mettre la sonde en place en la faisant progresser par petites longueurs.

Jean t prit un plaisir immense et quand le lavement dévala en lui, il en engloutit les deux litres avec une féroce avidité.

Quand Luce retira la sonde, elle le fit lentement sachant tout les délices que pouvait en ressentir Jean pendant le glissement du caoutchouc sur son anus.

Jean libéré de la sonde, elle replia son attirail et repartit en lui disant qu’il garde le lavement jusqu’à ce qu’il éprouve le besoin ou l’envie de le rejeter.

Justement, ni l’envie ni le besoin ne se manifestaient. Au contraire il trouvait agréable et intime la chaude présence en lui de ce lavement qui, comme les deux de la veille, .résultait de la volonté de Luce et de Sylvie aux quelles il lui plaisait de s’être donné. Par la rétention il les avait en lui. Il se plut de tâter et de caresser son ventre gros, comme celui d’une femme grosse d’avoir été aimée.

Il pensa à Sylvie qu’il allait faire femme et lui, Homme en même temps. Mais aussi il chérit Luce et voulait rester près d’elle, son petit Jeannot, recevoir d’autres lavements, s’offrir à elle. La constipation avait par là un bon côté. Il souhait n’en être point guéri et espérait rechuter sous peu.

Homme il allait devenir mais il lui plairait de remonter dans le Bus N 19, en prenant soin de ne jamais aller jusqu’à son terminus.

Florence - Chapitre 9

J’AI HORREUR DES LAVEMENTS, ET POURTANT...

© Florence 2002 - flo.kls@free.fr

Lettre d’un clystérophobe à Florence.

Texte rédigé par Florence, inspiré par les confidences de Franki. et publié à sa demande.

Tout soumis inconditionnel que je sois à mon dominateur et malgré ma grande docilité et l’acceptation tacite des durs traitements qu’il me fait subir, je n’arrive pas à intégrer les lavements dans ma totale soumission.

J’en ai une phobie maladive et je les mets au rang de sévices insupportables, les seuls que je ressente ainsi. De lavement, il ne m’a jamais fait grâce d’aucun et les a tous menés à leur terme . Malgré mes cris, mes ruades, mes supplications et mes vaines dérobades. Pourquoi suis-je ainsi ? alors que dans tous les récits de cette rubrique, aucun et aucune ne se plaint d’en ’avoir reçus. Bien au contraire, ils semblent s’en délecter. Pourtant ils ne sont pas tous des soumis par nature.

C’est peut être parce que mon dominateur est un homme d’âge mûr et que je suis du même sexe ? Il s’appelle Jean-Paul et moi, Frank. Il exerce sur moi un ascendant irrésistible qui me fait accepter les tourments et les humiliations qu’il m’inflige, comme une grâce qu’il m’accorde. Pour aussi détestables que soient ses lavements, je revient toujours vers lui comme en manque de son autorité, sachant très bien que je n’échapperai que rarement à l’administration sévères de ses clystères précis et savamment ciblés.

Je n’en ai jamais reçus que de lui. Le premier fut pour moi un vrai supplice dont le cruel souvenir que j’en garde ouvre la liste grise des suivants. Il me les administre lui même, rarement en présence de « voyeurs » dont je redoute le sadisme plus que leur présence. Notamment pour ce qui est d’un couple de ses amis. Près de lui, je suis handicapé par l’angoisse de la crainte d’un lavement dont l’éventualité est toujours latente. Elle devient oppressante à mesure que mes craintes se confirment, paralysante dès que j’en ai la certitude et je tremble de tous mes membres dès que j’en perçois les préparatifs.

Ces préparatifs commencent généralement par l’ouverture d’un rideau qui fait découvrir au fond de son salon, une partie dont le sol est recouvert d’un carrelage d’un jaune tendre. Dans le fond de cette pièce à usage spécialisé, on découvre deux cuvettes de WC placées côte à côte. Une douche sans cuvette dont la grille d’évacuation se trouve au raz du sol, complète cet équipement sanitaire. Sur le mur faïencé d’un vert aussi tendre que le jaune du sol, sont disposés ça et là quelques anneaux dont à mes dépens, j’ai pu connaître l’usage. Au centre se trouve une forte table assez basse et à proximité d’elle, un meuble mobile, en verre au dessus libre et dont à l’intérieur on devine par transparence tout une panoplie de redoutables clystères. On remarque aussi la présence d’un meuble de même nature que le précédent mais haut et étroit et comportant des étagères sur plusieurs niveaux. Le tout baigne dans une lumière tamisée à plusieurs tons multicolores à dominante de rouge.

Cet ensemble est loin d’être lugubre. Il est surtout fonctionnel. Pourtant, je le visualise comme l’antre d’une sorcière. Ce qui m’agresse au premier abord c’est la présence à la vue de chacun des deux cuvettes de WC. J’ai été toujours très pudique et c’est pourtant là que je dois rendre les lavements, dans les meilleurs des cas, quand je ne l’ai pas lâché avant d’y arriver. En aucun cas, dans cette phase finale du lavement je ne peux échapper aux regards du Maître ou des éventuels et, heureusement rares voyeurs qui se délectent de mon humiliation.

La ‘sorcière’ qui hante l’antre de mes tourments ne tarde pas à surgir réellement sur scène comme quand fantastiquement elle apparaît dans mes rêves et mes cauchemars. Il s’agit d’une femme âgée nommée Rosa. Elle est laide boulotte et physiquement forte. Je n’ai jamais su quel rôle elle jouait dans la maison du maître. Elle entre porteuse d’un vaste récipient en verre blanc muni d’un bec verseur et plein du liquide fumant du ou des lavements, car il n’est jamais exclu que n’en reçoive plusieurs dans la même séance.

Déjà, à la couleur et à l’odeur de ce liquide j’essaie d’en juger la teneur en tel ou tel autre produit doux ou agressif. Elle pose ce récipient sur le meuble près de la table et commence à retirer de son intérieur les clystères et autres accessoires dont l’inventaire est loin de me rassurer. Je l’observe attentivement pour avoir une idée de ce qui m’attend. La fois dernière je la vis remplir à raz bords un bock dont je sais que sa contenance normale est de deux litres mais que, plein à raz comme il était, il les dépasse largement. Elle positionna précautionneusement le bock sur la plus haute étagère du meuble étroit, en lova le tuyau et lui emmancha solidement une forte canule dont l’effet sodomisant n’a rien à envier au puissant phallus du Maître quand il lui plaît de m’en faire la faveur. Il arrive qu’elle ajoute à ces préparatifs une ou plusieurs poires de différents volumes qu’elle remplit avec la même conscience, avant de les poser droites et alignées comme un rang de fusées prêtes à la mise à feu. Ce luxe de préparatifs et d’étalage n’augure rien de bon pour moi. J’en ai déjà mal au ventre et suis assailli de frissons qui parcourent furtivement mon corps au mépris de mon esprit qui tente de me conditionner à une docile endurance.

La ‘sorcière’ repart aussi anonymement qu’elle est venue, sans le moindre regard pour moi dont elle sait pourtant tout ce que je vais devoir endurer pour absorber son indigeste breuvage.

Je sais qu’elle va ensuite rester derrière la porte qu’elle aura laissée légèrement entrouverte. Pendant mon plantureux festin elle ne perdra rien de mes profondes manifestations, au niveau sonore desquelles elle jugera avec satisfaction de la bonne efficacité de son amère potion.

Elle n’intervient jamais pendant les séances de domination que m’applique le Maître, sauf ci celui-ci l’appelle à son aide. Cela se produit par exemple quand le lavement ne descend que très lentement du bock pour des raisons d’obstruction de mon circuit intestinal. Il l’appelle et elle accourt aussitôt pour surélever le réservoir au bout de ses longs bras tendus. Je sens alors une forte pression à l’endroit du blocage puis un déferlement torrentiel quand saute le bouchon.

Rosa semble agir dans le plus grand détachement. En réalité elle jouit intensément d’avoir en même temps que le son amplifié de mes lamentations, l’image de mes crispations, de mes ruades et de mes raidissements convulsifs qui témoignent des lancinantes morsures de ce lavement rebelle..

Son intervention terminée, elle repose le bock sur la sellette et, à pas lents, repart vers son poste de guet, avec sa fausse indifférence. Moi je reste. Le maître me maintient d’une main et de l’autre cale bien la canule en bonne place. Le lavement lui, continue...

Elle intervient aussi quand le Maître veut m’infliger un "Mastère". C’est de ce substantif pompeux qu’il qualifie l’odieux bock de trois litres, redoutable pièce maîtresse de sa panoplie.

C’est l’année dernière qu’un jour de déveine pour moi il acheta dans une brocante cette antiquité en tôle émaillée, dite de « collection » et dont il tient à réhabiliter l’usage comme clystère majeur. Hélas, il me fait participer à ces reconstitutions historiques dont je suis loin d’apprécier « l’impact » culturel.

Que ma bonne étoile point ne l’éclaire Et ne lui fasse découvrir chez un antiquaire Ces pièces de médecine héréditaire Que constituent ces clystères d’apothicaires. Ces longs cylindres d’étain pur A la grosse canule de bois dur Qui fustige les culs impurs.

Je le vois lui, en disciple d’Esculape En noire robe et chapeau pointu tenant en main cette arme de frappe, à une fusée toute semblable, armée, membrée, de son obus.

La scène devient noire et lugubre.

Nous sommes dans uns cave obscure. Je suis arc-bouté contre un vieux tonneau, la sorcière nous éclaire d’un piètre flambeau. Elle relève ma chemise et éclaire ma posture, mes fesses cuisent près de la brûlante torche. Le clystère vers elles avance sa pointe, Cherche mon trou sous ma chemise en porche, me transperce et m’ondoie de ferme force.

Je crie et me réveille en sursaut. Ce n’était qu’un mauvais rêve, mais ces images restent et m’obsèdent.

Heureusement, de Mastère il ne fait qu’exceptionnellement usage.

Quand cela se produit, au delà des deux litres habituels, mes coliques deviennent insupportables. Je crie et même hurle de douleur. Ce sont les seules fois ou je suis tenté de m’enfuir de la table pour me précipiter aux toilettes dont l’ouverture béante, loin de symboliser pour moi l’humiliation, est mon refuge salvateur. C’est là, qu’à l’appel du Maître, que Rosa surgit, fonce sur moi et me maîtrise de sa force herculéenne et de sa corpulence tentaculaire. Curieusement, son intervention m’est d’un grand secours car, en m’en privant, elle me soulage de c’est irrésistible envie de retraite précipitée. Il ne me reste plus qu’à subir le cruel « Mastère » jusqu’à sa dernière rincée d’un violent déluge.

Le rideau étant ouvert sur une scène dont je vais être le personnage central et dont j’imagine le sombre scénario, je reste prostré, osant à peine observer le décors, pendant que le Maître se tient debout à quelques mètres de moi. Plus je me rapetisse dans ma prostration, plus il me paraît grand et dominant. Il est souvent vêtu d’un élégant survêtement blanc sous lequel je le sais nu, ce qui facilite parfois ses intentions premières précédent le lavement qui m’attend quoi qu’il en soit.

Il tient toujours dans sa main gauche une fine badine dont il tapote sa main droite. Je suis toujours très impressionné par cette attitude qui me rend inconditionnellement dépendant de lui.

Cette dernière fois j’avais vu la grosse canule prolonger le bock. Ce n’est pas une certitude mais c’est seulement quand ce majestueux objet me nargue, que le Maître à décidé de me sodomiser avant le lavement. La raison en est mécanique, c’est parce que après une sodomie, l’anus du sujet, quel qu’il soit, reste trop dilaté pour recevoir des canules ou des sondes étroites qu’il ne pourra serrer efficacement.

Il ne dit rien mais me dirige à l’aide de sa badine comme le ferait un marionnettiste. Je sais ainsi si je dois m’agenouiller devant lui, faire jaillir son sexe et dans ma bouche l’engloutir entièrement. Dans le même langage du geste, je saurai si je dois interrompre cette fellation dont il exige qu’elle soit de la plus fine qualité, avant qu’il n’éjacule au fond de ma gorge ou si je dois me retourner et lui m’offrir en levrette à un énergique sodomie.

D’ordinaire je prends plaisir à ce genre de contact mais là, la hantise du lavement que je sais devoir recevoir sans rémission, m’interdit toute jouissance pendant cet acte que ma bisexualité m’autorise et dont en toute autre circonstances je tire le plus grand profit. Surtout si avant il m’a savamment rougi les fesses et artistiquement zébré les cuisses et le dos. Il sait que c’est après ces ‘faveurs’ que je suis le plus voluptueusement réceptif à la sodomie. Mais, revenant au cas présent, je souhaite seulement qu’il fasse durer son seul plaisir qui est mon dernier répit avant de franchir le seuil du « non retour ». Quand sur mon anus écartelé je perçois les battements de son éjaculation, c’est pour moi comme si ce lourd battant qui est en moi sonnait la fin de ma quiétude.

C’est encore par un mouvement précis de sa baguette que la non rémission du lavement m’est signifiée. Mon émotion est alors à son comble et je lui adresse d’inutiles regards suppliants auxquels il répond en pliant en arc de cercle la badine et en la faisant siffler dans l’air . A ce signal cinglant, je dois me mettre entièrement nu. Cette nudité accentue ma soumission et offre à son stick une cible tendre et fragile qu’il ne manque pas de cribler si mon comportement pendant la prise du lavement lui déplaît. Punition vraiment inutile car je crains beaucoup plus les morsures des lavements que celle des badines, cravaches, martinet, divers fouets et autres ‘douceurs’ de ce genre.

Je me dirige comme un condamné vers la ‘grotte maudite’ . Je jette en passant un regard malheureux sur les équipements qui m’attendent dans une ironique suffisance. Je prends place, résigné, sur la table de pénitence où Il me guide pour que j’adopte la position qui ce jour là lui agrée et dont je sais pour chacune le genre de désagrément qui fait sa particularité.

Une fois bien en place, le cœur battant, j’attends la pénétration, dernière phase avant le fatidique et douloureux ondoiement.

Curieusement, sous l’emprise de l’émotion, se sens mes testicules vibrer et se resserrer, j’entre en faible érection et ne peux contrôler une modeste éjaculation que le Maître feint de ne pas remarquer, ce dont je lui sais gré. Cette éjaculation ne me procure aucun plaisir et se produit dès que la canule ou la sonde m’investit et s’enfonce en moi. Je sais que c’est là l’acte dernier. Ce forage annonce l’orage. Il peut se déclencher d’un moment à l’autre et, dans un silence angoissant qu’il sait subtilement faire durer, fébrilement j’en attends les premières rincées.

Il ne m’avertit jamais quand il ouvre le robinet du bock ou quand il compresse la poire ou encore enfonce le piston de la seringue, mais je perçois immédiatement l’écoulement exécutoire. C’est chaud ça fuse et se répand comme une source naissante qui va rapidement grossir en un ruisseau impétueux qui va fougueusement creuser son lit dans mon ventre et, sans pitié l’endolorir . S’il utilise une canule courte, dès les premières sensations je me raidis, serre très fort et joue des muscles de mon bas ventre pour aider le liquide à trouver son chemin remontant. Puis j’essaie de me décontracter pour la suite. S’il utilise une sonde profonde la sensation de rejet n’est pas immédiate et je peux passer directement à la phase de décontraction. En aucun cas il ne m’aidera à supporter le traitement qu’il m’inflige stoïquement. Il restera sourd à mes plaintes, mes gémissements, mes cris, mes pleurs, et mes supplications d’arrêter, de m’accorder une pose ou de réduire le débit du lavement

Résultat du stress des préparatifs, je tombe d’un coup dans une profonde tristesse, celle ou je me sens vaincu après un combat contre moi-même, contre mes craintes, mes espoirs de grâce déçus, ma fragilité et mon impuissance à réagir. Il arrive, qu’à bout de nerfs ceux-ci cèdent et que je fonde en larmes, dans un total abandon.

Pendant ce temps, le lavement poursuit son cours sans tenir compte de mon état moral. Je dois rapidement reprendre mes esprits et gérer physiquement la situation. Je suis assailli par les petits tiraillements qui sont habituellement l’annonce d’un besoin naturel qu’il m’est interdit de satisfaire. Rapidement ils s’amplifient en flèche et se transforment en vives coliques dont je dois combattre la violence. Le lavement continue à m’investir, je produis des efforts inouïs pour contenir ce que j’ai déjà pris et la notion de ce qui me reste à prendre m’épouvante. Je commence à me tortiller nerveusement et à geindre péniblement par intermittence. Puis mes gémissements se rapprochent et se font plus rauques dans des halètements qui traduisent les cruelles poussées erratiques que m’inflige le lavement. J’en viens à crier ma douleur, à supplier et à implorer la clémence du Maître.

Il ne tient aucun compte de mon état. Il ne saurait le faire car dans son élément dominateur c’est le but qu’il recherche et il est implicite que dans ma nature de soumis je doive endurer sa fermeté. Tout attendrissement de sa part engendrerait une forme de faiblesse et ce n’est pas ce qu’un soumis peut attendre de son dominateur. Loin de me consoler ou de m’aider, il me rudoie s’il considère que je me plains trop tôt, me menace de punitions dont la plus cruelle consiste à m’infliger un supplément au volume initial du lavement. S’il utilise un bock, d’une main il me maintient la canule bien en place et suit mes contorsions. S’il se sert d’une poire ou d’une seringue, après chacune, quand il la retire vide, je suis dans l’angoissante espérance souvent déçue que celle là soit la dernière.

Je déteste les poires et les seringues. Entre chacune il me faut serrer les fesses pendant leur remplissage, comme en rétention. Puis de nouveau je dois écarter les cuisses me présenter pour recevoir la suivante, ce qui fait perdre le contrôle de la rétention. Il s’en suit une nouvelle pénétration que je doit prendre en serrant au maximum pour ne rien lâcher de ce que je contiens péniblement. Puis, suit une nouvelle injection toujours plus douloureuse que la précédente. Elle me fait perdre mon souffle dans un long cri qui déchire sinistrement l’espace de la pièce.

Cet enchaînement et cette escalade peuvent se répéter de quatre à cinq fois pour un lavement ordinaire. Le pire est quand, entre chacune de ces poires, vraiment d’angoisse , il y a aussi changement de position, et pour certains, mais ce ne fut jamais le cas pour moi, changement de donneur.

Avec un bock je bénéficie parfois d’une réduction du débit due à la baisse de son niveau pendant son écoulement, entraînant ainsi une diminution de la pression du lavement. Avec une poire on ne peut compter sur ce soulagement car si ça force un peu, le Maître n’en compresse que plus fortement le ballon.

La rétention qu’il m’impose après, est aussi douloureuse que le lavement lui-même. Les poussées sont aussi violentes. De tenir dans ces conditions un lavement abondant, est un véritable supplice que j’endure dans la forte sollicitation de mes contractions et dans la panique de ne pouvoir arriver à en maîtriser l’effet mordant.

La délivrance est le seul plaisir que puisse me procurer un lavement. C’est pour moi malgré mon humiliante position, un immense soulagement et aussi une fierté d’avoir pu tenir et prendre jusqu’au bout ce qu’il lui a plu de me donner. C’est certainement la raison pour laquelle, dans une étouffante appréhension, je réponds toujours à son appel.

Je ne sais chère Florence si mon cas mérite ton attention et s’il n’est pas trop audacieux de ma part de vouloir introduire ma lettre dans tes textes. J’ai besoin de savoir si je pourrai un jour guérir de cette phobie maladive et, en matière de lavements, servir mon maître autrement que par la stricte obligation d’obéissance, comme le font les personnages de tes récits.

Ils ont tous eu à faire à une Maîtresse, moi j’ai un Maître. Les maîtresses sont-elles plus douces que les Maîtres ?...

J’ai voulu me livrer à plusieurs expériences et en suis venu à administrer moi-même des lavements à des sujets de mon entourage. Ils se sont tous comportés comme vous le faites vous-mêmes en y prenant un réel plaisir, pourtant, je ne crois pas opérer différemment que Jean-Paul. Je Le l’ai chaque fois avoué à mon Maître. Il ne me l’interdit pas mais en profite pour justifier l’application d’un «Mastère » qu’il prétend devoir m’infliger par punition de principe pour ces incartades. En réalité, il adore m’imposer des « Mastères ». En temps normal, il espace très raisonnablement cette dure discipline. Là, il ne s’en prive pas, ce qui nourrit aussi la sourde satisfaction de Rosa.

Curieusement, ces punitions me confortent dans ces infidélités par le seul fait que j’en paie chèrement le prix fort

Devrais-je m’offrir à d’autres donneurs ou donneuses pour faire la différence ? Je n’ose m’y résoudre, pour lui rester fidèle malgré tout et honorer près de lui mon rôle de receveur soumis devant lequel je ne me suis jamais dérobé .

Amis clystérophiles aidez de vos conseils et votre soutien le piteux clystérophobe que je suis, à pouvoir se soumettre aux clystères avec autant de docilité que j’en montre pour toutes les autres pratiques SM. Je sais que lui aussi aimerait me voir aborder les lavements dans un joyeux consentement plutôt qu’avec une triste résignation.